Pourquoi j’ai voulu détruire ce monde - Par Bicargo - Ankama Editions

2 mai 2012 1
  • La jeune Deirdre quitte sa station spatiale de toujours pour rejoindre son correspondant sur Terre. Mais la réalité ne correspond pas toujours aux rêves. Une visite guidée rétro-futuriste et tragique.

Dans un futur pas si éloigné, les humains ont pris possession de l’espace, et ont construit des ports appelés "tores", des atolls où les hommes vivent en harmonie et dans le respect des autres. Mais parfois, le besoin de renouer avec leurs origines poussent les toristes à entreprendre des pèlerinages sur la planète mère : la Terre.

C’est le cas de Deirdre, une jeune toriste qui a consenti à beaucoup de sacrifices pour s’offrir le luxe d’un voyage sur Terre. Ce sera l’occasion pour elle de rencontrer enfin Karl, un terrien avec qui elle entretient une relation à distance.

Mais une fois sur la planète bleue, Deirdre va vite déchanter. Loin de l’image idyllique qu’en ont les touristes, la Terre se révèle surtout un beau ramassis d’emmerdes en tous genres.

Nous avions découvert l’univers visuel très particulier de Bicargo à travers sa collaboration avec RUN sur le tome 0 de Mutafukaz, où son style rétro-futuriste, à base de tramages très présents et de visages anguleux, pouvait s’identifier à des kilomètres.

Soyons clair : le style Bicargo, on aime ou on déteste. Quand certains aimeront ce côté rétro bienvenu et sa singularité détachant ses albums de la production mainstream, d’autres seront allergiques à cet improbable mélange de couleurs (parfois un radical feu d’artifice de couleurs primaires), osant une variété de cernes très élargie. Bref, chez Bicargo, cela part parfois dans tous les sens, tout en assumant un aspect vieillot non dénué d’un certain charme.

Pourquoi j'ai voulu détruire ce monde - Par Bicargo - Ankama Editions
©Bicargo/Ankama Editions

Le scénario de cet album One Shot nous propose une histoire touchante, à travers cette découverte d’un quotidien volontairement très proche du nôtre par une jeune femme candide. Cette œuvre se veut donc un retour aux sources de la science-fiction des années 1950, quand sous couvert de vaisseaux spatiaux et de robots, les histoires humanistes nous éclairaient sur notre société.

(par Thomas Berthelon)

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