Reiser - "20 ans après" - Albin Michel

12 décembre 2003 0 commentaire
  • Disparu en novembre 1983, Reiser reste inimitable et la férocité et la justesse de son humour sont toujours inégalées. Pour commémorer le vingtième anniversaire de sa disparition, les Editions Albin Michel rééditent en version cartonnée cinq de ses meilleurs livres.

"Vive les femmes", "Gros dégueulasse", "La vie des bêtes", "Les copines", "On vit une époque formidable". Cinq livres incontournables, cinq monuments de l’humour féroce qui doivent figurer dans toute bibliothèque, comme doivent sans doute y figurer la plupart des livres de Reiser. "Phantasmes", "La vie au grand air",...

Rien à jeter dans ces recueils de gags et de dessins qui, jusqu’à présent, n’avaient bénéficié que d’éditions brochées à couverture souple. Une trentaine de livres auxquels, espérons-le, les Editions Albin Michel feront honneur après cette réédition cartonnée de cinq premiers titres en faisant de même avec tous les autres.

Ils sont disponibles séparément ou sous coffret, accompagnés alors d’un petit livret d’hommages signés des potes de toujours : Cavanna ("Des tas de gens se sont flattés d’avoir ’découvert’ Reiser. Ils sont tous morts. Ce qui doit bien prouver quelque chose... Je vais vous dire : Reiser s’est découvert tout seul. Et il les emmerde."), Delfeil de Ton ("Je te donne de nos nouvelles. Tu es mort et nous on va bien. L’époque est toujours formidable. Comme tu n’as pas été oublié, souvent on lit ou on entend : ’Quel dommage que Reiser ne soit plus là !’ Vingt ans que t’es mort et les gens se marrent en imaginant comment tu les ferais marrer"), Wolinski ("20 ans ont passé. Reiser ne sera jamais un vieux con. Moi j’attends encore un peu.").

Auxquels ont été ajoutés quelques planches et dessins, plus quelques photos d’un Reiser joyeux, goguenard, hilare qui nous rappellent qu’il était un mec formidable dans une époque qui ne l’était pas vraiment. Comme le montre la fresque impitoyable au bas de quatre pages de ce petit livret, où tout le monde s’étripe.

Pour une fois sans la saine hilarité qui caractérisait ses personnages les plus réussis.

(par Patrick Albray)

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