Mina Loween - T1 : Cœur de goulue - Nori, Lillycat & Lylian - Les Humanoïdes Associés

25 juillet 2006 0 commentaire
  • Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le monde des morts n'est pas plus tranquille que celui des vivants, et Mina, une jeune fille qui n'a pas surmonté la mort de sa mère, va en faire l'expérience.

13 ans, toutes ses dents, et un caractère de cochon. Mina a bien du mal à se faire à la nouvelle vie de son père, qui sort avec une femme, trois ans après la mort de sa mère. L’absence inopinée de Kathy, sa meilleure amie avec qui elle devait passer Halloween, la pousse à rester pour la nuit sur la tombe de sa mère, qu’elle visite souvent. Et soudain, Kathy apparaît, en bien mauvais état, et avec elle un étrange personnage qui capture la jeune fantôme - car Kathy vient depuis peu de rejoindre les goulus, ainsi que se qualifient eux-mêmes les morts - pour ensuite s’en prendre à Mina, qui ne doit son salut qu’à l’apparition d’une épée de feu tout droit sortie de son cœur. Et le monde des morts ouvre ses portes à la jeune vivante dotée de quelques facultés inattendues, qui se retrouve dans un univers bariolé que n’aurait pas renié Tim Burton.

La comparaison avec l’univers du cinéaste est inévitable : la ville des morts rappelle furieusement celle de son Corpse Bride (Noces Funèbres) et l’un des personnages ressemble bien au Oogie Boogie du Nightmare before Christmas (L’Étrange Noël de M. Jack). Le mélange de grotesque et de touchant est aussi présent chez Burton que dans cet album, mais Lillycat, l’illustratrice, utilise une palette de couleurs bien plus éclatantes.

Mina Loween - T1 : Cœur de goulue - Nori, Lillycat & Lylian - Les Humanoïdes Associés

Son travail porte littéralement le scénario de Nori et Lylian. Voilà un dessin qui fait ressentir l’étrangeté des situations, une débauche d’énergie et de vitalité qui emporte Mina - et le lecteur - dans un tourbillon dont ils ne sortiront pas indemne.

Mina Loween, malgré un titre qui sent un peu trop le jeu de mot facile (le prénom entier de la jeune héroïne est en fait « Wilhelmina », ce qui devrait rappeler quelque chose aux amateurs de Bram Stoker), est une série qui démarre sur les chapeaux de roues. Bien que la fin de ce premier volume soit un peu abrupte, l’ambiance de l’album est tellement entraînante que nul ne saurait en tenir rigueur aux auteurs.

Mina réussira-t-elle à tirer Kathy des griffes de son ravisseur ? Reverra-t-elle sa mère au pays des morts ? Les réponses (peut-être) dans le prochain volume.

(par François Peneaud)

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