Pour la rentrée, les 10 commandements du Syndicat des auteurs de BD

  • Alors qu’une nouvelle génération d’auteurs sort des écoles et s’apprête à débouler sur le marché, le Groupement des Auteurs de Bande Dessinée du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC) énonce les « 10 commandements » d’un jeune auteur prudent « pour des relations juridiques plus équilibrées avec les éditeurs ».

On peut résumer ainsi le communiqué adressé par la SNAC (dont l’intégral figure ci-dessous en PDF) :

1. Tu ne cèderas pas ton talent Ad Vitam Aeternam
2. Tu ne cèderas pas sans contrepartie tes droits audiovisuels
3. Tu ne lèveras pas ton crayon sans une avance ou une contrepartie financière adaptée
4. Tes droits, tu récupèreras, si ton œuvre n’est pas exploitée
5. Des informations loyales de ton éditeur, tu obtiendras
6. Tu ne seras pas revendu comme du bétail sans ton autorisation
7. Les provisions de retour, tu contrôleras
8. Une exclusivité limitée (droit de préférence), tu accorderas
9. Par un contrat séparé l’utilisation numérique de ton travail, tu cèderas
10. Avec l’éditeur, les conditions de promotion, tu organiseras

Si la plupart des revendications sont légitimes et figurent déjà dans les contrats des maisons d’édition normalement constituées, celle sur la clause intuitu personnae (point 6) est la plus complexe car elle fragiliserait la position de l’éditeur vis à vis des tiers, actionnaires ou partenaires commerciaux. Le point 10 est également difficilement imposable par des auteurs débutants.

Cette charte même si elle procède, dans le détail, de certains vœux pieux, a le mérite de rappeler qu’un contrat est bilatéral, c’est à dire le résultat d’une négociation entre un auteur et son éditeur. Le dessinateur Peyo, fils d’un agent de change, connu pour avoir plutôt bien géré son patrimoine éditorial, disait communément : « La différence entre moi et certains de mes collègues, c’est que je lis les contrats avant de les signer, pas le contraire.  »

Il faut cependant mettre en garde certains auteurs. Ces négociations sont toujours le fruit d’un rapport de force. Une exigence trop grande peut faire capoter le contrat, surtout si l’on est un débutant. C’est précisément pourquoi il faut avoir une bonne connaissance des enjeux et des points de négociation, histoire de limiter les dégâts…

Le communiqué intégral de la SNAC-Groupement BD

Pour la rentrée, les 10 commandements du Syndicat des auteurs de BD
Les 10 recommandations avant de signer un contrat d ’auteur de BD
par la SNAC-BD

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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29 Messages :
  • Une exigence trop grande peut faire capoter le contrat, surtout si l’on est un débutant.

    Il est bon d’avoir des exigences, même en étant débutant, si l’éditeur ne les accepte pas, il n’y a rien à regretter, c’est qu’on n’avait rien de bon à faire avec lui et que ça aurait "capoté" de toutes façons à un moment. Il ne faut pas renier sur ses principes, sa dignité, son honneur en particulier quand on débute. Vous serez respecté si vous vous respectez vous-même et ne travaillez pas à n’importe quel prix.
    L’éditeur ne vous fait pas une faveur en vous éditant, c’est vous qui lui faîtes une faveur en lui confiant le plus cher : votre oeuvre. A lui d’en être digne et de tout faire pour la porter au public.

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    • Répondu le 5 septembre 2008 à  08:10 :

      le débutant doit d’abord finir ses planches. le confirmé aussi, me direz-vous, certes, mais là, il y a des chances pour que le fameux rapport de force soit en sa faveur...

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    • Répondu le 5 septembre 2008 à  10:30 :

      C’est beau ce que tu dis, naÏf et crédule, mais beau.

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    • Répondu par godar le 5 septembre 2008 à  12:37 :

      ...En même temps, je pense sincèrement que venir en ayant plein d’exigence pour sa première expèrience n’est pas vu d’un bon oeil.
      On est dans le cadre de surproduction actuellement, et les exigences sur la promo de l’éditeur etc me laisse septique.
      Car, souvent les choses sont traités rapidement, par téléphone et ce n’est pas rare que des points soient passé à la trappe.
      Si un album rencontre un succès en se vendant correctement, il est plus facile de négocier avec l’éditeur sur les points qui ont pu faire défauts sur le premier contrat.
      Pas la peine de tomber dans une paranoïa dès le début.
      Il suffit de regarder, le nombre de "zep" qu’il y a sur le marché pour comprendre qu’un succès (qui rapporte des droits à l’auteur)reste rare.

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      • Répondu le 6 septembre 2008 à  02:19 :

        Godar, votre naïveté atteint des proportions dangereusement astronomiques ! Si le SNAC existe c’est bien pour se démarquer de cette attitude soumise et ignorante dont votre post témoigne -bonjour la conscience politique par ailleurs.... "nous sommes en période de sur-production, donc pour survivre fermons nos gueules et produisons". Vous me faites froid dans le dos !

