"Papier", une revue déterminée à (ne pas) "lâcher prise"

19 septembre 2013 72 commentaires
  • Concoctée par Lewis Trondheim et le "Monsieur numérique" des éditions Delcourt, Yannick Lejeune, la revue Papier, pendant ironique à sa version numérique, s'emploie à animer un collectif d'auteurs qui ont envie d'expérimenter, de "lâcher prise"...

Depuis le déclin des grands magazines de bande dessinée, auquel Guy Delcourt assista en direct puisqu’il fut, en 1985, le rédacteur en chef d’un Pilote agonisant, le sentiment d’une aventure éditoriale collective reste un fantasme parfois concrétisé dans de vieux titres existants (Spirou, Fluide Glacial,...) ou dans ce qui reste d’un esprit "fanzine" qui survit malgré tout, notamment dans l’univers des mangas.

La revue Lapin de L’Association, une espèce de revue-album à périodicité sporadique lancée à la fin des années 1990 et qui survit de nos jours avec des "rédacteurs en chef" invités, a été également ce "lieu commun" où les auteurs un peu notoires pouvaient essayer des choses aux côtés de jeunes créateurs qui venaient y publier leurs premiers travaux, les "grands noms" servant de locomotive au périodique.

"Papier", une revue déterminée à (ne pas) "lâcher prise"
Une Histoire d’oiseau par Jérôme Anfré
(c) Delcourt

L’idée n’est pas franchement neuve puisque, à titre d’exemple, pour prendre le relais de la disparition de Métal Hurlant, les Humanoïdes Associés avaient publié en 1989, sous le titre de "Frank Margerin présente", une sorte de revue-album à périodicité régulière où un collectif d’auteurs-maison était invité à s’exprimer à un rythme régulier comme dans un hors-série de Fluide Glacial.

Le fait que Papier (titre ironique qui fait sans doute allusion au support numérique qui, nous disent les prédicateurs, finira par devenir le support du 9e Art de demain) soit une revue au format de Shampooing, la célèbre collection dirigée par Lewis Trondheim, cumulard comme un sénateur, indique bien l’esprit d’équipe que l’on veut donner à cette aventure : "Papier, c’est une nouvelle revue de BD, composée de récits courts, publiés dans un petit format avec une grande diversité de styles et d’approches. Parmi les auteurs, des filles, des garçons, des jeunes, des vieux, des confirmés, des débutants, des Français mais aussi de nombreux auteurs internationaux à découvrir. Leur point commun ? Une vraie envie de s’amuser, d’expérimenter, de lâcher prise..." dit le communiqué.

Tout est dit : récits courts (alors que la collection s’apparente, avec ses volumes de plus de 100 pages à du roman graphique), mélange varié d’auteurs et déconnade en règle. Le fait que Yannick Lejeune -le cofondateur du Festiblog, également éditeur d’auteurs-bloggeurs chez l’éditeur de la rue d’Hauteville- se joigne à l’aventure, montre que nos auteurs numériques auront là un débouché supplémentaire -papier !, nom de dieu- à leurs notes numériques.

Lancement de "Papier" à Paris, hier. Florent Ruppert en conversation avec Bastien Vivès.
Ph : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Au programme de ce numéro : Bastien Vivès, Lewis Trondheim, Guy Delisle, Florence Dupré La Tour, mais aussi Dylan Meconis, Jean Bourguignon, Jennifer L. Meyer, Elosterv, Grégory Panaccione, Jérôme Anfré. D’autres comme Pénélope Bagieu ou Jimmy Beaulieu sont annoncés.

C’est évidemment Vivès qui ouvre la marche avec un récit de 30 pages, L’Enfant, où Le Livre de la Jungle se retrouve revisité par la brillantissime figure de proue de la bande dessinée française actuelle. Prochain numéro pour Angoulême en janvier 2014.

À suivre, comme on disait à la fin des années 1970...

L’Enfant par Bastien Vivès
(c) Delcourt

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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72 Messages :
  • ou peut on le trouver ?
    Dans ma profonde province montargoise (loiret) j’ai fait le tour des libraires (un grand mot !)et magasin de presse et les retours ne me laissent guère d’illusion sur l’espoir de voir un numéro arriver jusqu’à moi !

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    • Répondu par Vincent le 19 septembre 2013 à  10:14 :

      En général on peut commander les livres aux libraires, il suffit de leur demander gentiment.

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    • Répondu le 19 septembre 2013 à  11:18 :

      En vente chez ts les libraires spécialisées BD, Librairies Générales, Fnac, etc...

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  • Pratiquement 200 pages de vide !
    Même si l’histoire de Trondheim est rigolote, ça pourrait faire un bon gag en une planche.
    Le reste ne raconte pas grand chose (30 pages de Vivès pour raconter quoi au juste ?). Un peu comme le pire de la Bd sur le web.
    Seul regret, Grégory Panaccione fait de belles planches mais assez illisibles à cette taille.

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    • Répondu par Fred le 19 septembre 2013 à  15:02 :

      Seul regret, Grégory Panaccione fait de belles planches mais assez illisibles à cette taille.

