Promotion BD 2016 des Arts et des lettres : des colifichets plutôt qu’un soutien ?

2 février 2016 28 commentaires
  • Huit créateurs de BD ont été élevés au rang de chevaliers des arts et des lettres, l'éditeur Jacques Glénat passant officier, alors qu'une enquête publiée par les États Généraux de la Bande Dessinée indique qu'une forte proportion des auteurs interrogés (53%) auraient des revenus inférieurs au SMIC. Quatre d'entre eux (elles) refusent la médaille.

Alors que la fête angoumoisine qui accueillait la deuxième édition des États Généraux de la Bande Dessinée se termine sur une impression de gâchis, la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a annoncé une promotion exceptionnelle dans l’ordre des Arts et des Lettres pour huit créateurs de BD, dont une majorité de femmes : Julie Maroh, Chloé Cruchaudet, Aurélie Neyret, Tanxxx, Marguerite Abouet, Christophe Blain, Mathieu Sapin, Riad Sattouf et un éditeur, Jacques Glénat, déjà Chevalier, qui passe au rang d’officier.

"Symboles du talent français, de l’expression créative dans l’art de la bande dessinée, ces auteurs, scénaristes, dessinateurs, chacun créateur d’un univers et d’une esthétique singulière, incarnent une bande dessinée engagée, en prise avec le quotidien, exprimant les inquiétudes et les enthousiasmes de leurs auteurs et de leur époque. Par cette promotion exceptionnelle, la ministre souhaite saluer la vitalité et la diversité de la bande dessinée, un art majeur" dit le communiqué.

Julie Maroh est cette auteure qui a défrayé la chronique avec Le Bleu est une couleur chaude (Glénat), une BD qui avait inspiré La Vie d’Adèle, Palme d’Or à Cannes et qui avait reçu le Prix du Public à Angoulême en 2011 ; Chloé Cruchaudet est l’auteure à succès de Mauvais Genre (Delcourt), prix ACBD 2013 et Prix du Public Cultura à Angoulême 2014 ; Aurélie Neyret a aussi été primée à Angoulême, en 2014, pour "Les Carnets de Cerise" (Soleil) qu’elle dessine sur un scénario de Joris Chamblain  ; la dessinatrice Tanxxx est surtout connue pour la BD qu’elle cosigne avec Lisa Mandel, Esthétique et filatures (Kster/Casterman) qui a reçu le Prix Artemisia et le Prix de la Meilleure BD adaptable en 2009 ; Marguerite Abouet est l’auteure à succès de Aya de Youpougon (dessin : Clément Oubrerie, Gallimard), Prix du Premier album à Angoulême 2006 ; Christophe Blain est surtout connu pour le dessin de Quai d’Orsay (Sc. d’Abel Lanzac, Dargaud), Prix du meilleur album à Angoulême 2013 ; Mathieu Sapin a marqué les esprits en racontant dans Le Château, un an dans les coulisses de l’Élysée (Dargaud) la chronique de la première année de Hollande à la présidence de la République ; quant à Riad Sattouf, c’est l’auteur du best-seller L’Arabe du futur (Ed. Allary), prix du Meilleur Album 2015.

Promotion BD 2016 des Arts et des lettres : des colifichets plutôt qu'un soutien ?
Sur son blog, Julie Maroh répond à la Ministre de la culture.
(c) Julie Maroh

Cette sélection est, pour le Festival d’Angoulême, à la fois une satisfecit, puisque la plupart des auteurs distingués ont été élus par les jurys successifs du Festival, preuve que les reproches que l’on a pu lui faire sur la Sélection officielle ont souvent été exagérés ; et un désaveu puisque cinq talents féminins, signataires de la "charte contre le sexisme", se dégagent qui prouvent à l’évidence que la liste des 30 Grands Prix proposée au vote par le FIBD manquait pour le moins d’imagination.

Ces nominations sont en général publiées au moment du FIBD, ce qui, en cette année où les prix d’Angoulême sont entachés de scandales, n’est pas la fenêtre de tir idéale. Par ailleurs, comme les auteurs et les éditeurs d’une certaine remise de prix, personne n’avait été prévenu, le ministère s’étant contenté d’un communiqué.