        Quand à renégocier -après succès(?)- un contrat qui vous lie pour 5 ans ou plus... je m’en tiens encore les côtes de rire...

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        • Répondu par Sergio Salma le 6 septembre 2008 à  12:37 :

          Je ne trouve pas que Godar soit si naïf que ça. Il me semble au contraire très sage d’aborder toute relation humaine avec délicatesse. 
Vous avez en revanche une vision très tranchée. Vous caricaturez en utilisant les termes” Fermons nos gueules et produisons.” Il me semble que vous arrivez dans le métier avec la machoire serrée de celui qui veut pas qu’on se foute de sa gueule. Bon, chacun sa manière.

 Il y a beaucoup de choses à dire et à avouer sur la confraternité de gens dont l’égocentrisme est le pire des défauts et la plus grande qualité. Un artiste se doit de cultiver cet aspect de sa personnalité pour l’exprimer à sa manière. Quand ,aux détours de ses activités, on lui demandera de s’associer à la misère des autres, il devra souvent se faire violence. Cette charte est à mon avis un pis-aller nécessaire ; il y a une grande proportion d’auteurs qui n’ont effectivement pas les pieds sur terre et qui ne verraient pas les avantages à apprendre à lire tous ces petits paragraphes alambiqués si on ne les y forçait pas.

          A leur décharge , je dirais que s’ils avaient les pieds sur terre, ils ne se lanceraient peut-être pas dans la vie avec l’ambition de dessiner des pages de BD , de faire vivre des personnages, de raconter des histoires et d’espérer en vivre ; il y a une part d’inconscience qui va de pair avec l’ambition.

          Etant auteur et ayant dans mon entourage quantité d’auteurs, je commence à me rendre compte de la réalité de ces paperasses essentielles tout en y accordant (on ne se refait pas ) une importance relative. Si Godar insiste sur la surproduction ou ce genre de choses qui constitue l’environnement actuel, il n’ a pas tout à fait tort ; ces choses conditionnent un état d’esprit général. On aura vite fait d’imaginer la grosse boîte avide et le pauvre petit auteur tout perdu. Quid des auteurs confirmés qui signent chez des éditeurs débutants ?

          Il s’agit en effet , s’il y a 2000 signatures de contrats, de 2000 cas de figure. L’auteur confirmé qui a déjà un paquet de succès à son actif , qui a envie de signer un nouveau projet de série avec un dessinateur lui aussi confirmé ayant de son côté un immense succès ne va pas se gêner pour imposer ses desideratas . Il s’agit c’est indéniable d’un rapport de force(s) , pourquoi le nier. Au moment où débute l’affaire, il y a un déséquilibre que les défenseurs des droits de l’auteur (dans son sens le plus large ) négligent souvent( je ne les en blâme pas, je relève le fait) : l’éditeur va débourser de l’argent, il va investir. Pour le premier livre, pour sans doute les 2 ou 3 premiers , sauf cas exceptionnel, il va investir sans être sûr de gagner quoi que ce soit. Et le contrat est signé dans ce contexte –là ; schématisons en imaginant un éditeur qui a une force commerciale moyenne et un auteur qui aurait déjà fait ses preuves. Il me semble évident que cette signature va induire un climat qui ne pourra pas exister si l’auteur est un débutant avec un graphisme hésitant et des idées très originales. L’éditeur en face aura raison , non pas de se méfier, mais d’assurer ses arrières.

          Tout ce qui concerne l’après. On signe pour un livre mais viennent ensuite les éventuelles séquelles positives. Droits audiovisuels, produits dérivés etc…Là aussi que d’angoisses et de crispations pour des effets qui ne concerneront que 1% des sorties d’albums(et encore !).

          Chacun de nous se doit d’envisager l’avenir selon ses propres capacités, sa propre énergie , ses propres projets d’avenir. Il me semble inopportun pour tout le monde de signer quoi que ce soit pour 5 ans ! C’est justement à cause de cette envie de certitudes que ce genre de notion a encore cours. Il s’agit d’une période qui correspond aussi à un nombre de titres et qui est relié , c’est le nerf de la guerre, à un amortissement bancaire. Tout cela correspond aussi ( peut-être ) à une vision archaïque. On ne met plus 1 an et demi pour faire un livre ; on est bien obligés de travailler plus vite ; la fonction créant l’organe, les auteurs ayant changé leur manière d’être et de travailler puisque le monde lui aussi a bien évolué.

          Je crois que vous négligez véritablement l’aspect humain de cette relation contractuelle. Si ça se passe mal après deux albums ( à tous points de vue) les négociations seront difficiles et si les résultats sont corrects , on pourra toujours voir comment ajuster ce qui n’était qu’un statut de départ. 

