Punisher : Six heures à vivre - Par Gregg Hurwitz, Laurence Campbell, Duane Swierczynski et Michel Lacombe - Panini Comics

9 novembre 2019 0 commentaire
  • Le Punisher va mourir. Empoisonné par des trafiquants, Frank Castle n'a plus que six heures à vivre. Son seul moyen de s'en sortir ? Accepter de travailler pour ceux qui sont responsables de son état. Mais même face à la mort, le Punisher refuse le compromis, il lui reste donc six heures pour flinguer un maximum de criminels.
Punisher : Six heures à vivre - Par Gregg Hurwitz, Laurence Campbell, Duane Swierczynski et Michel Lacombe - Panini Comics
Dessin : Michel Lacombe

Duane Swierczynski et Michel Lacombe nous invitent à lire un récit explosif et frénétique où Frank Castle, au-delà de tenter de sauver sa peau, essaye d’accomplir sa mission jusqu’au bout : "buter des malfrats".

Swierczynski pousse la logique extrémiste du personnage à son paroxysme : le Punisher est une force brute, obéissant à des règles strictes que rien ne fera plier, pas même la faucheuse. Frank accepte la mort, on pourrait même dire qu’il la désire.

Au dessin, Lacombe nous offre une prestation dans les standards de la production mainstream, son style rappelant parfois celui de l’excellent Steve Epting, notamment dans son travail sur la colorisation. Cependant, ses personnages sont parfois trop statiques notamment dans l’expression des visages.

Six heures à vivre est donc une bonne histoire, un thriller violent mené à cent à l’heure, qui régalera les amateurs du genre. Mais bien que ce récit donne son nom à l’album, ce dernier s’ouvre sur une autre histoire à la pagination équivalente : Les filles en robes blanches.

Frank n’a pas de temps à perdre, il ne lui reste plus que 6 heures pour tuer un maximum de criminels.
Dessin : Michel Lacombe

Dans un village mexicain, des jeunes filles de 12 à 30 ans sont enlevées mystérieusement, avant d’être retrouvées mutilées quelques temps plus tard. Les habitants vivent alors dans la peur, leur seul espoir résidant en un "héros à la colère froide" vivant aux États-Unis. D’abord réticent, notre vétéran, toujours hanté par la mort de sa famille, acceptera finalement d’aider les villageois.

Dessin : Laurence Campbell

Gregg Hurwitz, écrivain spécialisé dans le polar, en reprend ici les codes, le Punisher joue dans cette histoire le rôle d’un enquêteur torturé et solitaire, hanté par les fantômes de son passé, dans une ville étrangère, le personnage apparaît ici plus humain, plus faillible que dans Six heures à vivre. On regrette tout de même un twist un peu trop évident quant à la révélation du vilain de cette histoire, mais le récit dans l’ensemble est de très bonne facture.

Les planches de Laurence Campbell accompagnent à merveille le scénario d’Hurwitz, le style du dessinateur vous plongeant immédiatement dans l’ambiance d’un film noir, avec ses bars louches et ses hôtels miteux.

Un album du Punisher placé sous le signe du thriller, avec une première enquête plutôt sombre et torturée, et une seconde plus jouissive et effrénée. Mais on retrouve toujours notre bon vieux Frank Castle, toujours aussi déglingué, violent et jusqu’au-boutiste.

Les dessins de Campbell évoquent les films noirs.
Dessin : Laurence Campbell

(par Vincent SAVI)

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The Punisher : six heures à vivre - Gregg Hurwitz & Duane Swierczynski (scénario) - Laurence Campbell & Michel Lacombe (dessin) - Lee Loughridge & Val Staples (couleurs) - Nicole Duclos (traduction) - Panini Comics - cartonné - 18cm x 27cm - 240 pages - 30,00 € - sortie le 02 octobre 2019

© images : Marvel

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