      Ce n’est pas très professionnel de sa part de ne pas s’adapter au format de parution, et pas professionnel non-plus de la part de Trondheim de ne pas lui faire remarquer et retravailler, c’est à ça que sert un éditeur normalement.

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    • Répondu par Zébra le 21 septembre 2013 à  13:46 :

      Le vide est une notion essentielle dans la BD existentialiste.
      Il y a même des cacouacs qui font des dissertations de 100 p. sur les interstices entre les cases.

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  • Mouais, gentrification et schlokmeister, la tendance de la nouvelle BD tourne en rond, comme les noms des contributeurs le confirme.

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  • La revue Lapin a été lancée en 92 ou 93, et non à la fin des années 90, et on ne peut pas dire que, lors de ses premières années, elle ait publié des auteurs notoires. Quand Trondheim, David B., Emmanuel Guibert, Marjane Satrapi ou même Joann Sfar ont commencé à publier dans cette revue, ils étaient encore largement inconnus.

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  • C’est quand même triste de constater une fois de plus (c’est aussi valable pour La Revue Dessinée)que la BD fonctionne principalement par chapelles.

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    • Répondu par Geoffroy le 20 septembre 2013 à  09:12 :

      C’est vrai que le journal de Spirou n’a jamais fait d’overdose de Cauvin ou de Bercovici.

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      • Répondu par Oncle Francois le 20 septembre 2013 à  11:20 :

        Bercovici ? On le voyait surtout chez 12 bis récemment, non ?

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    • Répondu par Yannick Lejeune le 20 septembre 2013 à  12:52 :

      Bonjour,

      Il n’y a pas de chapelle, au contraire, nous travaillons à ce que la revue soit la plus diversifiée possible, nous sommes les premiers à vouloir être surpris et nous avons reçu de nombreuses propositions d’auteurs qui nous étaient inconnus.

      Alors certes, nous avons demandé à certains auteurs que nous aimons bien et qui nous font confiance de nous aider à lancer la revue, mais le but est bien de faire découvrir de nouveaux artistes comme dans ce premier numéro avec Jennifer Meyer, Dylan Meconis ou Elosterv jamais publiées jusqu’ici.

      Nous visons justement à apporter de la diversité, ne serait-ce que visuelle et si vous avez pu feuilleter la revue, je pense que vous aurez vu que les styles sont variés.

      D’ailleurs, que nous ayons rencontré certains auteurs sur le net n’implique pas forcément qu’ils soient blogueurs. Beaucoup sont juste des artistes qui se contentent d’exposer leurs travaux sur des sites.

      Dans le prochaine tome, nous aurons effectivement une histoire de Pénélope Bagieu mais à ses cotés, vous trouverez d’autres auteurs dont ce sera la première publication, des Français, des Belges mais aussi un Coréen, un Argentin, un Brésilien... Et dans les suivants, des Canadiens, des Russes...

      Bonne lecture :)

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      • Répondu par Mael R. le 26 septembre 2013 à  11:40 :

        "mais le but est bien de faire découvrir de nouveaux artistes comme dans ce premier numéro avec Jennifer Meyer, Dylan Meconis ou Elosterv jamais publiées jusqu’ici."

        Elosterv a déjà publié un petit album, ’’Psychanalyse du Héros d’Aventure’’ avec Wandrille au scénario (Vraoum !, 2012).

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        • Répondu par JJacques le 27 septembre 2013 à  15:11 :

          C’est pas pour autant qu’il est connu.

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    • Répondu par Daniel Blancou le 20 septembre 2013 à  13:14 :

      C’est quand même triste de constater une fois de plus (c’est aussi valable pour La Revue Dessinée)que la BD fonctionne principalement par chapelles.

      Je tiens à vous remonter le moral, ce n’est pas triste du tout ! Il est même assez stimulant de travailler avec des auteurs avec lesquels on partage une même vision d’un projet particulier et tout simplement logique de prendre contact avec ceux que l’on connait. Beaucoup de projets n’auraient pas vu le jour sans l’émulation d’un groupe. Par ailleurs ce n’est pas triste parce que c’est faux. Je me permets de prendre mon expérience en exemple : j’ai contribué à la Revue Dessinée où je ne connaissais personne (comme pour Lapin) et pas à Papier alors que j’ai réalisé plusieurs titres chez Shampooing et en ai à venir. De plus il me semble que la variété des auteurs dans ces deux revues ne se restreigne pas à des chapelles (pour exemple : Marion Montaigne et Cailleaux dans l’une, Dylan Meconis et Jérôme Anfré dans l’autre).

      Réjouissez vous donc, les auteurs de bande dessinée ne fonctionnent pas davantage en chapelle que les musiciens, les écrivains, les sportifs ou les agriculteurs.

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 20 septembre 2013 à  15:50 :

        Je tiens à vous remonter le moral, ce n’est pas triste du tout ! Il est même assez stimulant de travailler avec des auteurs avec lesquels on partage une même vision d’un projet...

