Negalyod - Par Vincent Perriot - Casterman

4 janvier 2019 1 commentaire
  • Western post-apocalyptique au graphisme flamboyant, le récit de Vincent Perriot fait honneur au genre SF humaniste, tout en restant accessible au grand public.

Seul avec son troupeau de dinosaures, Jarri se balade dans le désert, et cherche l’âme sœur en réseau. Mais le jour où un camion météo décime ses bêtes accidentellement, il fonce en ville pour demander des comptes aux autorités. Là, Jarri se retrouve embringué dans la révolte des rebelles qui sont pourchassés par l’armée. Son combat change alors de cible, et sa science des cordes le rend vite indispensable à ses nouveaux alliés.
Negalyod - Par Vincent Perriot - Casterman
Grande fresque à la lisière du western post-apocalyptique et de la quête chevaleresque, Negalyod offre un grand spectacle en BD. Le travail colossal de Vincent Perriot aligne des planches spectaculaires, quelque part entre le Mézières de Valérian, Giraud/Moebius et la Guerre des étoiles. Si le dessin semble revendiquer ses influences en matière de décors, les personnages en revanche arborent des traits plus modernes, porteurs d’une élégance assez originale. Et l’apport de Florence Breton aux couleurs frise l’excellence.

Au-delà de cette trame finalement assez fédératrice, Negalyod aborde aussi des questions contemporaines : le dérèglement climatique, la démocratie, la préservation de la nature et les relations avec les animaux. Probablement un des aspects les plus convaincants de l’album : faire de créatures préhistoriques des super-compagnons domestiques, à rebours du Jurassic Park de Spielberg.

Si le propos aurait peut-être gagné à plus de concision et la trame sentimentale à davantage de flamme, ce one-shot flamboyant mérite sa place sur le haut du panier... et dans la besace de projets cinéma de Luc Besson.

(par David TAUGIS)

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1 Message :
  • Negalyod - Par Vincent Perriot - Casterman
    4 janvier 12:28, par Gonzalo I.

    L’influence de Moebius est indéniable. C’est un très bel hommage de la part de Vincent Perriot.
    De loin on croirait vraiment être de retour dans l’univers du Maître.
    Mais quand on s’approche on voit que le trait est beaucoup plus relâché, spontané, particulièrement dans les visages et les postures des personnages. On reconnait le style de Vincent Perriot autant dans l’encrage que dans le dessin.
    Il a réussi à faire un hommage tout en gardant sa personnalité.
    Par contre je ne vois vraiment pas en quoi les personnages sont plus modernes que ceux de Giraud-Moebius.

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