Otogi Matsuri T12 - Par Inoue Jun’ya - Doki-Doki

24 septembre 2009 0 BD d’Asie par Baptiste Gilleron
  • L'ultime combat s'est engagé pour les détenteurs d'armes sacrées. L'aventure arrive à son terme et la situation s'avère plutôt mal engagée. Un final rythmé pour cette série d'action agréable.

Yôsuke et ses compagnons de galère ont réussi à terrasser tous les kenzoku. Mais avant de disparaître, Hydra, le dernier de ceux-ci, a brisé le sceau qui retenait Rokujô Shigeomi et le ramène donc à la vie. Grâce à ses pouvoirs occultes, Shigeomi ressuscite une armée de monstres et, au cours du combat, Kenji et le professeur Ezo, dans un état physique critique, sont faits prisonniers. L’issue de cette confrontation semble très incertaine. En ultime recours, Yôsuke se trouve contraint de faire un choix difficile.

Au cours de ces 12 tomes, Inoue Jun’ya a créé un récit mêlant action et fantastique en s’inspirant du folklore japonais. Le fond n’a jamais été le point fort de la série. Les bases du scénario et les personnages sont dignes d’intérêt, mais c’est évidemment l’action frénétique qui prime. De ce côté, Otogi Matsuri possède de bons arguments, même si un peu plus d’originalité et de variété dans le déroulement n’auraient pas fait de mal.

Pour ce dernier acte, Inoue conserve cette recette. L’émotion est au rendez-vous et les rebondissements pimentent le tout. En revanche, la fin parait un peu précipitée, donnant l’impression de ne pas vraiment avoir été réfléchie à l’avance. C’est un peu décevant. Graphiquement, les talents d’illustrateur de l’auteur font leur effet. Les planches sont dynamiques et supportées par un design plutôt classe. Jun’ya Inoue ayant travaillé dans le milieu du jeu vidéo, cela se ressent à différents niveaux, si l’on me permet l’expression.

Otogi Matsuri ne tient peut-être pas le haut du pavé dans le genre mais n’a tout de même pas à rougir. On lui excusera son relatif manque de profondeur pour retenir son incontestable dynamisme.

(par Baptiste Gilleron)

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