Naruzozo l’apprenti nainja T1 : Mission sushi - Par Kato & Kurito - ECDL (Pastiche et Parodie manga)

17 août 2007 0 commentaire
  • Le phénomène {Naruto} semble loin de s'affaiblir. Quoi de plus logique, donc, que la série phare de Masashi Kishimoto attire les pasticheurs, d'autant que cette tradition nous vient du Japon? Reste à déterminer s'il s'agit d'un véritable exercice de qualité ou d'un vulgaire appât destiné à détrousser le porte-monnaie des fans.

Un journaliste se rend dans une pension pour héros gâteux afin d’interviewer le célèbre Naruzozo Shépaki. L’occasion de revenir sur les exploits passés du nainja gaffeur. Le vieillard nous conte donc cette première aventure.

65 ans plus tôt, le vil Bankô envoya son fidèle Zozoba afin de kidnapper le cuistot du village de Shépaoussé no Kuni et de détruire son stock de sushis au pâté. Bankô souhaitait ainsi obtenir le monopole mondial du met en question. Informé de la situation, le conseil des opakés décide d’envoyer une équipe de nainjas afin de délivrer le malheureux cuisinier. Cette équipe issue de l’école du village de la feuille de péku de Koulobaba n’est rien moins composée que de Naruzozo, Saséoké et Sapura, trois apprentis nainjas entraînés par maître Shikaka. De là à dire que le choix n’était pas judicieux, il n’y a qu’un pas que l’on serait tenté de franchir...

Les auteurs de cette parodie ont donc souhaité se lancer dans une histoire purement originale. Que les fans se rassurent, on y retrouve un certain nombre de personnages issus de l’univers de Naruto et le caractère de chacun est globalement respecté et poussé à l’extrême. Les amateurs de clins d’oeil seront également heureux d’apprendre que de nombreux personnages célèbres apparaissent dans les pages de ce manga, tels que Goldorak, le capitaine Haddock, Gollum ou encore Jean-Claude Van Damme. Le scénario fonctionne plutôt bien et saura faire sourire le lecteur grâce à des situations farfelues. Malheureusement, l’ensemble parait parfois un peu confus, notamment à cause de cette prolifération de protagonistes "hors sujet", et les dialogues ne volent pas bien haut. Du point de vue graphique, le trait en "super-deformed" [1] n’est pas désagréable et les personnages caricaturés sont facilement reconnaissables.

Au final, même s’il ne révolutionne pas le genre parodique, ce Naruzozo ne s’apparente pas pour autant à un simple produit opportuniste et aurait pu être une vraie bonne surprise sans ses quelques défauts.

(par Baptiste Gilleron)

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[1style assez dépouillé présentant des personnages à grosse tête et au corps de taille réduite.

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