        Bien-sûr, pas triste, super stimulant etc... seulement quand on fait partie de la chapelle ou qu’on a même un pied dans plusieurs chapelles comme c’est votre cas, quand on est pote avec machin, qu’on bosse dans l’atelier trucmuche avec bidule... Sinon on peut toujours rêver, c’est une soirée privée, cravate obligatoire, c’est pour les habitués, pas de baskets, sur réservation... C’est peut-être pas pire qu’ailleurs, mais pas mieux non-plus.

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        • Répondu par Vincent le 21 septembre 2013 à  13:50 :

          Ah, de l’aigreur ? Vous savez, en général, peu de gens sont exclus du « milieu » de la BD.

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          • Répondu le 21 septembre 2013 à  16:13 :

            ah bon ???
            Vous devez être du bon côté du manche alors ...

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            • Répondu par Vincent le 22 septembre 2013 à  18:38 :

              Ha ha ha, vous m’aurez au moins fait rire...

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          • Répondu le 21 septembre 2013 à  18:38 :

            Sensation de "déja-viou", quand un auteur évoque le copinnage il est de suite traité d’aigri, de looser, de mauvais voir pire encore, on retrouve souvent les mêmes noms ensemble pourtant.

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          • Répondu par Ra’ff le 21 septembre 2013 à  21:22 :

            peu de gens ? vous rigolez ? Il y en a beaucoup au contraire, et pas les plus mauvais.

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        • Répondu par Ben Jamin le 21 septembre 2013 à  16:53 :

          Dommage pour vous si vous ne faites pas partie des bons plans. Peut-être à cause de vos emportements colèriques, non ? A moins que vous ne soyez déjà trop célèbre ? Ce Papier a l’air d’une belle aventure, avec une équipe de direction sympa (Lejeune & Trondheim), un éditeur solide, et un rapport qualité-prix sympa. En plus, vous avez vu ? L’éditeur intervient ici de suite pour préciser les choses, sans aménité.

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          • Répondu le 21 septembre 2013 à  18:55 :

            Dommage pour vous si vous ne faites pas partie des bons plans. Peut-être à cause de vos emportements colériques, non ?

            Un artiste qui a du (sale)caractère, peut-être certes déplaisant, mais ce n’est pas rare non plus dans un domaine artistique...C’est parfois des gens maniaques, invivables, tourmentés... Van Gogh, Bacon, Dali auraient pu être black-listés :-)

            Ce qui est dommage au final c’est de mettre de côté un artiste comme Colonnier parce qu’il ne louvoie pas et qu’il n’est pas docile et de balayer son talent d’auteur.

            Ce qui est triste en revanche c’est de laisser en permanence tribune à des auteurs certainement très sympathiques, très sociables, bons copains et qui par ces quelques qualités laisse un passe droit pour avoir un travail médiocre (et je suis poli) pour être publié et médiatisé partout...

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            • Répondu le 22 septembre 2013 à  01:34 :

              Médiatisé partout ?... Ayez le sens des proportions : la "figure de proue" de la bd française n’a jusqu’à ce jour aucune résonnance internationale. Ça reste très ethno-centré toute cette production, et n’a qu’un intérêt absolument marginal. Pourquoi pas... mais pourquoi aussi en faire toute une histoire, car comme le note l’article on est dans la démarche fanzine.

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              • Répondu par Patrick.L le 22 septembre 2013 à  11:35 :

                Ah bon ?? Des auteurs qu’on voit en permanence dans : Libé, les inrocks, Télérama, le Monde, France Culture, France info, RTL etc ...Le tout dans la rubrique culture, les cahiers BD, les reportages de cannes, Estivals etc...

                C’est une...

                démarche "fanzine"

                comme médiatisation ???

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                • Répondu le 22 septembre 2013 à  18:26 :

                  Je ne suis pas les canaux médiatiques que vous citez, mais s’ils vous aliènent vous pouvez en choisir d’autres de nos jours. Ça permet de relativiser l’importance de tout ça.

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                  • Répondu par Patrick.L le 22 septembre 2013 à  20:37 :

                    vous avez raison, je vais regarder que TF1.

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                    • Répondu le 22 septembre 2013 à  23:43 :

                       ??? Y’a encore des gens qui regardent la télé ?! (ou qui lisent les Inrocks)

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      • Répondu le 20 septembre 2013 à  20:39 :

        Réjouissez vous donc, les auteurs de bande dessinée ne fonctionnent pas davantage en chapelle que les musiciens, les écrivains, les sportifs ou les agriculteurs.

        En effet en agriculture on ne parle pas de chapelles mais de coopératives.

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    • Répondu par Ray Mundo le 23 septembre 2013 à  21:53 :

      La bande dessinée a toujours fonctionné par chapelle, c’est comme ça qu’elle a créé ce qui fait sa force : Franquin,, Morris, Will, Peyo autour de Jijé ont créé l’école de Marcinelle et le journal Spirou, rejoint par Roba, Tillieux, Macherot.

      Goscinny, Charlier, Uderzo, autre chapelle ont créé le journal Pilote et les éditions Dargaud.