Résultat : Tanxxx, puis Julie Marot, Aurélie Neyret et Chloé Cruchaudet ont refusé leur médaille. "Alors, si là soudainement et dans ce contexte un ministère comptait me faire croire que mon « art » mérite une médaille de la part du pouvoir politique en place, non seulement je me sentirais instrumentalisée mais de surcroît insultée dans mon intelligence. Qu’on n’essaye pas de me faire avaler ça, qu’on n’invoque pas mon talent lorsque la récupération politique est flagrante.
J’ai 30 ans, merde ! J’ai publié deux romans graphiques, « d’esthétiques » ni singulières ni abouties, je n’ai pas fini de « m’engager » et surtout je ne suis le « symbole » de RIEN
" écrit Julie Marot sur son blog.

Sur sa page Facebook, Aurélie Neyret dit à peu près la même chose : "Quant à moi, peut être qu’un jour, quand j’aurai mis des années et beaucoup d’œuvres derrière moi, cette nomination aura un sens (quoique je me fous un peu d’une médaille de la patrie) si elle se reproduit, mais en attendant, non merci, je ne deviendrai pas Chevalier, je préfère rester à pied."

Tanxxx, comme à son habitude, est plus directe encore : "Chevalier mon cul, que crève l’état et son ministère."

La IIe session des EGBD a eu lieu à Angoulême . Nous publions leur rapport ci-dessous.

Chevaliers de la misère

Cette séquence intervient alors qu’une enquête publiée par les États Généraux de la Bande Dessinée donne un portrait peu glamour de la situation des auteurs de BD en France (voir le rapport en PDF ci-dessous, nous y reviendrons plus tard) caractérisé par une situation précaire et un avenir incertain.

Dès lors, nos "chevalières" préfèrent dégainer leurs revendications, à savoir un statut digne pour les auteurs de BD et un régime fiscal et social adapté à leur situation réelle qui est loin d’être brillante : "Au lendemain de la révélation de l’étude menée par les États Généraux de la BD, écrit Aurélie Neyret, qui montre que plus d’un auteur sur deux n’arrive pas à vivre de son métier, que la moitié des femmes auteures de BD vit en dessous du seuil de pauvreté, que le RAAP nous a imposé une réforme qui finira de saigner à blanc la profession, la réponse du Ministère est de nous donner -non pardon de nous vendre- des médailles ? J’espère vraiment que ça n’est pas là leur seule réponse, les femmes et les hommes dans la Bande Dessinée ont besoin de mesures concrètes, pas de poudre aux yeux !"

Idem pour Julie Maroh : "Les auteurs et les autrices de bande dessinée ne veulent pas de médaille en chocolat de la part du gouvernement, nous voulons du dialogue et des mesures concrètes. Alors que la plupart d’entre nous étouffent dans un métier précaire voire sous le seuil de pauvreté – et désormais sous la menace RAAP – on voudrait en plus nous faire payer 100€ pour une médaille et la cotisation annuelle qui va avec ?! Je ne peux pas croire que ce soit la réponse de notre ministère à nos appels de détresse… Je vais donc continuer à me dire que cette promotion est une blague fumeuse et que nos revendications vont rapidement être prises au sérieux, qu’elles émanent du Collectif de créatrices BD contre le sexisme, du SNAC ou de l’ensemble des auteurs, car un tel coup médiatique ne mène à aucune avancée."

La météo est peut-être douce, mais elle n’empêche pas de prendre un vent...

L’enquête sur la situation des auteurs publiée par les Etats Généraux de la BD

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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28 Messages :
  • Il faut payer une médaille qu’on vous donne ???

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    • Répondu par Matthieu V le 2 février 2016 à  16:44 :

      Vous recevez le titre honorifique, vous devez acheter la médaille qu’on vous épingle...

      Rien n’est gratuit mon bon monsieur !

