Monologues de Masse

2 octobre 2014 7 commentaires
  • Un nouveau livre de Francis Masse est aussi rare qu'un trèfle à quatre feuilles ou un mouton à cinq pattes. Rare et singulier, le maître revient dans un univers carcéral répétitif et minimaliste. Brillant !

Francis Masse, immense auteur de la bande dessinée alternative des années 1970 et 1980, est plutôt discret. Publiant très peu, rare en interview, absent des festivals et honneurs en tous genres. Mais pas effacé ni disparu, puisque l’Association s’emploie à le ramener dans la lumière des librairies dès que possible. On se souvient d’une belle réédition en 2005 (« On m’appelle l’avalanche »), voici une nouveauté, sobrement intitulée : « Elle ».

Monologues de Masse
Un extrait de "Elle"
© Masse - L’Association
© Trondheim - L’Association

Suivant un principe simple : la répétition infinie d’une situation d’enfermement sur un fauteuil, Masse joue des mots et des images. Ennui, solitude, remords,... On ne sait trop ce qui contraint ce « bonhomme à gros nez » à rester en place.

Désabusés et cyniques, les strips de Masse font mouche. À noter que L’Association réédite dans le même temps « Monolinguistes et Psychanalyse », un classique des débuts de Lewis Trondheim, conçu dans une formule répétitive assez similaire.

(par Morgan Di Salvia)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Elle – Par Francis Masse – L’Association

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Monolinguistes et Psychanalyse – Par Lewis Trondheim – L’Association

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7 Messages :
  • Monologues de Masse
    2 octobre 2014 19:46, par Jfk

    Comprends rien.Trop sybillin.
    Où veut-il/voulez-vous en venir ?

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  • Monologues de Masse
    3 octobre 2014 10:25, par Luc L.

    On notera que ce personnage est très ancien chez Masse, un des plus ancien même, on le découvrait dans une meilleure posture (mais déjà sur un fauteuil, lui servant alors de trône) dans "Le Roi de le Monde", qui paraissait dans "Le Canard Sauvages", revue étrange de l’alors jeune Glénat au début des 70’s.

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  • Monologues de Masse
    3 octobre 2014 20:47

    Bien qu’il en est très inspiré, Francis Masse n’arrive jamais à la hauteur de Copi.

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  • Monologues de Masse
    3 octobre 2014 22:26

    Pour l’un des dessinateurs les plus kafkaïens, l’un des plus élaboré et intriqué dans son trait et dans le propos ce dernier ouvrage semble totalement incongru par rapport à la qualité à laquelle il nous avait habitué. Sybillin ? Régressif plutôt. Il réussi malgré tout à nous montrer une fois encore les travers de notre époque. Mais cette fois-ci le littéraire à fait place à une glose primitive. C’est alarmant, sur l’état du monde et accessoirement sur l’état de la bande dessinée.

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    • Répondu par Jfk le 4 octobre 2014 à  00:04 :

      Pour moi sybillin. Et pourquoi faire des généralités ? La bd actuellement ne se résume quand même pas à ça ? C’est aussi le choix du journaliste de parler de cette bd plutôt qu’une autre. C’est donc lui qu’il faut interroger.
      De toute façon, ce sont les journalistes/critiques qui font la pluie et le beau temps.Nous, créateurs sommes leur faire-valoir.

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      • Répondu le 4 octobre 2014 à  02:27 :

        J’ose des généralités quand l’un des auteurs les plus intransigeants et des plus discrets nous livre une pochade. C’est une première. C’est hermétique -comme beaucoup de ses ouvrages par ailleurs mais là la magie n’opère pas pour moi. Alors que Masse m’a toujours fasciné, la magie de son trait, ses collages créatifs, tout cela a disparu . Vous êtes bien rapide à classifier mes considérations sous le terme de "généralités". N’y a-t-il pas d’ouvragres dictés et soumis dans leurs formes et leur réalisation par les circonstances économiques selon vous ?

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        • Répondu par Real-Life le 5 octobre 2014 à  17:57 :

          Que voulez vous, tout le monde vieillit !

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