Mikros Photonik - L’Ombre et la lumière - Par Jean-Yves Mitton et Reed Man (Couleurs) - Delcourt

27 décembre 2013 0 commentaire
  • Deux séries françaises de super-héros des années 1980 réunissent aujourd'hui leurs personnages pour un épisode exceptionnel haut en couleurs. Mikros et Photonik s'associent pour contrecarrer l'Ombre!

Quelques trente ans plus tard, Jean-Yves Mitton ressuscite deux des super-héros ayant façonné le paysage des comics français aux éditions Lug dans les années 1980. Mikros, qu’il signait avec Marcel Navarro, et Photonik de Ciro Tota retrouvent la lumière tandis leurs personnages éponymes reprennent du service.

Ce projet de rencontre inédite entre les deux héros s’inscrit dans un contexte particulier, celui de la réédition de leurs aventures respectives (Photonik chez Black and White, Mikros chez Delcourt). D’ailleurs, le volume proposé se clôt par une série de dessins spéciaux commandés à des dessinateurs marqués par les exploits de ces personnages.

Mikros Photonik - L'Ombre et la lumière - Par Jean-Yves Mitton et Reed Man (Couleurs) - Delcourt
Mikros et ses amis doivent-ils mettre fin à leur retraite agréable en Provence ?
© Mitton / Reed Man / Delcourt

Les voilà donc sortis de leur retraite à l’occasion de l’inauguration de la Liberty Tower à laquelle ils sont invités. Mike Ross, alias Mikros, et ses compagnons se la coulaient pourtant douce en Provence, ponctuant la pétanque de pastis et réciproquement, quand le bossu Taddeus Tenterhook, connu en tant que Photonik, trainait lui ses guêtres dans Central Park poursuivant les écureuils pour améliorer l’ordinaire...

Une distance critique soulignant ironiquement la logique de la surenchère super-héroïque de l’imagerie américaine sous-tend l’ensemble du volume. Parodie et autodérision assurent la manifestation de ce propos dans une lecture drôle et décalée. On ne fait pas pour autant l’impasse sur les moments de bravoure attendus, bien présents, même si leur traitement demeure toujours en partie comique.

C’est ainsi que s’impose, avec une évidence confondante qui ne manqua pas de rassurer le lecteur français, l’ultime morale du récit : seul le pouvoir du pastaga s’avère absolu. Il est des saveurs qui ne vieillissent pas.

Illustration spéciale par Laurent Lefeuvre
© Lefeuvre / Delcourt

(par Aurélien Pigeat)

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