      Moebius, Dionnet, Druillet, la chapelle Métal Hurlant.

      Menu, Trondheim, David B, Stanislas, Killofer ont créé Lapin, l’Association, toute la nouvelle BD, le renouveau de Delcourt et Poisson Pilote.

      Velhmann, Brüno,Pedrosa, Olivier et Jérôme Jouvray, David Chauvel, Jason ont créé 8comix puis Professeur Cyclope et le Snac, autre chapelle.

      Toutes ces chapelles c’est de la création, ce n’est pas en faisant son truc dans son coin et en ralant qu’on fait avancer la bande dessinée.

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      • Répondu le 24 septembre 2013 à  20:05 :

        Les gens qui s’aiment bien s’entraident, quoi de plus normal. Quand on organise une soirée, on invite ses amis, pas les gens qu’on n’aiment pas.

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  • "Papier", une revue à 40 euros la page
    26 septembre 2013 00:00, par Jean Philippe

    En lisant les Échos (http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/medias/actu/0203019953230-papier-la-revue-bd-qui-marie-numerique-et-analogique-607962.php), j’apprends que dans Papier "Les planches ne sont payées que 40 euros aux auteurs".

    Je suis très étonné que Lewis Trondheim, membre fondateur du SNAC censé défendre les droits des auteurs, accepte de participer et diriger une revue qui sous-paye ainsi le travail et participe à la paupérisation des auteurs. 40 euros la page c’est deux fois moins que pour une page de mini-récit dans Spirou par exemple. Delcourt est un éditeur qui a de l’argent, la moindre des choses quand on lance une revue est de payer la création, on n’est pas dans le fanzinat là. Ca m’étonnerait que Lewis Trondheim ne se fasse payer que 40 euros ses pages de Ralph Azham dans Spirou, celles de Donjon ou celles de Lapinot.

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    • Répondu le 26 septembre 2013 à  00:55 :

      Quelle honte quand même !

      "Les planches ne sont payées que 40 euros aux auteurs, mais ceux-ci restent propriétaires de leurs dessins"

      Monsieur Chauvel, Monsieur Trondheim,piliers de la SNAC, si vous nous lisez, un commentaire ???

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    • Répondu le 26 septembre 2013 à  00:57 :

      ça explique peut-être la médiocrité du trait et des histoires.
      A ce prix là...

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    • Répondu le 26 septembre 2013 à  08:32 :

      D’autant que le machin qui n’a rien de plus qu’un manga quelconque ( format de poche, papier cheap et noir et blanc ) est quand même vendu 10 balles...soit 2 ou 3€ de plus.

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    • Répondu par Oncle Francois le 26 septembre 2013 à  11:51 :

      Moi, je veux bien aller jusqu’à 50 euros la page pour du Vivés ou du Trondheim. Je parle des originaux-papier bien sûr, pas de qui sert aux droits de reproduction.

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    • Répondu par Stan le 26 septembre 2013 à  15:37 :

      Bastien Vives fait 30 pages soit fois 40€= 1200€. Comme Vives bosse vite à la palette graphique avec nombre copié/collé, il a dû faire ça en quelques jours, c’est donc très bien payé.

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      • Répondu par max le 26 septembre 2013 à  20:02 :

        Vous avez raison, avec des mecs comme vous on pourrait payer les caissières au nombre d’articles passés. Les plus rapides touchent plus que les autres. Ahahah, c’est génial de l’ultra libéralisme à l’état pur. Du pur bonheur de patron ! Qu’est-ce qu’on doit rire dans les couloirs de Delcourt avec des propos pareils. Les éboueurs ? A la poubelle chargée, allez ! hop ! Vite, vite, vous gagnerez plus !! Quelle belle preuve d’équité. Il existe aussi des salaires minimums, des prix honnêtes pour faire vivre des auteurs, mais ça, ça n’est plus d’actualité.

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        • Répondu le 27 septembre 2013 à  00:13 :

          Mouais, mais certaines pages dans papier ne valent meme pas 40 euros.

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        • Répondu par RDevelder le 27 septembre 2013 à  17:08 :

          Des auteurs comme Trondheim et Vivés ont eu des Prix à Angoulême et ailleurs et ont vendu des millions d’albums depuis 20 ans pour Trondheim, et des centaines de milliers pour Vivés. Certes, 40 euros la page, ce n’est pas bien payé, mais les auteurs qui le font ont d’autres sources de revenus, ce qui leur permet de compenser, et de participer à la belle aventure du lancement d’un collectif. On peut juste regretter de vivre à cette époque de graphisme crade et pauvre , bouffé par le système économique qui veut que tout soit vite et mal fait .
          « mon lapin » , « la revue dessinée » ou « papier » , même constat ! … et pourtant ce manque de qualité est assorti d’un prix exorbitant pour de la lecture jetable .À quand un journal sur papier cheap à prix réduit mais aux qualités graphiques soutenus ? Renouvelons le genre s’il vous plait !Etes-vous des créateurs ou de simples agents marketing inféodés au capitalisme ambiant ? Heureusement que le passé nous a donné Métal Hurlant , Fluide glacial ou l’écho des Savannes.

