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Nymphomaniaque (et autres récits) - Par CoaX - Dynamite (La Musardine)

  • Humour et sexe sans inhibition avec un brin de sociologie font l'essentiel de ce recueil bien charpenté. Un cocktail efficace qui ne cherche pas à être révolutionnaire.

Lorsqu’on possède un corps de rêve, que l’on est une sacrée belle gonzesse et que, surtout, on est « nymphomaniaque » pour qui se faire trousser quatre heures de suite ne suffit plus, jusqu’où peut-on aller ?

À force de ne plus trouver chaussure à son pied, Eve, l’héroïne dingo de Nymphomaniaque, en arrive à des extrêmes, comme s’accoupler sur la voie ferrée alors que le train déboule, rendre la justice à sa manière, devenir la vedette d’une télé réalité pour prôner l’amour libre... Et cela ne semble pas lui suffire, quelle enragée !

Nymphomaniaque (et autres récits) - Par CoaX - Dynamite (La Musardine)

Avec Nymphomaniaque, on découvre un jeune auteur espagnol, CoaX (aussi connu sous le pseudonyme d’Alvaro), que l’on a pu notamment lire dans La Poudre aux rêves. Dans la première partie de ce recueil de 185 pages, on retrouve 42 pages du destin de cette Nymphomaniaque, compilation des épisodes publiés dans le défunt magazine espagnol Kiss Comix.

Si on fait exception de la conclusion en tire-bouchon dû à l’arrêt du magazine (l’auteur s’est tout de même fendu d’une page finale), Nymphomaniaque comporte toutes les qualités du genre : un graphisme explicite et de qualité et une héroïne sculpturale et insatiable.

L’intérêt du récit réside dans l’humour et une réelle réflexion sur les contingences du sexe. On retient quelques dialogues piquants comme "La nature a donné aux mecs une bite et un cerveau, mais ils ne fonctionnent pas simultanément." ou "le sexe devenu le nouvel opium du peuple". Les scènes sexuées ne sont donc pas tirées en longueur, l’auteur se concentrant sur l’évolution de l’héroïne, et les multiples aventures qui sont les siennes. Quarante-deux pages qui en valent cent : le contrat est déjà rempli.

Le reste du recueil ne démérite pas. Certes, certains courts récits ne sont pas au niveau de cette introduction, mais l’on profite également d’une succession de saynètes qui mettent en scène les affres et amours d’un petit microcosme d’étudiants, histoire de redéfinir ce qu’est la fidélité, l’envie et le fantasme.

Si on regrette quelques dernières pages au rendu graphique beaucoup plus approximatif (sans doute les débuts de l’auteur), ce recueil divertira l’amateur de bandes dessinées érotiques sans avoir recours à des artifices hors du commun.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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7 Messages :
  • Je suis indigné.
    En aucune manière je ne peux cautionner ce spectacle indigent , cette purge ! Je suis blessé, choqué, je réclame, que dis-je j’exige réparation et des excuses immédiates.De l’humour ? Où ça de l’humour ! Je ne comprends pas,monsieur le chroniqueur, que je soupçonne sournoisement complice, mes copains qui pensent tous comme moi non plus ne comprennent pas ; je m’impose donc de ce fait arbitre du bon goût , j’ édicte les lignes à suivre.Y’a pas d’humour ici ,en aucune manière, je le répète je suis blessé, non mais enfin quel sexisme !
    Je suis blessé dans ma masculinité, profondément, c’est quoi ces affirmations, hautement fantaisistes, cette publicité éhontée pour les homosexuels.J’y vois un complot, rampant, une tentative à peine masquée de nier mon identité, ma particularité, mes mérites et compétences.
    Comment ça, c’est quoi cette mascarade, ce détournement de l’évidence la plus basique, cette négation de l’histoire de l’humanité, de l’incompressible parité : il n’y aurait pas dans toute l’histoire des hommes, surtout des vrais, au moins un hétérosexuel qui sache danser,soit un minimum propret et classe ?! Pas acceptable ce constat, comme ,au passage,cette manière d’afficher des limites , de nier des compétences intellectuelles et autres aux hétéros masculins....Oui un mec, un vrai ,peut parler d’ordinateur et de football....mais il peut parler aussi de bagnoles.... et de bitures....toc !
    En plus, c’est quoi cette autre publicité inqualifiable pour les mâles blonds, que n’aurait pas renié les sinistres Goebbles ,Goering et surtout Himmler, oui, publicité qui voudrait instaurer une hiérarchie insidieuse et malhonnête entre les genres, de couleur de cheveux ?
    Non c’est vrai quoi, à bas les clichés et les plafonds de verre. Comme si la grandeur était une affaire de centimètres, doit-on comprendre que pour avoir le droit d’exister il faut être homosexuel et blond !En plus, ça vaut pas , en ce moment le fond de l’air est particulièrement frais,ça joue quand même un peu plus sur les bruns ,majoritairement originaires ,génétiquement on y revient toujours hélas pour nous enfermer,du sud:heureusement on peut encore compter sur nos frères d’Afrique subsaharienne pour sauver notre honneur ici bafoué...re-toc !
    Quant à l’affirmation finale sur le cerveau des mecs........

