Minik - Par Hippolyte & Marazano

24 septembre 2008 0 commentaire
  • Le destin tragique d'un groupe d'Indiens inuits amenés de force à New-York. Un traitement scénaristique très classique, mis en image de façon moderniste.

Comme tous les expéditeurs orgueilleux, R.E. Peary, commandant du Hope, tient à rapporter de son voyage dans le grand Nord de quoi épater les New-Yorkais. Dans la soute, un groupe d’Inuits, parqués comme du bétail.

À l’arrivée dans la métropole, l’évènement est au rendez-vous : badauds, presse, scientifiques : tous se prennent d’intérêt pour ces "sauvages" du pays du froid. Le jeune Minik, dont le père succombe à une grippe (eh oui, nous sommes en 1898), est adopté par une famille américaine bourgeoise. Le début de l’entrée dans la civilisation ? Ce serait sans compter sur les découvertes qui attendent le jeune homme.

Très classique et fluide du point de vue narratif, Minik tient son originalité par le dessin très contemporain d’Hippolyte, touche à tout prolifique capable de s’attaquer aux sujets les plus divers (voir son Dracula chez Glénat ou son magnifique Maître de Ballentraë chez Denoël Graphic).

Il a choisi pour cet album de ne pas détailler les visages, mettant en avant la ville et les couleurs choisies avec soin dans une palette volontairement limitée. Certains pourront trouver ces choix gênants, d’autres au contraire vanteront ce refus de l’académisme. Chacun sera touché par le sujet, et le destin du jeune indien, avec un final marquant digne des meilleurs drames.

Minik - Par Hippolyte & Marazano

Sachez qu’un tirage limité (les 2500 premiers exemplaires) contient 16 pages de croquis inédits et présente l’album sous jaquette.

(par David TAUGIS)

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