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          • Répondu par Alex le 27 septembre 2013 à  18:50 :

            Métal Hurlant était vendu à sa création 8 francs le numéro, avec un calculateur d’inflation cette somme serait de nos jours 6€ -pour 80 pages. Je ne vais pas discuter le contenu de Papier, mais vous constaterez que Métal était un magazine cher à l’époque.

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            • Répondu le 27 septembre 2013 à  20:55 :

              8 francs le numéro, avec un calculateur d’inflation cette somme serait de nos jours 6€

              Je sais pas d’où vous sortez votre "calculateur d’inflation", mais 8 francs n’ont jamais fait 6€.

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              • Répondu par Alex le 27 septembre 2013 à  23:47 :

                8 francs de 1975 représentent 6 euros 2013, soit une inflation de 394%. Vous pouvez faire une recherche vous-même avec ces mots "calculateur d’inflation".

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                • Répondu le 28 septembre 2013 à  18:57 :

                  En 1975 on ne payait pas sa baguette de pain 1,30 francs, alors qu’aujourd’hui on la paie 1€, donc votre calcul ne tient pas.

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          • Répondu le 27 septembre 2013 à  18:53 :

            mais les auteurs qui le font ont d’autres sources de revenus

            Non, les auteurs ont comme source de revenus leur travail d’auteur, il doit être payé comme il se doit, ce n’est pas comme si ils faisaient de la musique en amateur sur le côté gratuitement, il sagit là de leur métier.

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    • Répondu par Tex le 30 septembre 2013 à  23:11 :

      Quarante euros la planche ? Ce n’est même pas 4 heures de travail pour une femme de ménage. Amis dessinateurs, réorientez-vous vers la planche à repasser !

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  • "Papier", une revue déterminée à (ne pas) "lâcher prise"
    27 septembre 2013 15:13, par JJacques

    Quand on parle de chapelle l’éditeur intervient ici de suite pour préciser les choses, sans aménité, mais quand on s’étonne qu’il sous-paie les pages (40€ la page), il n’y a plus personne. Lewis Trondheim (du snac) pourrait nous donner sa vision des choses, ce serait intéressant.

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    • Répondu par Jean-Paul Jennequin le 28 septembre 2013 à  18:53 :

      "Papier" est vendu 9€95. Sur ce prix de vente, l’éditeur récupère aux alentours de 33%, soit 3,2835€. Arrondissons à 3,30€. Dans une interview parue dans BD CAF’mag, Lewis Trondheim déclare, "nous espérons vendre autour de 3000 copies " (moi, j’aurais dit "exemplaires", mais bon…). 3000 ventes à 3,30€, cela fait 9900 €. Ça, c’est ce que rapporte (ou que l’on espère que rapporte) la revue.

      "Papier" compte 188 pages de BD. À 40 € la planche, cela fait 7520 €.

      Si "Papier" se vend aux alentours de 3000 exemplaires, il rapportera donc 9900 - 7520 = 2380 € à son éditeur, qui avec cela doit payer le maquettiste et l’imprimeur.

      Alors d’accord, Delcourt a sa propre structure de diffusion, et donc récupère aussi de l’argent sur la diffusion d’un exemplaire. Mais je ne sais pas dans quelle mesure l’argent de la diffusion profite (ou non) à l’éditorial. Je n’en ai donc pas tenu compte.

      Il y a aussi la question de la rémunération des rédacteurs en chef, qui sont par ailleurs directeurs de collection chez Delcourt. Leur rémunération pour ce travail (car faire une revue, c’est un travail, qui prend du temps) est-elle incluse dans leur rémunération habituelle ou ont-ils un forfait par numéro ? Je n’en sais rien. De même que je ne connais pas le tirage de "Papier". Probablement entre 5 et 10 000 ? En tout cas, dans l’hypothèse d’un tirage à 5000, pour espérer être bénéficiaire ou au moins faire une opération blanche, il faudrait que chaque exemplaire coûte moins de 0,476€ à fabriquer (2380 divisé par 5000 = 0,476). C’est dans l’ordre du possible (et je note au passage que "Papier" est imprimé en France).

      Bref, tout cela pour dire que 40€ la page, c’est cohérent avec ce que nous savons du projet, de son tirage, de son prix de vente public, etc.

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      • Répondu le 29 septembre 2013 à  00:25 :

        OK alors 40€ la page c’est pour des ventes à 3000 exemplaires (pas très ambitieux ça pour une revue), mais est-ce qu’au delà de 3000 ventes les auteurs touchent des droits d’auteurs ? Auquel cas on considère que 40 euros la page c’est une avance sur droit (pas lourde quand même).

        Si l’éditeur est distributeur, il récupère 60% du prix de vente.

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      • Répondu par RG le 29 septembre 2013 à  11:15 :

        "On est des pauvres paysans" disait Fernand Raynaud...
        Si on suivait votre raisonnement, je pense que la plupart des auteurs pourrait aller postuler au RSA (ah ???C’est déjà le cas ?!!).

