Prométhée – T1 : Atlantis – Par Christophe Bec – Soleil

8 décembre 2008 0 commentaire
  • {Prométhée} est le dernier bébé de Christophe Bec. Une nouveauté d'autant plus saluée qu'elle marque son retour au dessin.

En 2019, durant le mois de septembre, l’humanité vit une série d’évènements tous plus surprenants et extraordinaires les uns que les autres. Cela commence par la disparition inexpliquée de la navette Atlantis, par l’arrêt le jour suivant pendant trois heures de toutes les montres et horloges de la planète. Le lendemain encore, réapparait, sans raison et sans prévenir, la navette spatiale dans les radars de la NASA. Et ce n’est que le début ! Que signifient ces choses et surtout pourquoi se déroulent-elles tous à 13:13 UTC ? Annoncent-ils la fin de l’humanité, ou du moins celle du monde tel qu’on le connaît ?

Prométhée – T1 : Atlantis – Par Christophe Bec – Soleil

Soulignons pour commencer le plaisir éprouvé par le retour au dessin de Christophe Bec. Son trait opaque et ténébreux nous plonge un peu plus dans le désarroi provoqué par cette histoire. Cette dernière abonde en effet de mystères et d’irrationnel. Que ce soient dans les premières planches où des conquistadors découvrent une sorte de navette spatiale, dans l’histoire mythologique de Prométhée ou dans toute cette série d’évènements qui se déroulent dans un futur proche au nôtre, il y a de quoi en perdre son latin et tout lien avec notre réalité.

Mais c’est là tout le talent de scénariste de Christophe Bec : celui de nous détacher du réel et de nous plonger dans un univers inquiétant, noir et le plus souvent apocalyptique ; celui de nous faire frissonner face à l’incompréhensible et à l’inconnu. Une nouvelle fois, l’humanité va devoir survivre à l’imagination un brin destructrice du scénariste-dessinateur. Un combat loin d’être gagné !

Prométhée – T1 : Atlantis – Christophe Bec – Soleil

Enfin comme à son habitude, il distille dans Atlantis une multitude d’éléments, pièces d’une fresque dont on peine encore à assembler clairement éléments. Ce qui ne nous empêche pas une nouvelle fois de nous laisser prendre au piège orchestré avec talent par l’auteur. Ce premier tome très prenant se refermant avec une seule envie : en connaître la suite !

(par Olivier Wurlod)

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