Notre Mère la guerre, T.4 : Requiem - Par Maël & Kris - Futuropolis

1er novembre 2012 0 commentaire
  • Au terme de l'enquête au sein de l'armée, nous allons connaître l'identité de ce tueur en série s'attaquant aux femmes en pleine guerre 14-18. Et la fin de l'histoire nous en dira beaucoup sur la santé mentale de la France. Un épisode aux textes percutants pour clore cette série marquante, où les militaires se posent des questions morales dans la boue des tranchées.

Alors qu’il se remet de ses blessures, le lieutenant Vialatte retrouve la femme de sa vie, Eva. D’origine autrichienne, musicienne, elle est devenue interprète pour la Croix-Rouge.

Elle va lui apprendre comment un petit gradé, Peyrac, porté disparu en 1915, a en fait été capturé par les Allemands. Un séjour en camp de prisonniers qui a laissé de profondes séquelles. Vialatte doit revoir toute son enquête et s’intéresser de près à ce caporal devenu déséquilibré mental. Il commence par son bataillon, des condamnés à qui on a donné une chance de s’amender en combattant pour la France. Pas des soldats, pas des patriotes. Et sur qui, justement, pèsent les soupçons concernant les meurtres à répétition...

L’enquête autour du caporal Peyrac, constitue, comme les autres investigations de Vialatte, un moyen de prendre du recul sur cette guerre atroce. Des bribes d’humanité dans le bourbier sans fin des tranchées. Sombres, boueuses, porteuses de mort et symboles de l’absurdité des combats, ce sont bien elles le fil conducteur du récit.

Ce quatrième et dernier volume brille particulièrement par ses dialogues, jusqu’à la scène finale, poignante et tragique. Avec son dessin toujours aussi dur, Maël martèle en images le propos dramatique de Kris. Qui a souhaité ajouter après la page finale un court texte de Tim O’Brien, un auteur américain marqué par la guerre du Viet-Nam. De quoi éviter tout sentiment superficiel...

Notre Mère la guerre, T.4 : Requiem - Par Maël & Kris - Futuropolis
©Futuropolis 2012

(par David TAUGIS)

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