Mertownville - T.1 : Lydia - par Falardeau - Paquet

15 août 2005 0 commentaire
  • Du Canada nous arrive une nouvelle héroïne: Lydia Koppola. Jeune fille de 18 ans, elle entre à l'université de Mertownville en section arts/justice, deux disciplines a priori incompatibles. Comment a-t-elle fait pour en arriver là et que lui réservent ses futures études?

Pierre Paquet continue l’internationalisation de son catalogue en nous proposant cet album déroutant en provenance du Canada. Sur une trame des plus classiques, à savoir les années universitaires d’une étudiante, l’auteur Michel Falardeau présente un cocktail étonnant entre introspection sentimentale et rites initiatiques. On assiste à l’arrivée sur le campus de Lydia et à ses prises de contact avec ses condisciples. Parallèlement, l’accent est mis sur les lois bizarres qui régissent l’université. En jouant ainsi sur différents tableaux, Falardeau déstabilise le lecteur.

La force incontestable de cet opus est la description des divers personnages. Ils sont tous dotés d’une puissance émotionnelle certaine. Lydia nous confie régulièrement, presque en aparté, ses états d’âme. Son père est lui aussi cerné avec une acuité rare et apparaît non comme un personnage simpliste mais bien comme un être humain avec ses contradictions, ses humeurs et ses rancoeurs.

Le graphisme ose une approche caricaturale pour certaines cases, alliée à un dessin plus violent, plus brut, pour d’autres. Les années que Falardeau a passées dans l’animation lui ont permis d’acquérir un sens de la mise en scène très efficace. Un seul bémol, cependant, la couverture qui n’est pas très accrocheuse.

N’hésitez pas à sortir des sentiers battus, partez à la rencontre de Lydia et vivez avec elle ces étranges années d’apprentissage. Cette trilogie vous réserve son lot de surprises !

(par Erik Kempinaire)

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