Nuit Safran, T1 : Albumen l’Ethéré - Par Arleston, Melanÿn & Herenguel - Soleil

19 mai 2010 0 commentaire
  • Cette nouvelle Légende de Troy aborde avec justesse les baronnies du petit monde de Lanfeust. Point de magie, mais de l'action, des sentiments et un peu d'humour pour une superbe mise en images d'Herenguel.

Il était une fois sur le Monde de Troy la forteresse de Nuit Safran. La vie y est rude et inhospitalière. Comme dans toutes les baronnies, on s’y distrait le plus sainement du monde en guerroyant avec fougue et hardiesse contre ses voisins, en l’occurrence Roq-Blême et Bastillac.

Mais un jour, les spectres des illustres ancêtres de la famille envahissent la contrée ! Une expérience à vrai dire assez désagréable pour tout le monde. Ainsi commence la légende de Libbelule de Nuit Safran, troisième enfant du Baron éponyme, à qui incombe la tâche de ramener la paix dans le royaume et les morts dans leurs cercueils.

Nuit Safran, T1 : Albumen l'Ethéré - Par Arleston, Melanÿn & Herenguel - Soleil

Après plus de deux ans de patience, voici que cette fameuse Légende des Baronnies arrive dans nos bacs. L’attente était conséquente, tout d’abord face à la déception provoquée par Tykko des Sables et l’interminable délai de gestation des Guerrières de Dany, les deux autres Légendes de Troy ; mais aussi parce que le dessin et les couleurs sont assurée par l’auteur de l’ébouriffant Lune d’Argent sous Providence, le très talentueux Herenguel.

Si nous demeurons sur Troy, le changement d’univers est manifeste : pas de magie (ou presque) car nous sommes dans les baronnies, mais absence également de l’humour souvent décapant présent dans Lanfeust et Trolls de Troy. Néanmoins, Nuit Safran est un très bon opus et mérite sa place dans l’univers d’Arleston : quelques subtiles allusions à sa cosmogonie sont disséminées ça et là, et l’évocation familiale des amours et trahisons au sein des baronnies est passionnante. Enfin, la présence des ancêtres sous forme de fantômes donne l’occasion de rire de certains personnages cocasses. On attend d’ailleurs impatiemment l’arrivée des Trolls dans le second et déjà dernier tome de cette légende.

Par les premières pages que nous vous avions présentées, il paraissait clair que Nuit Safran bénéficierait surtout du dessin et des couleurs enlevées d’Éric Herenguel. Les personnages sont bien campés, et sans surcharger ses effets, le dessinateur parvient à faire passer ses coups d’éclats et ses coups de cœur avec finesse et dextérité.

De quarte du pied en escarmouche, de coupe en feinte... Hé ! là, donc ! De la pointe du crayon et à la fin de l’album, Herenguel nous touche.

(par Charles-Louis Detournay)

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