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    • Répondu par Yslaire le 2 février 2016 à  17:18 :

      Certain(e)s oublient peut-être la maxime de Churchill : Les médailles, cela ne se demande pas, cela ne se refuse pas, cela ne se porte pas. C’est une forme d’élégance britannique, non ?
      Quant à faire le procès d’une "récupération politique", c’est une caricature peut-être un peu grossière, voire naïve. Je sais par ma Mère, militante féministe dans les années 60, qui a terminé sa carrière de femme politique comme haut fonctionnaire de la Culture en Belgique, que ce ne sont pas (souvent) les ministres qui choisissent les décorations. Ils les approuvent suite aux propositions faites par des fonctionnaires (parfois apolitiques, si, si), dont l’ambition est parfois sincère de défendre une vision de la Culture et à travers elle, une certaine idée de la société (comme la parité, par exemple) ?
      Cela dit, je ne juge personne et surtout pas Julie Maroh, dont j’apprécie le travail, l’intelligence et l’intégrité. Mais j’espère qu’un jour (plus tard peut-être ?) elle acceptera sans vanité ni mépris, la mise à l’honneur de son travail, et les reconnaissances, même officielles. Je comprends qu’elle soit embarrassée d’être devenu un symbole malgré elle. J’ai vu tant de lecteurs/ lectrices, se dire après "le bleu est une couleur chaude" : "enfin quelqu’un qui me parle de ce que je vis…" … mais ne faut-il pas beaucoup d’humilité, pour accueillir que tout public s’approprie un livre et son auteur, surtout s’il l’a aimé ? et même un ministre ?
      PS Non, que je sache, on ne paye pas sa décoration. ;-)

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      • Répondu le 2 février 2016 à  21:15 :

        Churchill n’est ni Hollande, ni Valls et encore Moins Pellerin.

        Là, la récupération politique est évidente. Julie Maroh a refusé le déshonneur et c’est tout à son honneur. Il y a des récompenses qu’on en peut pas accepter pour des raisons contextuelles. La désobéissance civile peut être un acte politiquement responsable et un devoir.

        Je suis français, êtes-vous belge ? Si oui, la politique sociale française ne vous concerne pas et les difficultés économiques (cotisations sociales, réforme des retraites) que rencontrent les auteurs français ne sont pas celles que rencontrent les auteurs belges.

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        • Répondu par Yslaire le 3 février 2016 à  12:52 :

          cher anonyme, je ne tenterai pas de vous faire changer d’avis, votre argumentation est la mesure de votre engagement politique, totalitaire. J’essayais seulement de suggérer qu’il était possible aussi de voir la bouteille à moitié pleine. Mais à vous lire, le contexte social actuel interdit la demi-mesure, et encore moins le positivisme. Quel dommage.
          Une phrase m’interpelle cependant : "Je suis français, êtes vous belge ?" A voir les conclusions que vous en tirez, la liberté d’expression sur ce sujet serait-elle conditionnelle aux origines ? Si c’est le cas, c’est inquiétant. Savez-vous que l’ordre des Arts et des Lettres récompense ceux qui défendent la Culture française, et que celle-ci dépasse largement le territoire hexagonal ? Moi je défends cette Culture justement parce qu’elle abolit les frontières., qu’elle combat les préjugés sur l’identité. Et c’est vrai que le lien fait entre la crise dans la BD et cette remise de médailles, je ne le vois toujours pas. mais ceux qui voient le mal partout sont parfois plus lucides que les autres. Vous êtes certain que la crise de la BD est dépendante de la politique française ? Moi, je ne sais pas. Je trouve dommage qu’après le chaos d’Angoulême, les médias ne relaient, encore et toujours qu’une idée négative de la Bande dessinée. Je préférerais qu’ils parlent de la création.
          PS Euh…tous ceux que je connais à avoir reçu cette médaille de chevalier, belges ou français, ne l’ont pas payée. Mais je ne connais pas tout le monde.

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          • Répondu le 3 février 2016 à  19:09 :

            Je dis simplement que si vous êtes belges, vous n’êtes pas concernés par les réformes sociales françaises. Rien de totalitaire à ça et aucun rapport avec la liberté d’expression que vous défendez comme un romantique du XIXème siècle.

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      • Répondu par Ted Fredel le 2 février 2016 à  21:24 :

        PS Non, que je sache, on ne paye pas sa décoration. ;-)

        En Belgique peut-être, en France si.

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      • Répondu le 2 février 2016 à  22:12 :

        Il y aurait beaucoup à dire sur Churchill, sa morale... Ne trouvez-vous pas ? L’examen de chacune sur elle-même en ce temps et en ce moment est tout de même plus intéressant que quelques litotes toutes mâchées.

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      • Répondu par Fab le 2 février 2016 à  23:32 :

        Il n’y a rien de plus vaniteux que de refuser une décoration.

