ProTECTO - T1 : La Fabrique des Mères Eplorées - Par Zidrou & Matteo - Dupuis

28 juin 2006 0 commentaire
  • Les éditions Dupuis ont décidé de repositionner et de rebaptiser la série réaliste - à l'humour caustique - {ProTECTO} de {{Zidrou}} et {{Matteo}}. Elle prend donc un nouvel envol dans la collection Empreinte(s) avec une nouveauté, "{la fabrique des mères éplorées}", et "{La Genèse}" un double album regroupant les deux titres de {Mèche Rebelle} parus au sein du label Repérages.

Dans La Fabrique des Mères Eplorées, Kim, devenue adulte, a retrouvé l’apaisement dans le bras d’un mari délicieux avec lequel elle élève une petite fille et le petit bébé qui lui a succédé. Mais « Madame », l’employée cruelle, entêtée et caractérielle de proTECTO, l’agence chargée de réguler la mort des humains, a décidé de s’en prendre au nouveau-né. « Madame » à des comptes à règler avec Kim suite aux revers qu’elle a lui a infligés dans ses précédentes aventures [1]...

ProTECTO - T1 : La Fabrique des Mères Eplorées - Par Zidrou & Matteo - Dupuis
La couverture de "La Genèse".
Le double album qui regroupe les deux albums parus sous le titre "Mèche Rebelle"

Zidrou abandonne provisoirement le ton plaisantin tout public de ses débuts pour cette histoire fantastique, d’un humour bien plus décapant que le précédent... Le scénariste a apparemment du éprouver beaucoup de plaisir à avoir écrit ce récit aux ambiances noires et parfois dérangeantes. ProTECTO est véritablement le contre-pied de ses autres œuvres humoristiques. La personnalité si cynique de Madame rend ce personnage patriculièrement troublant ... et fascinant !

La publication simultanée de le La Genèse et de La Fabrique des Mères éplorées met en évidence la progression graphique de Matteo. L’auteur a épaissi son encrage pour mieux se conformer à la dureté du scénario. Il anime ces personnages avec beaucoup d’expressivité. Les couvertures des deux albums en sont la meilleure preuve.

Un conseil cependant : Ne pas lire ce récit lorsque l’on a les idées noires !

(par Nicolas Anspach)

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