Pain d’alouette (deuxième époque) - Par Christian Lax - Futuropolis

7 avril 2011 4 commentaires
  • Un saut de quelques années nous replonge dans l'univers du vélo. Les grandes courses, en particulier Paris-Roubaix, font figure de Graal absolu. Un événement qui va créer une rencontre inattendue entre deux personnages clés de la première époque. Lax reste avec ce second volume dans le romanesque solide, fort documenté, aussi soigné dans le trait que dans les dialogues.

Pain d’alouette célèbre l’amour du cyclisme de Lax, qui avec L’aigle sans orteils avait déjà abordé ce thème. Avec les deux volumes de ce diptyque, il évoque à la fois la société française et ses oppositions (politiques, sociales, géographiques) et l’évolution du cyclisme, pas si loin alors du professionnalisme.

Avec des ellipses bien orchestrées, l’auteur nous porte de 1924 aux années 30, amenant à l’âge adulte les deux principaux protagonistes : Élie le futur pro, décidé à abandonner la mine pour grimper les podiums, et Reine, apprentie journaliste qui rêve de marcher sur les traces d’Albert Londres. La demoiselle, qui se défend fort bien en cyclisme, s’est mis en tête de vivre Paris-Roubaix de l’intérieur, grimée en homme à moustaches...

Construit autour d’épisodes forts, comme un accident de mine ou la lutte sur les pavés du nord, ce deuxième tome de Pain d’Alouette revendique encore un classicisme efficace. Entre le vocabulaire si particulier des mineurs et les détails ciselés des courses d’un jour, Lax ne néglige aucun détail. Sa trame scénaristique et ses décors respirent l’authenticité.

Les amateurs de vélo seront évidemment aux anges à la lecture de l’album (disponible aussi en coffret des deux volumes) mais aussi les amateurs d’histoire, surtout celle de l’entre deux guerres.

(par David TAUGIS)

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4 Messages :
  • mouais : j’adore le dessin de Lax, mais cet album m’a déçu sur le scénario, creux et prévisible, très en dessous du tome 1, lui même déjà decevant par rapport à L’Aigle Sans Orteil. Le dessin et les couleurs, rein à redire : du beau, du très beau, du superbe, enfin vous avez compris que je ne suis pas très objectif sur ce point là.

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    • Répondu le 9 avril 2011 à  08:59 :

      Pas terrible votre commentaire. Décevant par rapport aux précédents postés.

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  • Il me semble au contraire de certains commentaires que Christian Lax parvient avec ce second volume à une grande maturité dans le scénario. Son dessin magnifique est au service de ses histoires et sa passion de la petite reine le guide pratique d’une visite romanesque d’une époque.
    De la vraie émotion.
    Merci Christian !
    Et encore !!!!

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  • Admirateur de Lax pour ses précédents albums (Le Choucas, L’aigle sans orteils, Azrayen ...) Le tome 1 m’avait beaucoup déçu, beau dessin mais scénario faible. Annoncé comme la "suite" de L’aigle sans orteils je l’avais acheté mais je crois que je vais éviter le tome 2. Le marketing Futuropolis fut bon pour vendre le 1er, plus compliqué pour le 2ème...

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