Private Prince, T1 & 2 - Par Maki Enjoji - Asuka

1er mars 2010 0
  • Miyako a besoin d'informations pour son mémoire, infos que pourrait lui fournir le prince Wilfried qui vient d'arriver dans son université. Mis en échange, celui-ci tient à obtenir son corps... et son cœur. Un shojô divertissant, plus mature, mais qui souffre d'un grand manque d'originalité.

Wilfried, prince d’Estolie, est venu poursuivre ses études dans une université du Japon, pays qu’il affectionne particulièrement et dont est originaire son arrière grand-mère. C’est justement cette femme, la princesse Ritsuko, qui intéresse la jeune Miyako Sakuragawa qui l’a choisie comme sujet de mémoire. Mais les documents sont peu nombreux et pour mener son projet à terme, Miyako aurait besoin de consulter les archives de la famille royale. Elle essaye donc de se rapprocher du prince Wilfried qui remarque tout de suite la jeune fille... à cause de sa forte poitrine. Il lui propose alors un étrange marché : si elle tombe éperdument amoureuse de lui, il lui donnera les informations qu’elle demande.

Le beau prince venu d’un pays inconnu et qui tombe sous le charme d’une fille banale, maladroite et cachant sa beauté derrière ses lunettes ; autant dire que pour l’originalité, on repassera.

Miyako est la future héritière d’un ryokan qui préfère se consacrer à la recherche et qui a quitté le domicile familiale pour prouver sa détermination à sa mère. Wilfried, lui, est un beau prince, idole de toutes les élèves de l’université et des médias, manipulateur et pervers, qui a l’habitude d’obtenir tout ce qu’il désire. La limite du cliché a depuis longtemps était franchie. Quant aux personnages secondaires, ils restent pour le moment limités à quelques apparitions et ont peu d’intérêt pour l’évolution de l’histoire qui reste fixée sur la relation entre les deux étudiants.

Private Prince, T1 & 2 - Par Maki Enjoji - Asuka

Malgré de grosses lacunes, Private Prince a aussi quelques atouts, le principal étant de proposer à ses lecteurs une histoire plus "adulte" que la majorité des shojô. Ici, les deux héros sont majeurs et ne s’embarrassent pas des sentiments amoureux pour passer à l’acte et ne nous font pas languir pendant 15 tomes. On est même face à des scènes un peu coquines, bien plus en prise avec la réalité.

l’humour est aussi omniprésent, même s’il ne parvient pas toujours à faire oublier le ridicule de certaines situations. Miyako est particulièrement maladroite, le prince très doué pour mettre la jeune femme dans l’embarras, Roberto manque un peu de tact et Chris est un véritable sans gêne dont le but, dans la vie, est de "faire la misère" à Wilfried, selon ses propres mots. Un shojô divertissant mais pas indispensable.

(par Stéphanie Francqueville)

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