Oliver et Peter – T. 1 : « La mère de tous les maux » - Par Philippe Pelaez, Cinzia Di Felice et Florent Daniel – Sandawé

18 février 2017 0 commentaire
  • On en a que trop souvent la preuve : les enfants-stars se perdent souvent en grandissant. Mais qu'en est-il de ceux qui étaient déjà perdus dès l'enfance ? Avec Oliver et Peter, le scénariste Philippe Pelaez – déjà auteur du renversant "Parallèle" – va tâcher d'y répondre avec deux des plus célèbres d'entre eux : Oliver Twist et Peter Pan.

Bien avant les espiègleries de Macaulay Culkin, le visage de l’enfance turbulente était incarné par l’inénarrable Peter Pan. Créé par le dramaturge écossais J. M. Barrie en 1902, pour ses pièces de théâtre, le personnage incarnerait ses névroses profondes, selon les spécialistes. Pour Philippe Pelaez, cela va bien plus loin que cela : ils ne sont qu’une seule et même personne. C’est en tout cas, ce qu’un autre célèbre enfant de la littérature anglaise, Oliver Twist, révèle dès le premières pages d’Oliver et Peter. Oliver et Peter – T. 1 : « La mère de tous les maux » - Par Philippe Pelaez, Cinzia Di Felice et Florent Daniel – SandawéDevenus des adultes (tristes) en ce début de vingtième siècle, les deux personnages se seraient en effet rencontrés lorsqu’ils étaient enfants dans les rues malfamées de la Londres de 1880.
Fraîchement débarqué du pays imaginaire, c’est un Peter déboussolé qui va être guidé par Oliver Twist dans l’envers du décor victorien. Mais comme souvent, le sillage des héros ne tarde pas à être arpenté par ses Némésis. Dans le cas de Peter Pan, c’est un Capitaine Crochet plus terrifiant que jamais qui va décimer les rangs des prostituées de Whitechapel dans sa recherche d’une Wendy incarnant sa figure maternelle idéale... Vous avez dit Jack l’Éventreur ?
Entre mythes populaires, littéraires et réalité, Philippe Pelaez brouille les pistes avec brio dans une histoire qui ne manquera pas de ravir les amateurs d’uchronies. Résolument riche et référencée dans son traitement, la série Oliver et Peter tient pour l’instant toutes ses promesses. Illustrée par la dessinatrice Cinzia di Felice (Silea, La Fontaine dans le ciel...) et colorisée par Florent Daniel (Brèves de volant, Parallèle...), la mélancolie ambiante est retranscrite à merveille. Les seules craintes que l’on pourrait émettre concerneraient justement les ambitions du titre. En effet, le twist à la fin du premier tome introduit aux lecteurs un des éléments fantastiques les plus intéressants de la pop-culture, mais aussi un de ses plus "casse-gueules"... surtout si l’on prend en compte tout ce qu’il y a à ingérer. Le dénouement étant fixé dans le troisième et dernier tome – prévu pour cette fin d’année 2017 et actuellement en financement sur Sandawé – nous fixera très vite à ce sujet.

(par Fabrice FADIGA)

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