Persépolis, le dessin animé, bientôt sur nos écrans

  • C’est un des {buzz} les plus fameux du cinéma français et à n’en pas douter un succès annoncé. L’adaptation en dessins animés de Persépolis de {{Marjane Satrapi}} qu’elle réalise elle-même depuis deux ans avec {{Vincent Paronnaud}} (alias Winschluss, quand il fait des bandes dessinées) devrait sortir en salle le 27 juin prochain.

Le film est produit par Marc-Antoine Robert et Xavier Rigaud pour la société 247 Films. Il bénéficie d’un budget de 6,06 millions d’euros [1]. Vendu à l’international par Celluloid Dreams, le film a été déjà préacheté entre autres par Sony Classics pour les États-Unis. Il est distribué en France par Diaphana.

L’histoire reprend pour l’essentiel le récit des albums parus à l’Association et qui ont vendu 1,2 millions d’exemplaires de par le monde, dont 400.000 en France. Elle raconte l’enfance de l’auteur en Iran jusqu’à la chute du Shah et le début de la guerre avec l’Irak, puis son adolescence en Autriche, avant qu’elle ne revienne brièvement dans son pays. « Les gens se rendront compte que le film très différent de la BD, prévient néanmoins Marjane Satrapi, car il y a 50% de Vincent dans la réalisation du film. » Ce choix est profitable au film, selon Marjane : « Si je l’avais fait moi-même tout seul, ce film, j’aurais fait un film d’art et d’essai. Du Bergman, mais en plus chiant ! ».

Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Danielle Darrieux et Simon Abkarian prêteront leurs voix aux principaux protagonistes. Pour patienter d’ici juin, on peut aller sur la page de l’artiste sur MySpace où Marjane Satrapi raconte comment elle a réalisé le film, tout en y dévoilant quelques images. Ce qui a pour effet d’augmenter notre impatience !

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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[1En ce inclus un soutien de 900.000 euros de France 3 Cinéma (450.000 en préachat et 450.000 en coproduction), 500.000 euros d’avance sur recettes et 70.000 euros d’aide aux nouvelles technologies en production du Centre National de la Cinématographie (CNC), 67.000 euros de la fondation GAN et un co-financement américain de Kathleen Kennedy (productrice de Steven Spielberg).