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        • Répondu le 3 février 2016 à  08:11 :

          Si, en recevoir une dans un tel contexte social et politique.

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          • Répondu par Lili le 3 février 2016 à  12:10 :

            Penser que refuser une médaille va faire avancer les droits des auteurs ça me laisse sans voix. Surtout quand on voit comment les intermittents du spectacle ont défendu les leurs.

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            • Répondu le 3 février 2016 à  16:39 :

              Le statut des intermittents du spectacle n’est pas celui des auteurs. Ne confondez pas tout !

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      • Répondu par Lili le 3 février 2016 à  11:56 :

        Je ne pense pas du tout que ce soit un manque d’humilité de la part de Julie Maroh car c’est une femme très intelligente, il suffit de lire son travail et son blog. Pensez vous vraiment que Tardi a refusé la légion d’honneur pas manque d’humilité ? Ou projettez vous sur Julie Maroh, et sans vouloir vous embêtez, votre propre ego ?

        Ce qu’elle dit et ce qu’elle demande, avant les honneurs et c’est pourtant clair, ce sont des droits.
        Ce qu’elle dit, c’est qu’elle n’a fait que 2 BD, donc elle ne voit pas en quoi on peut l’honorer pour son travail. Ma foi, ça se tient comme raisonnement. En même temps, on peut avoir 30 ans comme elle, et avoir fait 200 BD et aucunes qui ai l’intensité et la force de "la vie d’Adèle". Donc c’est son avis et je le respecte, même si je ne le partage pas vraiment, disons je doute.

        Je ne pense pas que c’est ainsi qu’on change les choses (lire l’article ridicule sur le Hufington "les femmes entrent en résistance") mais je respecte son refus.

        Même si je trouve que la position victimaires de ses créatives ridiculisent les femmes, ne sert à pas grand chose et conforte le paternalisme. Mais j’espère me tromper.

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        • Répondu le 4 février 2016 à  10:01 :

          Le problème de cette affaire. C’est que ces artistes ne sont pas clairement récompensés pour leur œuvre mais pour des raisons politiciennes. À cause de l’affaire FIBD/Grand Prix. Voilà pourquoi les auteures ont raison de refuser un tel honneur.
          Pour ce qui est de Mathieu Sapin. Il est tout le temps dans les pattes de François Hollande. On ne peut pas dire que son œuvre soit pour l’instant majeure ou méritante à ce point. Le problème, c’est que dans un autre contexte, Riad Sattouf et Christophe Blain auraient mérité cette décoration.

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          • Répondu par Aurélien le 4 février 2016 à  14:40 :

            Le problème ce n’est pas que Christophe Blain et Riad Sattouf méritent largement cette décoration, mais que Julie Maroh, Chloé Cruchaudet, Aurélie Neyret, Mathilde Arnault, Marguerite Abouet et Mathieu Sapin ne la méritent pas du tout, il et elles ne sont dans la liste que pour des raisons politiques.

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            • Répondu par Lili le 5 février 2016 à  14:13 :

              Et alors ? Si dans la vie tu attends que les gens soient parfaits et comme tu le veux, tu peux attendre longtemps ! C’est pas le prix nobel non plus ! La ministre a voulu faire un geste, ok c’est un geste maladroit, mais c’est quand même un pas vers les auteurs, et tout de suite les grands mots, c’est de la "récupération politique", toi tu ne mérites pas, blabla. De toute façon le propre des prix c’est qu’on n’est jamais d’accord avec en général (cf polémique quand P. Bagieu a reçu cette médaille).

              C’est complètement contre productif d’agir comme elles le font (Blain dans Libé parle déjà "d’hystérie"). Franchement je remercie M. Abouet de donner une image puissante des femmes.

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  • Elles ont manqué l’occasion de voler dans les plumes de la ministre, de la coincer à une table du buffet, et commencer à parler et à la faire BOSSER et AGIR ! Résultat, c’est encore Riad Sattouf qui s’y colle.

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    • Répondu par Lili le 3 février 2016 à  12:18 :

      C’est sûr qu’on s’en souviendra du grotesque Angoulême 2016 ! C’est étrange de revendiquer des choses et ne pas prendre la main tendue car soit disant elle est "sale" (récupération politique), imparfaite (ces incroyables jérémiades comme quoi "on n’a même pas été prévenues")... C’était pourtant une bonne occasion d’être unis et efficace.

