Mordillo, l’humanisme muet

1er juillet 2019 2 commentaires
  • Guillermo Mordillo, né le 4 août 1932 à Buenos Aires en Argentine, est décédé ce 29 juin à Palma de Majorque à l’âge de 86 ans. Retour sur le parcours d'un dessinateur talentueux et humaniste.

Le monde du dessin d’humour perd aujourd’hui l’un des maîtres de l’absurde. Débarqué à Paris en 1963, après un passage par Lima et New-York, fuyant la dictature argentine, Mordillo a su développer un style propre, fait d’arrondis et de personnages blancs, contrastant avec des décors colorés et parfois chargés. L’absence d’écriture rend son style universel, lui valant une renommée mondiale !

Mordillo, l'humanisme muet
© Mordillo

Sur le Vieux continent, il va rapidement faire la rencontre de Quino, également argentin. Les deux compères vont d’ailleurs partager le même agent : Quipos à Milan, fondé par le traducteur argentin Marcelo Ravoni (1930-2004), alors basé à Milan.

Cette renommée va se concrétiser dans les années 1970 et 1980, où le dessinateur, avec ses éléphants, ses girafes, ses vaches et autres animaux de son rond bestiaire, va conquérir le monde. C’est essentiellement par le dessin de presse et la caricature qu’il sera connu. En France, il publie au sein des magazines Pif Gadget, Lui, Paris Match ou encore Marie Claire.

Empreint d’humanisme, ses dessins ont embelli le quotidien de nombreux lecteurs avec poésie et humour.

© Mordillo
© Mordillo

Le dessin de presse n’était toutefois pas sa seule activité. Mordillo avait débuté sa carrière en tant que publicitaire avant de se tourner vers l’animation avec la fondation du studio Calas.

Comme dessinateur, il a également publié des albums de bande dessinée, notamment en France, aux éditions Glénat. Parmi ceux-ci, citons Mordillo Football ou Mordillo Golf, mais également Lovestory ou Amore, amore.

© Mordillo

(par Thomas FIGUERES)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
2 Messages :
  • Mordillo, l’humanisme muet
    1er juillet 18:57, par Riton les gamelles

    Bonjour
    Une précision toute décalée (vu le contexte) dans votre écrit nécrologique. Le terme publiciste vient de l’anglais et est mal utilisé dans la description du métier de Mordillo.
    Dans la langue française, un dessinateur en publicité s’appelle un publicitaire, tout simplement. Un publiciste s’occupe de droit public.

    Je me rend bien compte de l’inutilité de ces précisions lors du décès de quelqu’un de vraiment bien, mais j’y tenais.
    Bien à vous.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Thomas FIGUERES le 2 juillet à  08:59 :

      C’est corrigé, merci pour ces précisions.

      Répondre à ce message