Il me semble que le SNAC a pour vocation d’encourager les éditeurs à ne pas abuser de cette position de payeur. Mais RIEN n’oblige l’auteur à aller à la rencontre de cet éditeur si vorace. Comme RIEN ne l’oblige à lui être fidèle jusqu’à la mort !
          Toutes les activités qui sont menées avec cette méfiance qui vire à la paranoïa pour certains ne peuvent aboutir à du plaisir. Je ne prône pas la candeur et la naïveté mais je suis horrifié par cette envie de “manager” sa carrière quand on est encore qu’aux prémices.

          Je suis d’accord avec vous quand vous indiquez qu’il faut prendre garde ; mais je soulignerais que notre principal “ennemi” c’est nous –même. Notre inertie, nos habitudes, nos ambitions parfois déplacées, nos prétentions . L’éditeur en face n’est qu’un partenaire, ponctuel, auquel on confie une partie de notre travail pour qu’il essaie lui de faire fructifier l’association. Dans un premier temps, c’est lui qui débourse. Sinon, allez demander un prêt à la banque et vous n’aurez de comptes à rendre qu’à vous –même.

          Je suis d’accord pour dire que c’est un peu fou de lui confier toutes sortes de droits mais je défie un quelconque débutant (et on peut débuter dans ce métier pendant 10 années et souvent plus ) d’avoir le temps, l’énergie et la présence d’esprit d’aller seul négocier avec des partenaires nouveaux ( télé, merchandising, presse…). Il y a une part d’orgeuil à lâcher (à mon avis ) si l’on veut s’en tenir à ses plus profondes aspirations. Nos plus profondes aspirations sont de dessiner, raconter et de pouvoir jouir des revenus suffisants pour continuer. Dans un deuxième temps, de pouvoir continuer à le faire dans un relatif confort. Mais si dès le départ, vous arrivez dans l’arène en craignant l’arnaque c’est vous qui êtes une personne intéressée.

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          • Répondu par Saint Peyo le 6 septembre 2008 à  18:19 :

            Sergio, un commentaire résumant ton commentaire tu posteras...

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            • Répondu par sergio Salma le 6 septembre 2008 à  18:44 :

              c + con pli quékça
              le snac c cool mais une bonne bouf c mieux

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              • Répondu par Saint Peyo le 6 septembre 2008 à  18:56 :

                Ainsi, Sergio nous livre le 11ème commandement :

                Snack tu prèfèreras au snake.

                Gloire à Salma !
                Alléluia !

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          • Répondu le 7 septembre 2008 à  17:52 :

            Le discours de Sergio est un discours d’éditeur, pas d’auteur. A l’heure où beaucoup de bd sortent dans l’anonymat et l’indifférence, le débutant qui veut avoir sa chance doit négocier sec ses à-valoir, car plus ceci seront élevés, plus l’éditeur devra vendre ses bouquins pour les amortir.
            Moralité : si l’éditeur croit en votre album il vous proposera des à-valoir conséquants, si ils sont faibles ou inexistants, votre bd ne sera qu’un chiffre de plus dans le bilan à la fin de l’année, alors fuyez-le.

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          • Répondu le 7 septembre 2008 à  17:57 :

            "Mais si dès le départ, vous arrivez dans l’arène en craignant l’arnaque c’est vous qui êtes une personne intéressée."
            Absolument pas,si vous craignez l’arnaque, vous êtes une personne prudente et pas naïve. Ce que Sergio essaye de faire, c’est de l’intimidation, c’est en ça qu’il a une attitude d’éditeur.

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            • Répondu par Sergio Salma le 7 septembre 2008 à  23:36 :

              Désolé d’avance, je pourrai pas faire court.
              C’est très complexe et le risque était grand de me faire mal comprendre. C’est le cas.

              Là, quelque part dans mon (trop long) texte il y a en substance l’idée que chacun doit faire selon ses capacités , son énergie et ses envies.
Bien entendu, si on se prépare à passer plus d’un an sur un récit, il faut donc anticiper pour pouvoir mener à bien le projet dans des conditions décentes. Je parle ici aux auteurs débutants ou aux auteurs qui n’ont pas encore véritablement fait leurs preuves. Mon discours fut peut-être maladroit, incomplet mais pitié ! il ne s’agit pas ici d’une quelconque intimidation. Et ce n’est pas un discours d’éditeur ; c’est le discours d’une personne qui en fréquente et qui a une opinion différente de la vôtre sur le métier, les gens, l’argent .

