Mon meilleur ami – Par Gabriel Dumoulin – Ego comme X

14 décembre 2010 6 commentaires
  • Après le {Journal} de [{{Fabrice Neaud}}->9855], [{Welcome to America}->7339] de {{Pierre Druilhe}} ou [l’intégrale de {No mas pulpo}->9648] de {{Joe G. Pinelli}}, Ego comme X poursuit son exploration de la veine autobiographique ou de l’autofiction en BD. {{Gabriel Dumoulin}} ajoute, avec {Mon meilleur ami}, sa pierre à l’édifice.

Gabriel Dumoulin a fait ses premières armes au sein du collectif lyonnais Ambition chocolatée & déconfiture. Sa démarche passant, en guise de petit-déjeuner à sa carrière d’auteur BD, par la voie du fanzinat, avec L’Année de la chèvre, il aboutit à une publication en recueil (Éditions ACD, 2003-2004).

Des maux d’amour…

Dans Mon meilleur ami, sur un mode narratif et une forme assez proches de AEIOU de Jeffrey Brown, au moyen de courtes saynètes, sans toutefois adopter la même radicalité graphique, Gabriel Dumoulin s’est appliqué à nous livrer le récit circonstancié de ses péripéties sentimentales. S’y intègrent les évocations de celles de son entourage amical proche, avec les complications que l’on devine. À rendre chèvre, là aussi, vraisemblablement. Si l’on considère à quel point, par exemple, un Fabrice Neaud n’est pas sorti intact d’un tel exercice, comme on le sait.

Mon meilleur ami – Par Gabriel Dumoulin – Ego comme X
De l’idée de se mettre en scène soi-même et son entourage en BD et de ses limites…
© Gabriel Dumoulin & Ego comme X

Des mots pas dépourvus non plus d’incidences ?

L’auteur s’est en outre appliqué à rehausser le tout de dialogues qui se veulent percutants, voire cherchent parfois à « choquer le bourgeois ». L’appartenance à cette dernière catégorie relevant, paraît-il, d’une question d’état d’esprit, ne s’en indignera réellement que celui qui le voudra bien…

(par Florian Rubis)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

En médaillon : couverture de Mon meilleur ami © 2010 Gabriel Dumoulin & Ego comme X.

Mon meilleur ami – Par Gabriel Dumoulin – 216 pages, 22 euros

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6 Messages :
  • Mon meilleur ami – Par Gabriel Dumoulin – Ego comme X
    14 décembre 2010 09:58, par ego comme x

    Rendez-vous ici pour lire ici 20 pages d’extrait du livre :
    http://ego-comme-x.com/spip.php?article551

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  • Mon meilleur ami – Par Gabriel Dumoulin – Ego comme X
    14 décembre 2010 15:21, par Fred Poullet

    Voici un "article" vraiment vide de toute analyse, quid de l’approche du dessin, de l’écriture, de l’intéret ou ininteret du projet... vraiment à quoi bon écrire si c’est pour faire un compte rendu vide, et aussi peu ressenti, on sent la besogne à abattre, c’est tout. Et je ne cherche pas à défendre ce livre que je n’ai pas lu et dont je ne sais que penser après vous...

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    • Répondu par Big Ben le 14 décembre 2010 à  22:36 :

      Bien d’accord avec vous, c’est exactement ce que j’ai pensé à la lecture de cet article. On note quelques références à Neaud, Jeffrey Brown, mais complètement allusives et anecdotiques, aucun point de vue exprimé, et une grande pauvreté d’expression ("Gabriel Dumoulin s’est appliqué à..." répété deux fois dans un article aussi court, ça se remarque et c’est presque désobligeant pour l’auteur...), et surtout des sous-entendu incompréhensibles et dont on se demande s’ils sont volontaires ou s’ils résultent de simples maladresses, comme par exemple l’expression "dialogues qui se veulent percutants"... La dernière phrase est un charabia qui laisse pantois. On se demande si l’auteur qui a écrit cet article s’est intéressé à ce livre. Moi-même qui ne l’ai pas encore lu, j’ai l’impression d’en savoir déjà plus que lui grâce à la seule fréquentation du site d’ego comme x : je sais par exemple que le livre est FONDÉ sur la retranscription assez fidèle des dialogues d’amis ou de proches, que c’est le principe d’écriture du livre, et non pas un élément supplémentaire qui vienne "réhausser le tout". Enfin, cerise sur le gâteau, les deux paragraphes, respectivement de 6 et 4 lignes font chacun l’objet d’une titre, dont le dernier est inutilement prétentieux : "Des mots pas dépourvus non plus d’incidences ?".
      Je trouve qu’un article aussi indigent est un manque de respect pour le travail de l’auteur, qui, si je me rappelle bien l’interview en lien sur le site d’ego, a consacré 3 ans à la maturation et à la confection de son livre. Un peu de réflexion, d’approfondissement, bref un peu de travail sur l’œuvre (ce qu’on attend d’un critique) aurait été bienvenu, et aurait aussi été une marque de considération du lecteur curieux.
      Au lieu de cela, on a plutôt l’impression d’un article-prétexte, pour assurer le quotat de critique indé du site.

