Nico – T1 : « Atomium-Express » - Par Berthet & Duval - Dargaud

15 mars 2010 4 commentaires
  • Après avoir réalisé un {XIII Mystery}, {{Philippe Berthet}} revient en force avec {Nico}, une uchronie mâtinée d’espionnage et de science-fiction scénarisée avec talent par {{Fred Duval}}. Les auteurs répondent à une question simple : Que se serait-il passé si une soucoupe volante s’était réellement écrasée à Roswell, au Nouveau-Mexique en 1947 et que les américains en avaient percé les secrets, maîtrisant la technologie extra-terrestre? {Atomium-Express} répond à cette question, et c'est une réussite !

1947. Deux soucoupes volantes s’écrasent sur la terre. La première percute la Sibérie orientale. La seconde s’écrase dans la région de Roswell au Nouveau-Mexique, quatre enfants assistant au crash. L’engin écrasé sur le sol américain est en bon état. Le gouvernement ordonne qu’il soit acheminé dans un site ultra-secret pour en étudier les technologies. Le Président des États-Unis décide de ne rien cacher à la presse. Après avoir pris cette décision, le Président Truman convoque le Capitaine Moog, le père adoptif de Nico, l’une des enfants présents à Roswell, pour lui demander d’intégrer la CIA, l’agence de renseignement qu’il vient de créer. Pendant ce temps, Staline communique lui aussi sur le crash de Sibérie et prédit que « le futur ne sera pas tout à fait celui que l’Amérique semblait prévoir ».

1966. Le monde a changé grâce à la technologie extra-terrestre. On se déplace désormais en navettes volantes dans les agglomérations. Des villes ont été construites sous la mer. Le Velvet Underground enregistre son premier album en compagnie du mannequin vedette Amanda. Andy Warhol en réalise la pochette.

Pendant ce temps, Nico et Dallas, deux des enfants témoins du crash ont bien grandi. Ils finissent leur formation à la CIA . Nico est envoyé en mission à Paris. Elle doit enlever un riche homme d’affaires. Sa mission échoue et elle est accusée du meurtre de ce dernier. Son père adoptif l’aide à fuir…

Nico – T1 : « Atomium-Express » - Par Berthet & Duval - Dargaud
Extrait du T1 de "Nico"
(c) Berthet, Duval & Dargaud.

En novembre dernier, Philippe Berthet avait évoqué brièvement dans nos pages ce récit d’espionnage rétro-futuriste. Les Exploits de Poison Ivy n’avaient pas convaincu le public. Après un intermède commercial, où il a signé Irina, un XIII Mystery avec Éric Corbeyran, Berthet revient en grande forme ! Son style graphique s’est renforcé, épuré et son esthétique correspond à merveille aux ambiances « neo-vintage » imposées par le récit.

Fred Duval fait son entrée aux éditions Dargaud avec Nico. Son histoire est haletante, dynamique, imaginative et plaisante. Le lecteur s’amusera en de ses digressions sur l’Histoire de l’Humanité.

Cet album est une réussite. Le deuxième tome de ce diptyque paraîtra à la fin de l’année 2010. On espère qu’il confirmera la qualité du premier tome, transformant l’essai en classique des librairies.

(par Nicolas Anspach)

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4 Messages :
  • Cet album est tout simplement l’un des plus mauvais que j’ai lu depuis longtemps !
    Et ce malgré le dessin de Berthet qui y est excellent !
    Mais le scénario est n’est vraiment pas au niveau : les séquences s’enchainent extremement mal, les possibilités issues de l’uchronie (pourtant infinies : c’est un monde et même un univers entiers qui sont nouveaux et à inventer) ne sont quasiment pas exploitées et sonnent faux et plats, et les situations ne sont même pas drôles ou même sympas...
    Quant à moi j’ai choisi, de vivre une uchronie où Nico ne serait jamais une héroïne de BD aseptisée mais "juste" la chanteuse magnifique et décadente du premier album du Velvet et des siens propres, ou l’actrice des films de Garel. Ce monde-là est tellement mieux...

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    • Répondu le 21 mars 2010 à  10:39 :

      C’est exactement mon opinion ! Quelle déception : on n’assiste qu’à un défilé pseudo humoristique de célébriytés à contre-emploi, Steve Mac Queen, fidel Castro... Pourquoi pas Daniel Cohn Bendit en CRS lors de l’épisode parisien, ou Mère Thérésa dans un bordel à Bangkok...affligeant !

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      • Répondu par Adrienhb le 11 juillet 2010 à  09:52 :

        Au contraire des deux précédentes opinion, je viens de passer un très bon moment : l’histoire est légère avec ce qu’il faut de mystères dans l’ombre pour assurer les rebondissements du second tome, les clins d’œil sont les bienvenus... Bref un bon moment de lecture.
        Et puis, mais là je crois qu’on est tous d’accord, il y a les superbes dessins de Berthet (clairs, somptueux... Je manque de mots pour le décrire), servis par d’excellentes couleurs et un papier de qualité qu’on aimerait avoir plus souvent en bd.

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  • Oui, quelle déception. Attiré par le dessin très maîtrisé et la couverture sympa, quelle déception à la lecture de cette histoire. Comment un tel scénario a-t-il pu être accepté chez un éditeur de cet envergure ? Les apparitions de personnages célèbres tombent à plat et arrivent comme un cheveux sur la soupe. On en rigole mais c’est plus par ridicule. Ce sont des gags qui auraient leur place dans un Austin powers. Mais dans cette BD, il n’y a aucun humour, le tout est très rigide, notamment au niveau du scénario. De nombreux passages sont inutiles voire nuisibles au déroulement de l’intrigue, des personnages sont là on se demande à quoi ils servent, les situations paraissent tellement artificielles. Bref, une BD qui m’est tombé des mains.

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