        Faire 188 pages, c’est un choix éditorial.Je vous ferai remarquer qu’en divisant la pagination par 2, les auteurs auraient pu espérer 80 euros la pages...

        Si,on choisit un volume d’autant de pages, on assume aussi les coûts et ce n’est pas normal de demander d’amortir ce coût uniquement à l’auteur. Ca peut se comprendre quand (même si je ne cautionne pas un tel prix) sur une petite structure, mais Delcourt,qui, rappelons-le, a un chiffre d’affaire de plus de 32 millions d’euros en 2012, peut-se permettre de payer ses auteurs correctement....
        Je me demande également si l’éditeur va voir son imprimeur en lui disant : "Dis j’ai un projet de revue assez volumineux, mais du coup ça va faire cher.Pourrais-tu diviser par deux tes prix d’impressions ?!"...On se doute bien que non et que c’est toujours à l’auteur qu’on rabote la rémunération.

        Aussi, je ne comprends pas que des auteurs acceptent de travailler à ce prix. Il ne faut pas venir se plaindre après si la précarité dévaste notre métier.
        En acceptant de casser les prix, on cautionne un système ultra-libérale qui ne profite qu’à l’éditeur !

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        • Répondu par Jean-Paul Jennequin le 29 septembre 2013 à  14:44 :

          "…en divisant la pagination par 2, les auteurs auraient pu espérer 80 euros la page…" Ah, non, désolé, cela ne fonctionne pas comme ça. Vous-même "ne cautionne(z) pas un tel prix" de 9,95€ pour 192 pages. Je suppose que vous cautionneriez encore moins un prix de 9,95 € pour 96 pages. Si l’on divise le nombre de pages par deux, on baisse aussi le prix de vente.

          D’autre part, pourquoi 192 pages ? Il se trouve que c’est le nombre de pages de beaucoup de mangas. "Papier" a le format d’un manga, sa pagination, utilise le même papier, etc. Je ne crois pas que l’éditeur ait avec son imprimeur la conversation que vous imaginez. Par contre, quand on fait réaliser chez le même imprimeur beaucoup de livres du même format, on peut effectivement obtenir des réductions parce que l’imprimeur a moins de frais (de calage et de réglage des machines par exemple), qu’il peut acheter de plus grandes quantités du même papier et le payer moins cher à l’unité, etc. Ce format standard de 192 pages déjà utilisé pour des mangas et certains livres de la collection Shampoing permet d’avoir des ouvrages coûtant moins cher à fabriquer à l’unité que si l’on sort de ce format standard (par exemple en ne faisant que 96 pages, le réglage des machines n’est pas le même et doit donc être changé spécialement pour un tirage de - mettons 5000 exemplaires).

          RG, il me semble que ce que vous reprochez à Delcourt, c’est de ne pas financer à perte cette revue en utilisant les bénéfices issus d’autres séries qu’il édite. C’est un choix qu’il fait en tant qu’éditeur. On peut certainement envisager d’autres manières de publier une revue de BD, que ce soit sur papier ou uniquement en numérique. Je pense à la revue "Professeur Cyclope", en particulier. Dans ce cas, il n’y a pas d’imprimeur à payer, pas de diffuseur ni de libraire qui prennent leur pourcentage. On peut donc penser que l’essentiel des ventes va aux auteurs et que leur rémunération dépend donc du nombre d’abonnés. On pourrait envisager une revue papier vendue uniquement par abonnements.

          Il serait intéressant de savoir quelles sont les rémunérations des auteurs dans les revues existantes (numériques et imprimées). Des lecteurs de ce forum le sauraient-ils ?

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          • Répondu par Gwen le 29 septembre 2013 à  17:58 :

            Cher Jean-Paul,
            les auteurs de Pr Cyclope sont payés 150€ la planche format "roman graphique" ou "comics". C’est à dire environ 6 cases. Comme on favorise d’autres formes narratives que la planche classique (même s’il y en a quand même dans le magazine), on doit trouver des équivalences. Par ailleurs, les frais technologiques et de structure ne sont pas anodins non plus, même s’il n’y a pas d’impression. Vous seriez étonné :) L’équilibre financier se fait donc grâce aux abonnements (et à d’autres sources de revenus en développement) mais aussi à grâce à notre co-producteur ARTE.
            Gwen

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            • Répondu par RG le 29 septembre 2013 à  20:15 :

              Travail respectable et respectueux.
              Bravo Cyclope.

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        • Répondu par Raymond le 29 septembre 2013 à  15:29 :

          je ne comprends pas que des auteurs acceptent de travailler à ce prix.

          Trondheim,Vives, Bagieu dans le prochain et Boulet dans celui d’après sont payés bien plus cher à la page.

          40 euros c’est le prix pour les bloggeurs et les auteur étrangers inconnus qu’ils vont chercher et à qui on dit que c’est une chance pour eux, qu’ils vont être exposés, que c’est une belle mise en valeur de leur travail d’être à côté de Trondheim,Vives, Bagieu et Boulet, qu’ils peuvent même espérer avoir un bouquin publié dans Shampooing. C’est comme ça que ça se passe.

