Pandora #5 (été 2020) : un parfum de liberté et d’audace

31 août 2020 0 commentaire
  • Pour sa livraison annuelle, le magazine de Casterman continue à prôner la modernité et des inspirations d'une grande diversité, revendiquant une création BD innovante, sur le fond et la forme.

Bonne nouvelle : Pandora parvient au 5e numéro, avec une pagination toujours aussi imposante. 280 pages pour 19 euros, un prix tout à fait honnête pour un bel objet broché saturé de couleurs. Un album qui je joue ni la carte de la nostalgie, ni celle du consensus.

Il est de bon ton, pour évoquer ce genre de recueil, de lister les bons et mauvais élèves, de mettre en avant un tel ou une telle, de persifler sur un grand nom, de s’extasier sur un ou une inconnue...

Tentons de prendre un peu de recul. Évidemment, quels que soient ses goûts en matière de 9e art, il n’est pas possible de tout apprécier. On y trouve des ovnis qui n’entrent dans aucune case, proposant quelques planches quasi-psychédéliques. L’essentiel de ce Pandora réside dans la variété. Une sorte d’exposition universelle des écoles esthétiques -majoritairement-françaises-. La surprise guette à chaque nouvelle création, joliment habillée de la charte graphique de feu A Suivre, un magazine qui a exercé une influence profonde à la fois sur les auteurs et les lecteurs.

Le ton est parfois assez trash, souvent intimiste, avec une touche d’esprit Fluide Glacial pour les fausses pub et les quelques jeux, mais oui, qui se glissent parmi les planches. Un pavé qui, à l’image de sa couverture ensoleillée, donne le moral quant à la créativité intarissable de la BD.

(par David TAUGIS)

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