Parker & Badger - T6 : "Jobs-Trotters aux USA" - Par Marc Cuadrado - Dupuis

9 septembre 2008 0 commentaire
  • Après nous avoir raconté la jeunesse de ses personnages, dans "{Mon frère, ce blaireau}", {{Marc Cuadrado}} nous surprend à nouveau en envoyant ses personnages aux Etats-Unis dans un long récit de quarante-quatre planches. Une véritable prouesse narrative puisque chaque page peut être également lue sous la forme d’un gag !

Parker, un jeune homme continuellement en quête d’un emploi, est accompagné de Badger, un blaireau. Parker est un benêt instinctif, qui préfère foncer plutôt que de réfléchir aux conséquences de ses actes. Heureusement, Badger, veille. Il s’occupe des tâches ménagères, lui trouve des jobs précaires. Il l’aide même souvent à échapper aux problèmes qu’il se crée.

Pour boucler leur budget, les deux compères acceptent des petits boulots. Ils viennent d’ailleurs de dénicher un job de bagagiste à l’aéroport. En partant travailler, ils tombent sur leurs propriétaires, les Garcia ! Parker et Badger n’ont pas d’argent pour payer les échéances locatives en retard. Les Garcia, pour une fois, n’y prêtent pas attention. Le couple leur demande de les conduire à l’aéroport car ils partent en vacances aux USA.

Parker découvre que Clarisse, la femme qu’il aime, est également en partance pour les États-Unis. Elle est en galante compagnie, ce qui met hors de lui notre looser professionnel. Ili décide d’embarquer incognito dans la soute à bagage de l’avion. Destination : New York ! Parker & Badger se retrouvent ainsi, sans papiers et sans argent, aux États-Unis. Ils vont devoir traverser ce pays pour retrouver Clarisse. De New-York à la Californie, en passant par l’Arizona, la Géorgie, le Kansas, le Texas, etc.

Parker & Badger - T6 : "Jobs-Trotters aux USA" - Par Marc Cuadrado - Dupuis
Extrait du T6 de "Parker & Badger"
(c) Cuadrao & Dupuis

Marc Cuadrado nous avait habitués à l’excellence. Les fidèles lecteurs de Parker & Badger seront sans doute un peu déçus par cet album. Certains « gags » ont été créés pour les besoins narratifs et pour les transitions entre les séquences. La qualité de leurs chutes s’en ressent : ils ne sont donc pas désopilants ! Réaliser une histoire de 44 pages constituée de 44 gags indépendants est un exercice difficile. Mais heureusement on retrouve régulièrement des gags d’une qualité comparable à ceux dont l’auteur nous avait habitués ! L’exercice de style narratif et le renouvèlement de la série imposaient ce sacrifice. On ne s’en plaindra donc pas.

Parker & Badger ramènent des États-Unis deux petites surprises qui ménageront sûrement un peu de piquant au prochain album...

(par Nicolas Anspach)

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