    C’est ça le monde de la BD ? Bravo les artistes, belle image,et c’est qui en fait ce CoaX dessinateur qu’il faut lapider, sur un bûcher ? Pas d’excuses possibles,pour lui et pour le reste, pour tout ça je demande sans tarder réparation, et solidarité, avec une action d’envergure.
    - J’exige que de grands journaux comme Libération, Le Monde, l’Obs, Le Huffington Post, ect.. si attachés à la défense des valeurs égalitaires et toujours prompts à pointer du doigt toutes les stigmatisations qui gangrènent nos sociétés , pondent des articles édifiants sur ce scandale humain sans précédents.
    - Je réclame ensuite que l’Amérique ,dont l’avis est si important à nos yeux, mette en place sans tarder un embargo économique et diplomatique contre l’Espagne pour faire les pieds à ce CoaX...
    - j’ordonne que, par solidarité évidente, comme globalement toutes les femmes de bonne volonté et investies bien sûr, la championne du crayon Claire Wendling donne des leçons de dessin à ce gribouilleur hispanique si loin des réalités de notre monde, puisque aucune de mes voisines ne ressemble aux filles qu’il esquisse trivialement avec ses petits moyens créatifs.
    - Mais le compte n’y sera pas,je demande aussi que Franck Bondoux(il doit bien être responsable quelque part) soit mis dans la minute au pilori ,jusqu’à la fin des temps, ça lui fera les pieds de la même manière.
    - Je recommande surtout que le Festival International de la BD d’Angoulême se repositionne en Ile-de-France ,pour ,enfin, atteindre sa vraie légitimité. Il serait temps.
    - je demande dans l’élan à Riad Sattouf et Joann Sfar-de vrais bruns, on le sait, pas d’entourloupes sur la marchandise- se désolidarisent d’une manière ou d’une autre pour que l’affaire prenne toute l’ampleur qu’elle mérite, et pourquoi pas que Julie Maroh -quelle symbole , d’ouverture,quand on y pense !-nous rédige une de ces tribunes enflammées dont elle à le secret histoire que tout les prescripteurs de la bonne conscience ne soient pas en reste.
    - Enfin, et surtout,en signe d’apaisement ultime, je souhaite que Florence Cestac et Lewis Trondheim se fassent un gros poutou.
    Vous l’avez compris c’est sérieux, je suis indigné.

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    • Répondu le 9 février 2016 à  20:01 :

      Eh ben punaise, y’en a qui ont vraiment rien à foutre de leurs journées....

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      • Répondu le 9 février 2016 à  23:02 :

        Plaisir solitaire...

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        • Répondu par Oncle Francois le 10 février 2016 à  11:44 :

          ou nouvelle provocation pour faire réagir les nombreux "neuneus", prompts à s’enflammer au quart de tour...pour de la foutaise !

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          • Répondu par Fred le 12 février 2016 à  03:38 :

            nouvelle provocation pour faire réagir les nombreux "neuneus"

            Et paf vous réagissez, vous n’êtes pas rancunier !

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            • Répondu par La plume occulte le 12 février 2016 à  15:27 :

              Oncle François ne réagit pas, il souligne, impeccablement , avec humour et la juste distance.C’est toute la différence, facile à mesurer, entre un neuneu et l’ élégance.

              C’est pourtant pas couillon à comprendre.

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      • Répondu par La plume occulte le 10 février 2016 à  09:45 :

        Quels commentaires sexistes.

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