              Cher…, si vous me connaissiez mieux, vous verriez à quel point cet aspect financier est essentiel à mes yeux(et ce pour toute profession artistique, l’auteur qui bouffe de la vache enragée je laisse ça aux romantiques indécrottables). Mais il me semble qu’il ne faut pas négliger cet aspect “investissement” de l’éditeur. Dans un premier temps, il faut bien lui accorder le bénéfice (déjà ?!) du doute. Il ne va pas publier à moindre coût et par la même ne pas faire d’effort pour mieux vendre le livre. Je comprends votre souci d’être porté, poussé par l’éditeur plutôt que publié du bout des rotatives.

              

Le problème c’est qu’il y a 50 ou 60 auteurs sur lesquels l’éditeur doit faire cette projection en même temps . Oui, ce serait bien qu’il n’en publie que 30, 20, 10 , voire que vous-même pour qu’il investisse tout cet argent sur vous et ne se disperse pas. Idem quant à l’énergie à déployer pour les représentants, les attachés de presse, le marketing etc… Oui c’est la situation idéale , pour l’auteur. L’éditeur lui a plusieurs ambitions. Il a d’abord un catalogue à étoffer, il a souvent en son sein plusieurs directeurs éditoriaux qui chacun ont l’intuition, l’envie de travailler avec certaines auteurs. Cette somme , ce capital dont dispose l’éditeur n’est pas infini. Il mesurera donc ses avances non pas en calculant sur chacun des auteurs( oui bien sûr aussi ) mais en réglant ses rentrées et ses dépenses d’une manière globale. C’est la différence –fondamentale dans ce partenariat. Nous auteur nous avons un ou deux éditeurs comme partenaires. L’éditeur traite avec 30, 50 ou 200 auteurs.

              Je suis plus réaliste que vous ; c’est cela qui me donne cette attitude d’éditeur.
Les mêmes raisonnements pourraient s’appliquer dans d’autres domaines. Si je suis vendeur d’un appartement, si je suis acheteur ou locataire, j’aurai tendance à comprendre l’attitude de la personne avec qui je vais faire affaire. Les aléas de la vie m’ont fait porter les 3 casquettes et j’ai à chaque fois eu le souci de comprendre le raisonnement de l’autre partie.

              Cas de figure 1 : j’ai un graphisme très noir, des idées très intéressantes , originales , un récit de 500 pages avec un ton qui ne ressemble à rien de très balisé. Ça fait ma force mais aussi ma faiblesse. Si je crois en mon projet, le premier qui fera un sacrifice c’est moi. Je fais un pari sur l’avenir mais je veux que ce projet existe ; à moi de le mener à terme dans les conditions acceptables. Je vais donc rassembler mes énergies et travailler sur d’autres choses qui soutiendront ce projet principal. A quoi bon tenter de soutirer 1000 euros de plus à l’éditeur ? Ah oui, vous pensez que si vous lui coûtez plus cher il tentera de revenir dans ses frais en se bougeant le cul. Pardon, en se mobilisant. Sachez que si l’éditeur avait les moyens de vendre ces 300 exemplaires de plus ,il le ferait.

              Cas de figure 2 : un grand auteur connu, reconnu apporte un projet totalement bankable, aux yeux de tous, c’est indiscutable, ça va dépoter. C’est l’éditeur qui étudiera la proposition de l’auteur, cher …/ Eh oui, c’est cruel la vie. Il faut accepter d’être un apprenti d’abord, un pro après et un vieux briscard à partir d’un certain moment.



              Cas de figure 3 : l’éditeur fait un appel du pied à cet auteur adulé mais qui vend peu en définitive. Le contrat qui va lier les deux partenaires sera encore d’un autre ordre ; c’est là que je veux en venir ; le contrat est un terrain d’entente(ou de mésentente) qu’il faut ajuster selon le moment, selon son propre travail et l’estimation plus ou moins raisonnable du succès escompté. Si j’apporte un thriller ésotérico-financier magnifiquement dessiné avec des couleurs très agréables ,un sujet qui se rapproche des meilleures séries US et une option originale qui en font un projet très séduisant, imparable, même si je suis débutant, je peux demander à l’éditeur de bien gérer son capital avec d’autres arguments que si j’ai un style de prime abord casse-gueule.
              Tout ça est relatif évidemment. Combien de plantages avec des oeuvres bien ficelées et que de succès avec des livres plus pointus en théorie !

              

Le malheur est que nous sommes très très nombreux à croire dur comme fer à notre travail. Votre formule” fermons nos gueules et produisons” était déplacée mais le résultat est le même. Dans tous les domaines, s’il y a plus d’offre que de demande (a priori) votre valeur descend (en théorie, à vous d’ajuster). Et non seulement parce que nous sommes nombreux en tant qu’auteurs, mais aussi et surtout parce que le marché peut porter des coups très durs qui feront redoubler le poids de l’investissement.
              Tragique : c’est au moment où on constate une baisse des tous les chiffres que les auteurs sont les plus nombreux. On ne peut pas arriver sur un marché avec les mêmes attentes si la conjoncture est au top ou pas.

