Marsupilami, t.20 : Viva Palombia ! par Batem et Colman, Marsu Productions

4 juillet 2007 0 commentaire
  • C'est l'équinoxe de printemps en Palombie et dans la grande forêt règne un sentiment d'euphorie qui touchera même le marsupilami.

Vingtième album du marsupilami dessiné par Batem, vingtième album d’une série série qui alterne le meilleur et le moins bon. Le marsupilami, créé par Franquin faut-il le rappeler, est un petit animal éminemment sympathique mais extraordinairement difficile à mettre en scène car il ne parle pas. A chaque fois que son biotope est menacé, ou lorsque des intrus sèment la pagaille, il interviendra et tentera de rétablir l’équilibre initial. Animal remarquablement intégré dans la forêt, il peut y laisser libre cours à sa fantaisie et ne se préoccuper que de l’éducation de sa progéniture.

Batem assure depuis vingt ans le graphisme de la séie. Dans un style très proche du modèle du maître de Marcinelle, il a néanmoins réussi à imprimer sa marque à l’univers du marsupilami. Il a créé un univers environnant l’animal mythique très séduisant, allant de la tribu d’indiens pas très futés à un bestiaire des plus fantaisistes.

Le scénario a été confié au fil des ans à des scénaristes aguerris tels Greg , Yann, Fauche ou Dugomier avec plus ou moins de bonheur. depuis l’épisode précédent, Magie blanche, les histoires naissent de l’imagination de Stephan Colman. Cet auteur est d’abord connu comme le créateur graphique de Billy The Cat sur des textes de Stephen Desberg. Ayant abandonné il y a quelques années le dessin de cette série, il s’est vu confié par Batem le soin de raconter les aventures du marsupilami. Et c’est probablement ce qui pouvait arriver de mieux au petit animal, Colman étant un digne héritier de Franquin ( il lui a rendu hommage de nombreuses fois dans les pages de Billy The Cat). Sur les traces de son maître, il accorde une place importante aux personnages, il développe un sens de l’humour bon enfant, familial comme le faisait Franquin à ses débuts. Il a surtout pris l’intelligente option de recadrer le marsupilami dans son environnement, la forêt amazonienne. Cette dernière devenant d’ailleurs l’égale d’un personnage. Il n’hésite pas non plus à enrichir la mythologie du marsupilami en dévoilant ses lointaines origines.

Remarquons enfin que ce vingtième épisode est publié en partenariat avec le WWF sur du papier écologique. D’autres actions destinées à lutter contre la déforestation de la forêt amazonienne sont d’ores et déjà programmées.

Le marsupilami reste une valeur sûre de la bande dessinée grand public. Après quelques épisodes moins captivants, la série retrouve une seconde jeunesse avec l’arrivée de Colman au scénario, le dessin de Batem faisant montre d’une vigueur intacte.

retrouvez Batem dans l’entretien qu’il nous a accordé http://www.actuabd.com/spip.php?article5384

(par Erik Kempinaire)

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