No Longer Heroine, T1 - Par Momoko Kouda - Delcourt

  • Beaucoup de battage pour une série plutôt classique, mais plaisante, notamment grâce à son héroïne extrêmement attachante.

Hatori est amoureuse de Rita, son amie d’enfance. Le jeune homme enchaîne les petites amies sans un regard pour sa camarade, mais celle-ci n’a aucune inquiétude. Elle est convaincue d’être l’héroïne de son histoire d’amour et que ces flirts sont sans importance car à la fin, Rita réalisera qu’elle est la seule qui compte et comprendra ses sentiments, comme dans n’importe quel shojo.

En attendant, elle joue le rôle de la meilleure amie, de la confidente, sous le regard affligé de son amie Nakajima. Cette dernière ne cesse de lui répéter qu’un jour Rita pourrait bien tomber réellement amoureux, ce qui pourrait arriver avec Adachi, une rivale à laquelle n’aurait jamais pensé Hatori, mais qui pourrait bien remettre sa future histoire d’amour imaginaire.

L’héroïne de ce titre est Hatori, une lycéenne jolie, populaire, romantique et à l’imagination très fertile. Elle passe son temps à tirer des plans sur la comète, à interpréter les gestes et les propos de chacun et à imaginer toutes sortes d’histoires où elle serait l’héroïne parfaite. Mais elle peut aussi se montrer mesquine, méchante et manipulatrice quand son histoire d’amour est en jeu. Elle est en fait comme beaucoup de jeunes filles de son âge. Et comme ce tome est totalement focalisé sur elle, le lecteur a largement le temps de s’y identifier.

J’ai adoré les nombreuses références aux mangas de mon enfance, comme Jeanne et Serge, Miyazaki ou encore Ken le survivant, ainsi que d’autres connus ou inconnus en France. Les clins d’œil sont nombreux, aussi bien dans le dessin que dans les dialogues. Et pour une fois que je les connais...
En dehors de ça, l’histoire est plutôt classique et les personnages clichés. Il s’agit juste d’amour de jeunesse, de jalousie, d’amitié... et d’un triangle amoureux composé de la fille la plus populaire du lycée, du mystérieux beau gosse et de l’intello de service. Ce n’est pas très original, mais l’héroïne a quelque chose d’attachant.

Ce tome pourrait se suffire à lui-même, une morale étant à tirer de cette histoire qui trouve une conclusion au bout de 180 pages. Le lecteur peu convaincu pourra donc s’arrêter ici, tandis que le curieux ira découvrir la suite des aventures de Hatori s’étendant sur 10 tomes.

(par Stéphanie Francqueville)

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