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          • Répondu par Jean-Paul Jennequin le 29 septembre 2013 à  21:10 :

            Gwen, merci pour cette info. Et effectivement, qui dit revue numérique ne dit pas absence de frais autres que le paiement des auteurs. Ce serait possible d’avoir un ordre de grandeur de ces frais ?

            Raymond, vous dites que certains auteurs de "Papier" sont payés plus chers que 40 € la page. Combien ? Et (si vous pouvez le dire) d’où tenez-vous cette information ?

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            • Répondu le 29 septembre 2013 à  23:40 :

              J’imagine que Trondheim est payé aussi pour son rôle d’éditeur Shampooing et rédac chef de papier.

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              • Répondu le 30 septembre 2013 à  20:49 :

                Trondheim a déclaré dans plusieurs interviews gagner sa vie avec sa production hors bande dessinée (pub, dessin animés, etc...). il est peu probable qu’il se serve de cette revue pour grappiller quelques sous. Mais on peut toujours imaginer que...

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                • Répondu le 30 septembre 2013 à  21:19 :

                  C’est un peu stupide comme posture, car sans ses bd, il n’a pas de dessins animés et la pub ne lui demande rien. Croyez-vous vraiment qu’il fasse rédac-chef de Papier et éditeur de Shampooing gratuitement, pour les beaux yeux de Guy Delcourt ?

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          • Répondu par Fred Boot le 3 octobre 2013 à  18:38 :

            Yannick Lejeune affirme que ce tarif est le même pour tous les auteurs. D’où tenez-vous votre contre-information ?

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    • Répondu le 29 septembre 2013 à  15:35 :

      40euros c’est pas cher payé, mais combien sont payé les auteurs qui participént à des revues numérique sur le net ? S’ils sont payé.

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      • Répondu par RG le 29 septembre 2013 à  17:14 :

        Pour le moment on ne peut pas comparer avec un médium qui fait ses premiers pas et qui n’est pas encore établis dans les habitudes de lecture de la masse.

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  • "Papier", une revue déterminée à (ne pas) "lâcher prise"
    30 septembre 2013 17:16, par Quentin

    Lancer une revue en se disant qu’on en vendra 3000 copies est un manque évident d’ambition, il faut faire son boulot pour en vendre 30 000 exemplaires, càd faire une très bonne revue à un prix abordable, bien distribuée et tabler sur une opération de lancement publicitaire à grande échelle. Pourquoi les auteurs devraient se serrer la ceinture pour le manque d’ambition de l’éditeur. C’est à l’éditeur de correctement rétribuer ses collaborateurs et de vendre sa revue en conséquence, si c’est pour pas vendre plus qu’un fanzine moyen, ce n’est pas la peine d’être éditeur.

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  • La création se paye normalement. Les éditeurs n’arrivent pas à rogner sur leur propre salaire (les éditeurs ont un niveau de vie bien supérieur à celui des auteurs), ni sur les frais d’imprimerie, ni sur l’énorme part distributeur/librairie (comme écrit Tardi dans Stalag IIB page 123 "comme certains pédants libraires qui s’imaginent avoir écrits les livres qu’ils vendent"), pourquoi faudrait-il que les seuls indispensables de la chaine qui fournissent la matière première sans laquelle les autres ne sont rien, subissent cette perte de revenu, cette déflation du niveau de vie ? Car les auteurs sont des adultes, père et mère de famille, avec un loyer ou un crédit, des factures et des tas de frais liés au métier (matériel informatique hors de prix par exemple), qui ont besoin de revenus corrects pour avoir un train de vie décent, ce ne sont pas tous des débutants de 22 ans habitants chez leurs parents, ou des petits bourgeois qui peuvent monter leur boite pour s’auto-éditer 15 ans avant de fagociter l’ensemble de la profession. Quand la pratique d’un métier ne permet plus d’en vivre, quand un professionnel en pleine possession de son art et de son talent devient un travailleur pauvre, est-ce encore un métier ?

    Auteur de bande dessinée est-il encore un métier ou un hobby pour gens riches ?

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    • Répondu par Sergio Salma le 1er octobre 2013 à  01:26 :

      Cette question donne l’impression que votre thèse est :" Il y avait 500 auteurs et tous vivaient correctement de leur métier, sans souci de régularité ou de succès estimé. Avant, s’engager dans cette activité était sans risque et était bien payé". Que vous opposez à " aujourd’hui , ces mêmes 500 auteurs ont du mal à joindre les deux bouts".

      Or, la réalité est et fut :" Etre auteur de bandes dessinées n’a jamais été un métier confortable. Il rapportait et rapporte de l’argent dans le seul cas où la vente des albums dépassent un certain seuil". La situation actuelle est : " Il y a non plus 500 mais 4000 auteurs qui sont arrivés dans la profession alors que la presse ne permet plus d’absorber tous ces talents en les rétribuant régulièrement. Ils sont sur le marché du livre désormais qui a depuis toujours un autre mode de fonctionnement et une autre économie. Cette économie existait mais pour les écrivains, les essayistes voire les écrivains -jeunesse c’est-à-dire que toutes ces branches étaient très mal payées , leurs auteur(e)s étant dans la très grande majorité des journalistes, des professeurs etc...exerçant leur activité en complémentarité de cette autre profession.

