Marsupilami T26 - "Santa Calamidad" - Par Batem & Stephan Colman - Marsu Productions

17 février 2013 4 commentaires
  • Premier album depuis le succès de l'adaptation cinématographique d'Alain Chabat, le marsupial de Franquin revient dans une aventure qui nous emmène dans le passé. Direction le XVIe siècle et la découverte de la Palombie par les conquistadores espagnols.

À la suite d’une faille spatio-temporelle, Marsu et son ami Hector sont envoyés en 1575, et se retrouvent dans une caravelle espagnole échouée sur un banc de sable au plus profond de la jungle palombienne. Les tensions régionalistes de l’équipage sont canalisées par l’autorité du capitaine Gazpacho, qui refuse de retourner en Europe sans un trésor à digne de son roi. Les espagnols capturent Ptih’Bonbec, une princesse Zygomaltèque, en espérant qu’elle accepte de leur livrer le secret des richesses de Palombie. Heureusement, le Marsu, Hector et les petits marsupilamis veillent au grain !

Marsupilami T26 - "Santa Calamidad" - Par Batem & Stephan Colman - Marsu Productions

Maintenant qu’on a décrit l’histoire, il y a deux manières d’appréhender cet album.

La première : j’ai 10 ans, je lis ma BD en prenant mon goûter. Désormais mon album est enrichi de miettes de pain entre les pages et de confiture sur la quatrième de couverture...et là, les aventures d’Hector et du Marsu sont "juste trop géniales".

La deuxième : j’ai plus de 15 ans et ça s’annonce mal...MAIS, mais, ne partez pas si vite !

Stephan Colman réussit ici un magnifique scénario, facile d’accès, néanmoins riche, tout en distillant des petites perles de second degré au niveau des dialogues. Beaucoup font sourire, certaines sont franchement drôles. Pas à toutes les pages non plus, mais suffisamment présent pour qu’on passe, nous adultes un peu attardés adeptes de "P’tits Mickey", un très bon moment.

Batem au dessin fait un boulot fantastique. Il faut dire que c’est André Franquin lui-même qui l’a choisi en 1987 pour l’assister à la réalisation graphique des premiers albums du Marsupilami. D’entrée, ça se pose là comme référence. Mais l’intelligence vient du fait que le dessin très référencé est clairement modernisé et adapté au jeune public à qui il est destiné.

Au Tome 26 des aventures du Marsu, 15 ans après le début de la collection, on pourrait penser très facilement qu’à force de tirer sur l’élastique, celui-ci va finir par lâcher. "Santa Calamidad", à ma très grande surprise, vainc notre scepticisme et prouve très largement le contraire.

(par Gallien Chanalet-Quercy)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
4 Messages :
  • le marsupial de Franquin revient dans une aventure

    Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le Marsupilami n’est pas du tout un marsupial. Déjà, il est ovipare, ce qui est incompatible, de plus la femelle marsupiale possède une poche abdominale dans laquelle elle porte son petit après sa naissance, ce qui n’est pas le cas de la Marsupilamie.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Matthieu V le 17 février 2013 à  22:46 :

      C’est donc, à l’instar de l’Ornithorynque, un monotrème... Le Monotrupilami par contre est un marsupial 8-)

      Répondre à ce message

      • Répondu le 19 février 2013 à  00:05 :

        Le marsu est un monotrème, certes. Mais pourquoi, alors qu’il vient d’un œuf, a-t-il un nombril ?

        Répondre à ce message

        • Répondu par Matthieu V le 19 février 2013 à  11:24 :

          Bonne question. Un embryon dans un oeuf est quand même entouré d’un chorion à vasculature complexe qui échange CO2 avec de l’oxygène de l’air. Il est de plus en contact via un système vasculaire complexe avec le jaune de l’oeuf qui lui fournit une nourriture riche et constante nécessaire à son developpement. Le nombril du Marsupilami n’est peut-etre qu’une cicatrice -un reste- de ce chorion.

          Répondre à ce message