              Je ne défends ni l’auteur ni l’éditeur ; je défends l’idée qu’il faut ajuster selon plusieurs paramètres. Et puisque vous avez énoncé l’idée que l’éditeur peut accorder ses ambitions sur votre” prix”, je peux vous donner un exemple tout aussi “rudimentaire”. Si vous ne lui coûtez pas trop cher, il vous garde dans votre équipe plus longtemps ; s’il vous garde dans son catalogue, vous pouvez peaufiner votre travail, l’améliorer. Et peut-être rencontrer le succès, ou un certain succès. Il aura investi et vous aurez investi. La patience est une denrée très nécessaire dans l’accomplissement . Dans tous les domaines et dans celui-ci aussi.

              Votre vision très abrupte est quand même juste” si l’éditeur ne croit pas en votre projet il vous donnera peu..” Prenez ça au pied de la lettre et fuyez effectivement. Sauf que vous arriverez très vite chez un autre éditeur qui sauf cas exceptionnel vous jaugera de la même manière. Nous avons une certaine valeur “vénale”…c’est incontournable.

              Ce n’est pas suivre un discours d’éditeur que de réfléchir à ajuster ses envies à ses prétentions financières ; il s’agit tout simplement d’ une affaire personnelle. Je suis scandalisé d’apprendre que (c’est un exemple) dans le livre –jeunesse, les livres illustrés, les auteurs sont dans 90 % des cas payés des clopinettes. En bande dessinée, le seuil est bien plus élevé. On ne parlera pas des écrivains qui sont quasi-tous obligés d’avoir un boulot qui rapporte de l’argent . Leur activité d’écrivain ne leur rapportant pour une écrasante majorité que la satisfaction de signer des livres.

Le contexte économique est une donnée essentielle . Si le marché connaît un effondrement de tous les chiffres ( il y a santé et santé) , je comprends que les éditeurs (qui sont de simples entreprises commerciales aussi) revoient tous leurs calculs. Je ne suis pas content qu’ils revoient à la baisse mais je comprends qu’ils revoient à la baisse.

On avait déjà débattu de ce souci de “rentabilité” quand on a abordé le droit fixe. Ce sont des procédés qui sont à double –tranchant (salut Pica !) . On accorde un peu d’argent supplémentaire ; l’auteur peut tenir quelques mois de plus mais c’est un leurre. La chute interviendra plus tard mais elle interviendra.

              Et pour conclure(ouf !) , il faut aussi relativiser. Cette “bagarre” au sujet des à-valoirs est dérisoire. Je comprends que certains , s’ils ont une grande ambition, se battent, quitte à casser l’ambiance, pour garder les droits dérivés, se battent pour des pourcentages de droits, se battent pour le suivi et les replacements ; s’ils rencontrent un succès, les retombées seront effectivement conséquentes. Mais on parle ici d’obtenir une misère. C’est justement pour cela que je dirais qu’il ne faut pas se braquer sur cette somme de départ. On n’est pas d’accord sur 1000 , on veut 1080…C’est peut-être là aussi un manque d’ambition. On se dit que cet argent sera peut-être le seul que générera son travail alors autant demander le plus possible !

              Si vraiment on désire obtenir une rentrée d’argent plus importante, reste aussi une possibilité tout à fait honorable. Les instances étatiques accordent des bourses ; on peut s’adresser à elles en vue de complèter les à-valoirs. Il faut aussi se bouger. Démarcher. Et pour le coup , si le projet retient l’attention, ce seront des sommes bien plus intéressantes .


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              • Répondu le 8 septembre 2008 à  10:48 :

                Ah non, l’auteur est en droit de vivre de son travail directement, si il est édité, il ne devrait pas avoir à quémander quelques subsides à l’état pour se nourrir, c’est à l’éditeur d’avoir l’étoffe de ses ambitions, bon nombre d’auteurs débutants (et édités) touchent le RMI, alors qu’ils travaillent à plein temps (oui oui, c’est un vrai travail la bande dessinée), c’est tout à fait anormal.
                Il faut aussi noter que les bourses du CNL ne sont d’un niveau intéressant (pour en vivre) que pour les auteurs déjà installés qui en fait n’en ont pas rééllement besoin, ce système est boiteux.