      Vous ne parlez en aucune manière du seul fait qui font se rejoindre toutes ces activités "à risques". Un comédien , un artiste, un auteur de bandes dessinées est rétribué au résultat. Au résultat réel ou à l’estimation du résultat. On lui accorde une avance (et non un salaire) sur ce que l’éditeur estime une couverture raisonnable de ce que le livre( la chanson, le film...) risque de rapporter. Il peut se tromper bien sûr.

      Plus vous avancez plus vous pouvez espérer des chiffres raisonnables pour le livre envisagé ( dans la mesure où vos précédents ouvrages ont effectivement obtenu de bons résultats) ; entrant ainsi dans un mode de fonctionnement qui permet à certains auteurs d’avoir des avances correctes voire confortables selon le genre d’ouvrages et selon le type d’éditeur avec lequel il s’associe.

      Vous caricaturez les 2 parties : " Un éditeur gagne plus qu’un auteur". De quel éditeur parlez-vous et de quel auteur parlez-vous ? Il y a des centaines de configurations possibles.

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      • Répondu le 1er octobre 2013 à  03:10 :

        Ca n’a pas grand-chose à voir, car il s’agit là d’une revue. Quand on travaille pour une revue, on est en droit d’exiger une juste rétribution de son travail, comme c’est le cas chez Spirou, dans Fluide Glacial, dans Mickey, Tchoo (rip), Capsule cosmique (rip), Tintin (rip)ou chez Bayard/Fleurus/Milan. Ce n’est pas une avance sur droits, mais une pige payée à la page, et là 400€ est plus proche d’un prix honnête que 40€.

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        • Répondu par Jean-Paul Jennequin le 1er octobre 2013 à  21:36 :

          C’est intéressant cette réponse qui commence dans le présent ("Quand on travaille pour une revue…") et qui glisse subrepticement dans le passé en citant des revues qui ne paraissent plus ("Capsule Cosmique" depuis 2006, "Tintin" depuis un bon quart de siècle). Si l’on veut citer des exemples de revues de BD qui paraissent aujourd’hui et sont disponibles en kiosques, je ne vois guère que "Fluide Glacial", "Psikopat" et "Spirou". "Le Journal de Mickey" n’est pas une revue de BD, c’est une revue jeunesse qui publie de la BD, essentiellement des traductions et des reprises de BD déjà parues en album.

          Deux questions, adressées à tous les lecteurs de cette discussion :
          1) quelqu’un connaît-il les tarifs à la planche pratiqués à "Spirou", au "Psikopat" et à "Fluide Glacial" ?
          2) le paiement des planches dans ces revues est-elle une pige ou une avance sur droits (d’un album à paraître), voire un mélange des deux ?

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          • Répondu le 1er octobre 2013 à  22:00 :

            Vous oubliez toutes les bd de création dans les revues Bayard, Fleurus, Milan, ça fait beaucoup de pages chaque mois.

            Chez Fluide le prix de base se situe autour de 320 euros nets la page (dixit l’interview de Lindringue aujourd’hui sur ce site).

            Dans Spirou c’est 340 euros la page.

            Dans le Psykopat ça doit être moitié moins mais je n’ai pas d’infos fiables.

            Et dans Pr Cyclope (en numérique donc) c’est 150€ la planche.

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    • Répondu le 1er octobre 2013 à  01:50 :

      Hélas non, c’est un passe-temps de parisien désœuvré. Tous au Festiblog pour célébrer cette mutation..

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      • Répondu le 1er octobre 2013 à  03:12 :

        Pendant longtemps écrivain était une occupation de fils de famille désoeuvré vivant des rentes de sa famille, c’est d’ailleurs pour ça que l’essentiel de la littérature est petite bourgeoise.

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      • Répondu par Oncle Francois le 1er octobre 2013 à  13:17 :

        Vous avez raison, les blogueurs ont donné l’impression que leur travail visible sur le net était gratuit et ne valait rien (alors que tout travail mérite salaire, c’est connu). Il semble que la tendance soit donc pour les éditeurs avisés de proposer des contrats moins juteux que ceux d’avant. Dans le cas de Papier, c’est un peu normal puisqu’un de ses deux éditeurs est justement un des créateurs du Festiblog !! La boucle est donc bouclée, du moins en ce qui le concerne. Clairement, il vaut mieux être éditeur (ou plutot salarié chez un grand editeur) qu’auteur.

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  • J’ai feuilleté en magasin, ça ne m’a pas donné envie de l’acheter. J’ai lu l’histoire de Trondheim, c’est rigolo, comme du Trondheim à l’ancienne.

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    • Répondu par jean-gab le 3 octobre 2013 à  10:56 :

      Il y a une belle histoire de Florence Dupré Latour.

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