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      • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 14 décembre 2010 à  23:35 :

        Nous venons de lire l’avis de deux lecteurs qui confessent sans honte n’avoir rien lu du livre, qui sur-investissent sur un ouvrage sans doute parce qu’ils se sentent concernés par son thème et qui se trouvent interloqués parce que notre chroniqueur se contente d’un avis distancié.

        Et voici qu’à l’arrivée, on découvre un procès d’intention avec trémolos à propos d’un auteur qui a mis trois ans à produire son ouvrage (le pauvre) et, cerise sur le gâteau, une spéculation proprement scélérate sur un supposé "quota" de chroniques d’éditeurs indépendants à faire figurer sur ActuaBD. Et tout cela sans même avoir lu le bouquin ! Non, mais on rêve !

        Big Ben nous avait habitués à plus de discernement dans Comix Club et surtout à plus d’humour. On se demande pourquoi il n’a pas encore fait une thèse de troisième cycle sur cet album dans les pages de son site.

        Que cette chronique ne soit pas très engagée, c’est bien possible et nous en acceptons la critique. La preuve, en dépit de son caractère impitoyable, nous l’avons publiée.

        Mais il est surprenant qu’un critique bien connu (il se fait que nous savons qui se cache sous le pseudonyme de Big Ben) ignore que la première mission d’un article comme celui-ci est d’abord d’informer le lecteur de l’existence de l’ouvrage. Quant à la critique, elle se développe ou non selon l’envie, la disponibilité ou l’implication du rédacteur bénévole qui en assure l’écriture.

        Dans un site participatif comme celui-ci où vous pouvez lire près de 40 signatures, les contributions sont très disparates. Nous aurions espéré qu’un critique de la qualité de Big Ben se montre un peu moins... cloche ?

        A bon entendeur...

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        • Répondu par Big Ben le 15 décembre 2010 à  09:16 :

          Eh bien, je vois dans votre réponse que vous confirmez en tous points mes propos : mépris de l’auteur ("un auteur qui a mis trois ans à produire son ouvrage (le pauvre)"), mépris de toute critique approfondie considérée d’emblée comme une "thèse de troisième cycle", exigence minimale concernant le contenu des articles sous prétexte de bénévolat, et peu de considération du lecteur, puisque visiblement vous nous reprochez l’audace éhontée d’avoir lu cette chronique sans avoir rien lu du livre ! C’est une drôle de façon d’envisager l’information du lecteur.
          Quant à mon pseudonyme, c’est celui que j’utilise depuis le début en bande dessinée, il ne dissimule donc aucune personne autre que moi-même.

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          • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 15 décembre 2010 à  11:11 :

            C’est une drôle de façon d’envisager l’information du lecteur. Quant à mon pseudonyme, c’est celui que j’utilise depuis le début en bande dessinée, il ne dissimule donc aucune personne autre que moi-même.

            Il n’y a pas l’ombre d’un mépris dans cet article. Le mépris vient de votre façon de chercher à donner des leçons alors que vous êtes le dernier à faire un travail de journaliste conséquent.

            En ce qui nous concerne, nous n’avons pas votre prétention. Nos moyens sont modestes. C’est vous qui êtes méprisant vis à vis d’un travail dont vous venez vous abreuver gratuitement avec beaucoup d’ingratitude. Votre opinion, comme votre pseudonyme, ne représente que vous-même. On arrête d’ailleurs là la discussion.

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