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                • Répondu par Sergio Salma le 8 septembre 2008 à  12:01 :

                  Système peut-être boîteux mais regardez tout de même les livres qui ont bénéficié de ces aides du CNL. Le système a largement évolué ; on ne paie plus que rarement en avances acquises, on n’est plus forcément payé à la page mais au forfait ; les données ont changé parce que le marché a changé. L’objet livre peut prendre tellement de formes différentes qu’il est a chaque fois le point de départ d’un calcul différent.
                  Un 46-pages qui est de plus pré-publié dans une revue ne pourra pas être rétribué comme un 250 pages noir et blanc. Question de réalités et de réalisme.
                  Le système que vous qualifiez de boîteux fait que des centaines de films se font depuis des dizaines d’années. Il ne s’agit pas de quémander mais de participer avec les moyens du bord à la vie en société. Vous profitez d’allocations ou de revenus de remplacement grâce à des avancées sociales ; ne négligeons pas ces possibilités ; si évidemment on peut s’en passer c’est encore mieux.
                  Boîteux aussi selon vous les conférences et autres ateliers d’écriture ; boîteux aussi les travaux de com ou de pub. Ben , euh, c’est ça notre travail aussi. On peut avoir recours à ce genre de boulots et ainsi envisager le travail sur un récit personnel avec le plus de sérénité possible.

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                  • Répondu le 8 septembre 2008 à  13:36 :

                    Si vous ne lui coûtez pas trop cher, il vous garde dans votre équipe plus longtemps ; s’il vous garde dans son catalogue, vous pouvez peaufiner votre travail, l’améliorer.

                    Vous êtes trop mignon Sergio, vous avez une vision angélique des choses, car, ces dernières années, combien de jeunes auteurs se sont fait virer après un seul album qui ne s’est pas vendu et des à-valoirs ridicules (quand ils en touchaient). Comme beaucoup de séries s’arrêtent au numéro 1, les gens n’achêtent plus, ils attendent de voir la suite, mais comme ils n’achêtent pas, ça ne se vend pas, alors l’éditeur arrête la série et le lecteur se dit "j’ai bien fait de pas acheter, ya pas la suite" !
                    Alors le côté "éditeur qui garde les pas rentables jusqu’à ce qu’ils le soient", c’était bon il y a 15 ans, peut-être 10 encore, mais c’est largement fini.
                    Et ce n’est pas un manque d’ambition de vouloir être rétribué à la hauteur de son travail.
                    C’est peut-être là aussi un manque d’ambition. On se dit que cet argent sera peut-être le seul que générera son travail alors autant demander le plus possible !
                    Vous avez le cynisme d’un éditeur, si vous êtes vraiment auteur, vous êtes ce qu’on appelle un jaune, ou un social traitre.

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                    • Répondu le 8 septembre 2008 à  15:14 :

                      Vous êtes chou, l’âne Onyme, à traîter le premier venu de "social-traître" alors que vous êtes en train de braire vos insultes sous le couvert de l’anonymat.

                      Si ça se trouve, vous êtes un auteur sans talent qui a la prétention de se faire payer ses bouses, d’où votre rancœur.

                      Ou un éditeur communiste.

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                      • Répondu le 8 septembre 2008 à  15:27 :

                        Il va être content Sergio Salma d’être qualifié de premier venu, et méfiez-vous, tous les posts anonymes ne sont pas nécessairement de la même personne, vous-même êtes anonyme là, hors vous n’êtes pas moi (enfin je pense, sinon je suis schizophrène). Sinon, on voit bien que Sergio n’est plus un débutant, car avec un tel discours il se tirerait une balle dans le pied (ou les deux).

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                        • Répondu par Moi le 9 septembre 2008 à  01:00 :

                          Ben, la preuve que tous les anonymes n’émanent pas de la même personne puisque Mr Salma répondit en 1er lieu à mon seul et unique post. Comme je tiens à rester anonyme -j’espère par mon argument que vous comprendrez pourquoi- je signerai "Moi" ...en espérant qu’il n’y ait pas trop de moi sans être moi...

                          Prenons les choses dans l’ordre... j’ai mis le temps à répondre à votre post, Sergio, car sa longueur... Et je ne vais pas vous battre à votre propre jeu.

                          "Un propos déplacé" (cf : fermons nos gueules....) Je ne le crois pas, manquant d’élégance... certainement. Je voulais faire court voyez-vous. Entrainer une réaction, ce que j’ai reçu par votre post... qui en dit plus sur vous et vos a-priori que sur le corps du débat.

                          Vous me prêtez ainsi une personnallité caricaturale pour étayer vos propos (machoîre serrée ?). Permettez-moi de surenchérir : Mr Salma ne marche pas dans les salles de rédactions, il lévite ! Vous parlez de l’égocentrisme des dessinateurs, mais qu’en est-il de l’auto-satisfaction...

                          Et, quand avez-vous dernièrement négocié avec un éditeur ? Je sais pas pour vous mais pour moi je négocie avec des juristes...L’éditeur à un autre travail -même si finalement c’est avec lui que je finaliserai le contrat. En parler en temps "qu’ennemi" même entre guillemets en dit bien plus long sur vos dispositions que les miennes.

                          Et non, je ne vais pas en négociation les machoires serrées. A dire vrai j’y vais avec un certain plaisir. L’appréhension de la négociation est toujours assez stressante mais le moment même est plutôt jouissif...mais je dois être assez pervers.