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  • Malheureusement, que les auteurs soient pauvres signifie qu’on ne peut plus acheter de BD et qu’on n’a pas lu les bouquins des copains et de nos voisins de dédicaces (même les éditeurs ne donnent plus les bouquins qu’ils éditent, car ils payent les droits d’auteurs dessus), à Angoulême, on ne peut aller voir l’expo Morris (formidable il parait) parce que le prix d’entrée est exhorbitant, on ne peut offrir des coups à boire, pas les moyens, au Mercure je n’ai jamais vu autant d’auteurs boire au robinet dans les toilettes. Quand notre éditeur ne paie qu’un seul repas par jour, on saute l’autre ou on s’achète une demie baguette, et le pire c’est qu’on a honte de cette situation, comme si on était coupable de quelque chose, on veut continuer à faire bonne figure, mais il y a un truc de cassé.

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    • Répondu le 3 février 2016 à  08:23 :

      Demandez à Sattouf, Blain, Sapin ce qu’ils en pensent. Sattouf remercie le gouvernement qu’il confond avec l’État Républicain parce que c’est grâce à lui qu’il a eu les allocations familiales et le droit de bien gagner sa vie avec ses BD et bla bla bla. C’est grotesque, pire, c’est mesquin et petit-bourgeois. Ensuite, il dit qu’il parlera des problèmes des auteurs à la Fleur Pellerin alors que s’il avait suivi l’affaire, il saurait qu’elle ne peut rien faire et qu’il faut s’adresser à Marisol Touraine. Preuve qu’il n’est pas concerné et qu’ils s’en fiche. Et dire qu’il y a des hordes de gens assez naïfs pour boire les paroles et dire vive Riad. Et il en pense quoi de la déchéance de nationalité, du nombre de chômeurs et de pauvres dans le pays et des abus liés à l’état d’urgence ? C’est grâce à l’État Républicain ou au gouvernement actuel ?

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      • Répondu par Franck Geiz le 3 février 2016 à  08:37 :

        Ridicule votre Sattouf-bashing, ses excellents bouquins se vendent bien, il gagne sa vie correctement, ça n’a rien de grotesque, mesquin ou petit-bourgeois, c’est un type honnête et droit, il fait suivant sa conscience et il fait bien.

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        • Répondu le 3 février 2016 à  11:13 :

          Pouvez-vous m’expliquer le rapport entre le fait que ses livres se vendent et le fond du problème ? J’ai du mal à saisir… Merci.

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          • Répondu par Franck Geiz le 3 février 2016 à  17:34 :

            Le rapport entre le fait de vendre beaucoup de livres et de gagner sa vie correctement est évidente. Que vous ayez du mal à saisir ça se voit, vous êtes à la ramasse mon vieux.

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            • Répondu le 3 février 2016 à  19:06 :

              Ou alors, trop de gauche dans un pays définitivement de droite.

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      • Répondu par Lili le 3 février 2016 à  12:32 :

        En quoi c’est grotesque et petit bourgeois de remercier un gouvernement, faudra qu’on m’explique le raisonnement ? Pour avoir bénéficié longtemps de l’aide parents isolés, c’est aussi la 1ère chose que je ferais si on m’en donnait l’occasion. Ca s’appelle la reconnaissance. Et la république, c’est l’idée d’un état fort, qui se substitue aux individus quand ceux ci ne peuvent pas accomplir seuls certaines choses.

        Le truc n’est pas de parler à Fleur Pellerin ou Marisol Touraine l’important ! C’est de faire du lien avec le politique et de se confronter à eux. Et c’est fou de penser qu’il s’en fiche parce qu’il gagne sa vie alors qu’autour de lui pas mal de bédéastes sont fauchés, vous avez même pas idée.

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        • Répondu le 3 février 2016 à  16:38 :

          "En quoi c’est grotesque et petit bourgeois de remercier un gouvernement, faudra qu’on m’explique le raisonnement ?"

          Vous, vous ne suivez pas l’actualité politique. Vous revenez certainement d’un séjour de plusieurs années en Amazonie, en Patagonie, en Antarctique ou sur dans une station orbitale.

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          • Répondu par Lili le 4 février 2016 à  15:20 :

            Non, j’ai juste un avis du votre. Semblerait que ça vous dérange.

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