Philippe Valette reçoit le Prix Landerneau 2017 pour « Jean Doux et le mystère de la disquette molle »

16 novembre 2017 2 commentaires
  • En prélude aux nominations du Festival de la BD d’Angoulême qui seront connues fin novembre, le Prix Landerneau des Espaces culturel Leclerc ont désigné leur lauréat, très opportunément, juste avant les fêtes. Il s’agit de « Jean Doux et la disquette molle » de Philippe Valette (éditions Delcourt).

C’est de bonne guerre, Michel Edouard Leclerc, passionné bien connu de la BD, dégaine son prix juste avant les fêtes, histoire de donner à ses clients des idées de cadeaux. Il faut dire que les Espaces culturels Leclerc pèsent lourd dans le paysage de la bande dessinée. Avec ses 23 millions de BD vendues dans l’année 2016 (la BD pèse 14,% du chiffre d’affaires livre de cette association de commerçants indépendants) répartis sur 217 points de vente, on comprend que hier se pressaient les plus hautes instances des maisons d’édition qui figuraient dans la liste des nominés : commerciaux, éditeurs…, mais aussi Vincent Montagne, président du Syndicat National de l’Edition (et de Média-Participations) et Guy Delcourt, président de la section BD du SNE (et des éditions Delcourt…). Mais bon, lui c’est normal, puisque c’est son label qui emporte la palme cette année…

Philippe Valette reçoit le Prix Landerneau 2017 pour « Jean Doux et le mystère de la disquette molle »
Le jury du Prix Landerneau hier. Michel Edouard Leclerc reçoit le vainqueur, Philippe Valette (au centre, avec son album), en présence du président du Jury, Juanjo Guarnido, le dessinateur de "Blacksad" (à dr. du lauréat
Photos : D. P

Justement, quelle est-elle ? Il s’agit d’un album de Philippe Valette, un auteur qui s’était distingué par son album « Georges Clooney, une histoire vrai  » (avec la faute d’accord assumée dans le titre), « Un album clivant, comme on dit, écrivait dans nos pages David Taugis. Mais il reste indéniable que l’histoire, malgré ses facilités, tient la route, et parvient parfois à universaliser son humour ultra-référencé. »

Son dessin marqué par l’esthétique du cinéma d’animation et du jeu vidéo se remarque en effet, comme son album, paru en janvier 2017 juste avant Angoulême et qui figurait dans les nominés du Prix ACBD 2017 : Jean Doux et le mystère de la disquette molle. Vous savez, ces « flappy disks  » seulement capables de stocker 256 kilobits dont on se demande aujourd’hui comme l’humanité a pu vivre avec « ça »…

« Jean Doux et le mystère de la disquette molle » de Philippe Valette (Ed. Delcourt).

Il en trouve une, datée de novembre 1976, soigneusement conservée dans une mallette cachée dans le faux plafond du débarras son bureau, une boîte spécialisée en perdition dans la fabrication des broyeuses à papier…

Qu’y a-t-il dans ce mystérieux fichier qui mérite qu’on le cache si précautionneusement ? C’est toute l’intrigue de cet album qui, comme Le Teckel d’Hervé Bourhis, lauréat 2014 du Prix Landerneau , fleure la nostalgie d’avant l’invention Facebook et Twitter…

Un choix plutôt bien vu de la part d’une enseigne que l’on pouvait croire dédiée aux seuls best-sellers.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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