                          Je suis en ce moment même en pleine négociation : une affaire de prolongation de droits, nous sommes passés d’une somme de zéro euros et d’une menace de mise en demeure devant les tribunaux à... une somme coquette et un contrat d’entente sur droits assez aliénant. Qui gagne, qui perd ? Personne ! Tout le monde !

                          Ça pour les rapports humains, que vous chérissez tant, mais dont vous avez tant de mal à en rendre la teneur véritable. Je leur ai fait gagner de l’argent : j’en veux plus, ils en veulent plus. Y’a vraiment pas de grands mystères derrière.

                          Vous avez visiblement une autre approche que la mienne. Sans ridiculiser mon propos pouvez-vous toutefois admettre qu’une négociation sur tous les points d’un contrat en tous temps en tout lieux est légitime et saine ?

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                          • Répondu par sergio Salma le 9 septembre 2008 à  12:19 :

                            Cher Moi, une négociation sur tous les points d’un contrat est nécessaire et saine .
                            Je n’ai pas indiqué autre chose.
                            Si vous arrivez malgré votre combat (vous parlez de juristes) à continuer à dessiner, écrire, vous êtes taillé pour la bagarre et c’est tant mieux pour vous. Mes luttes et mon énergie je tiens à les placer sur d’autres terrains.
                            Comme pour les opinions politiques, les goûts et les dégoûts en matière artistique ou les conceptions philosophiques, il ne me vient pas à l’idée une nano-seconde de vous faire changer d’opinion ; je vous expose simplement la mienne.
                            Pour ce qui est de ma démarche dans les rédactions, vous avez mis le doigt dessus : dans la mesure du possible, question de tempérament mais aussi de priorités, s’il y a un conflit en vue, comme le moine Foudre bénie dans l’album tuuuuut au Tibet, je lévite .

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                            • Répondu par Sam le 12 septembre 2008 à  19:08 :

                              moi qui espérait un jour me lancer dans la bd... ça ne m’encourage guère. :( . Et tous ces posts sont tellement contradictoires, on ne sait même plus quoi (ou qui) croire...

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                              • Répondu par Moi le 13 septembre 2008 à  23:30 :

                                Ne vous découragez pas, nous parlions entre "pros" Sergio et "Moi". Et sommes visiblement de sensibilité différente.

                                Je m’insurgeais qq peu devant l’attitude soumise de certains posts. Cette attitude je ne puis me la permettre. Je l’ai suivi à mes tout débuts -par timidité, peur(?)- mais le fait est que je suis un dessinateur assez lent. J’ai besoin de maximiser mon profit sur chacune de mes oeuvres.

                                Si vous êtes capables de produire de 2 à 3 albums dans l’année, c’est sûr que vous ne pouvez avoir la même vision que moi d’un contrat.

                                Ce que j’essayais de démontrer à Sergio c’est que très rarement le contrat a été établi par un éditeur, mais par une équipe de juristes qui bien trop souvent ne connaissent rien à la bd et n’ont fait que recopier un modèle de contrat issu de la littérature.

                                A cet égard déjà cela rend tout contrat très discutable sur un nombre important de points.

                                Si votre éditeur a dès le début manifesté un intérêt pour votre oeuvre c’est qu’il trouve qu’il pourra y avoir un intérêt et -selon mon expérience- il sera prêt à renégocier point par point un contrat préétabli. Mais il faut savoir s’arrêter à temps bien sûr...

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  • Second Commandement
    5 septembre 2008 09:10, par Saint Peyo

    2. Tu ne cèderas pas sans contrepartie tes droits audiovisuels

    Pourcentage négocié ne suffit pas. Tu demanderas une avance en contrepartie de tes drois cédés.
    Carrément abusifs sont les pourcentages proposés (50/50 !!!).
    Tes droits tu garderas et vendras à qui tu voudras.
    Producteurs français n’attendent que ça.
    Tu prendras un agent (ou SACD) pour faire tes contrats audiovisuels.
    Environ 10 % des sommes à provenir à ton agent tu verseras !

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  • Beaucoup de grandes maisons d’édition sont de tradition bourgeoise ou catholique (aïe ! on risque le procé là !) Ce constat parle de lui même sur la necessité de créer un syndicat puissant et fort...

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  • Intervention utile du SNAC qui montre -une fois de plus, depuis sa création- le côté préventif et éducatif qu’un bon syndicat se doit de tenir.

    Le "point 6" est en effet un problème, difficilement négociable. On l’a vu récemment dans le cas du rachat du catalogue bd d’Albin Michel par Glénat. Les anciens contrats furent transférés de droit directement chez Glénat et les conditions liées à la pré-publication passèrent ainsi à la trappe et durent être re-négociées arbitrairement au cas par cas.

