Mayam - T3 : Les Ruines de Dieu - par Desberg, Koller & Smulkowski - Dargaud

26 février 2006 0 commentaire
  • "Les Ruines de Dieu" boucle le premier cycle d'une série mêlant fantastique, aventure et satire religieuse.

L’appât du gain masque la réalité des dangers. Le terrien June Lenny, en poste sur la planète Tyr Mayam, le sait bien : s’il veut devenir riche, il lui faut braver les interdits et mettre la main sur "les larmes divines" du Dieu Eïam. Mais la route de la fortune est longue et semée d’embûches : Lenny n’est pas seul à vouloir s’approprier l’étrange trésor. Sur son chemin, il va devoir affronter le redoutable "ambassadeur" mais surtout la sculpturale et diabolique Sebshem Antal Nya. En d’autres termes, les deux plus dangereux tueurs de la galaxie sont à ses trousses...

Stephen Desberg nous façonne ici un héros cynique, passionné par l’argent et les femmes. June Lenny a décidé de faire fortune coûte que coûte sur cette planète déchirée par les multiples religions aussi étranges qu’extrémistes qui la dominent. À la différence de ce qu’il a fait sur les deux précédents tomes, le scénariste délaisse la description de ces sectes au profit de la quête des larmes du Dieu Eïam.

En fait, il s’agit plus d’une chasse au trésor que d’une quête spirituelle. Une chasse dans laquelle un des prédateurs est incarnée par la très sexy et envoutante créature Antal Nya. Celle-ci utilise son corps "comme n’importe quelle arme" et donc n’hésite pas "à affaiblir sa victime avant de la supprimer" ! Gisey, Neptri et Evesha, les "disciples" de June Lenny, sont délicieusement subjugués par leur "Seigneur" et ils apportent, aidés par les dialogues, une touche de second degré et d’humour, toujours appréciable dans ce type de récit.

Quant à Daniel Koller, il invente, avec un trait élégant et léger, un univers extraordinaire composé de déserts, de vallées, de rochers vertigineux et de ruines gothiques. Ses décors sont rehaussés par les couleurs bleutées et rougeâtres de Scarlett Smulkowski qui crée ainsi une atmosphère "martienne" très acidulée.

En deux cases (les dernières), les auteurs nous mettent l’eau à la bouche pour le prochain cycle. Affaire à suivre.

(par Laurent Boileau)

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