On a perdu la guerre, mais pas la bataille – Michel Gondry - Editions Cambourakis

1er mai 2012 0
  • Sous-titrée « une histoire de vengeance », la première bande dessinée écrite et illustrée par Michel Gondry, initialement éditée en anglais (2008), est complètement loufoque.

Si le nom de Michel Gondry n’est pas inconnu, c’est parce qu’il est un artiste touche-à-tout, d’abord célèbre pour son travail dans le cinéma (Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 2004) ou le vidéo-clip (pour Björk, notamment).

En bande dessinée, Gondry revient sur un épisode traumatisant de sa jeunesse : la perspective de devoir un jour effectuer son service militaire. Dans une France divisée par une guerre civile entre Province et Île-de-France, lui et trois de ses camarades sont rappelés par le président de la République, Johnny Hallyday, afin d’accomplir le service national auxquels ils s’étaient soustraits 25 ans auparavant pour des raisons plus ou moins valables.

Leur mission ? Empêcher que les ISA, une armée communiste composée de femmes musclées et sexy, ne s’empare du pays. Bruno, le narrateur, Sylvain, Momo et Simon (mort il y a 15 ans, mais qui a de beaux restes) s’engagent alors dans une âpre bataille, qu’ils croient gagnée un peu trop tôt...

On a perdu la guerre, mais pas la bataille – Michel Gondry - Editions Cambourakis

L’intérêt principal de l’ouvrage réside dans son scénario aux personnages improbables. Graphiquement, on est très loin d’un style clair et d’une virtuosité manuelle irréprochable : les personnages et les décors sont assez disproportionnés, mais ce style minimaliste n’altère en rien le plaisir procuré par la (rapide) lecture de cet ouvrage déjanté.

(par Damien Boone)

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