    Le point 10 me semble être un problème mineur pour les auteurs. La majorité des contrats obligeant unitalérement l’éditeur à assurer une bonne diffusion et promotion de l’oeuvre. Il est recommandé toutefois aux futurs auteurs de s’enquérir des conditions de marketing de la future oeuvre.

    Marrant aussi de constater que les droits sur les produits dérivés ont été omis de ces 10 commandements. Effectivement, peu d’éditeurs sont intéressés par cette clause de nos jours.

    Le SNAC rappelle utilement que TOUT est négociable. Il suffit d’avoir devant soi le temps et la patience nécessaire.

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    • Répondu par Saint Peyo le 6 septembre 2008 à  12:56 :

      " Marrant aussi de constater que les droits sur les produits dérivés ont été omis de ces 10 commandements. Effectivement, peu d’éditeurs sont intéressés par cette clause de nos jours."

      Important la clause des produits dérivés deviendra si adaptation audiovisuelle se fait. Ainsi, tu lieras les produtis dérivés au contrat des droits audiovisuels.

      Amen.

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  • Un jeune auteur avide de signer son premier contrat est par nature faible et démuni face à l’éditeur. C’est une bonne raison pour ne pas en plus le lui livrer pieds et poings liés.
    Le Syndicat des auteurs de BD a le mérite d’exister, ce n’est pas un gadget, c’était nécessaire depuis des années, les éditeurs avaient réussi à tuer dans l’oeuf toutes les initiatives allant en ce sens.
    Dans les années 50, Goscinny avait été un temps black listé pour cette raison, c’est aussi pour ça qu’il avait beaucoup fait avancer les choses quand il en a eu le poids dans les années 60.

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    • Répondu le 10 septembre 2008 à  21:27 :

      ...Vous me faites rire avec vos commandements.
      Dites moi si il y a beaucoup de jeunes auteurs qui sortent un premier album, qui ont un succès immédiat ?
      C’est très très rare.
      ...

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      • Répondu le 10 septembre 2008 à  23:12 :

        ...Vous me faites rire avec vos commandements. Dites moi si il y a beaucoup de jeunes auteurs qui sortent un premier album, qui ont un succès immédiat ? C’est très très rare. ...

        Si les éditeurs faisaient rééllement leur travail, ce serait beaucoup moins rare, mais jamais ils ne font de promotion sur un premier album, lancer en vrac de jeunes auteurs pour voir si il y en a un qui accroche le public est une manière pour eux de jouer au loto, et qu’importe si derrière il y a des carrières brisées dans l’oeuf.
        Pour rappel :
        Article L132-12 du CPI : "L’éditeur est tenu d’assurer à l’oeuvre une exploitation permanente et suivie et une diffusion commerciale, conformément aux usages de la profession."
        Même ça ils ne le font plus toujours, ce sont ces fameux "usages de la profession" qui sont en train de dériver.
        Il suffit de voir comment les jeunes auteurs se démènent sur internet, dans les forums sur leurs blogs et leurs sites pour essayer de faire exister leur premier album tout neuf, ils font là un boulot désespéré qui n’est pas le leur, mais que l’éditeur ne fait plus.

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        • Répondu par Godar le 11 septembre 2008 à  10:58 :

          ...Je vais être très cynique et ça ne va pas plaire.
          Je suis moi même dessinateur de BD, ça fait 10 ans que je fais ce métier.
          Pour avoir roulé un peu ma bosse, je constate juste que ces commandements c’est une utopie pure.
          Les liens qui se tissent entre éditeurs et auteurs ne sont pas si tranché. Il y a bien évidement des points à négocier mais arriver avec un paquet d’exigences quand on veut débuter et lancer un premier album, c’est de la foutaise et c’est mal vu.
          C’est au fur et à mesure qu’il faut négocier et avoir des exigences. Il suffit juste d’être prudent avant de signer, de se renseigner sur les tarifs de page, éviter de s’engager sur un long terme dans une série et signer album après album pour améliorer les points qui auront pu faire défaut.
          Le but c’est de faire ce métier, pas de faire UN album et ça passe par des discussions et de la confiance mutuel.
          Pour ma part quand j’ai débuté, ce qui’ m’importait, c’était de me faire connaitre auprès des gens du métier, parce que je crois qu’il est plus important au début de faire son trou que d’avoir des exigences.
          Les exigences ça vient après, quand on pèse un peu et que l’on fait jouer plusieurs éditeurs sur un projet.
          N’oublions pas que l’éditeur fera travailler plus facilement un auteur avec qui il a des affinités et de bonnes relations, qu’un jeune auteur (même talentueux) qui peut paraitre un peu "prétentieux" avec sa liste d’exigences (qui entre nous figure presque dans l’ensemble des contrats que j’ai pu signer...)

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