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Rentrée BD 2011 : L’Empire USA inaugure sa deuxième saison

Par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 22 juillet 2011                      Lien  
De plus en plus, le formatage des feuilletons télé s’impose à la bande dessinée : suspense haletant, intrigues inextricables et héros en permanence sur le fil du rasoir. Lancée en 2008, la série « Empire USA » convainc, au point que son auteur, Stephen Desberg, remet le couvert dès la rentrée 2011.
Rentrée BD 2011 : L'Empire USA inaugure sa deuxième saison
Empire USA, saison II, T1
Editions Dargaud

Il a fallu qu’elle devienne un « 9e Art » et des hommes d’exception comme René Goscinny ou Jean-Michel Charlier pour que les scénaristes de bande dessinée, ces grands oubliés des palmarès charentais, soient enfin reconnus.

Naguère, les éditeurs même refusaient de les rémunérer directement, considérant qu’ils étaient des « collaborateurs » du dessinateur. Mais les années 2000 ont changé la donne. Les séries Le Décalogue de Frank Giroud et Le Triangle secret de Didier Convard avaient mis en avant le rôle prépondérant du script : « Une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire » devenant les arguments prépondérants d’une bande dessinée réussie.

En 2008, avec la première saison d’Empire USA, Stephen Desberg se lança à son tour dans ce concept à dessinateurs multiples qui permet l’arrivée régulière et rapide d’une série en librairie, alors qu’avant, il fallait patienter un an (voire davantage) pour obtenir une suite à sa série préférée.

Le retour du feuilleton

Empire USA, saison II, T2
Éditions Dargaud

L’économie contemporaine de l’album, et particulièrement celle des « one-shots » et autres « romans graphiques », avait un peu tué l’esprit du feuilleton qui caractérisait une bande dessinée née dans la presse au 19e Siècle.

La télé en avait repris le principe, séduisant davantage les ados que le papier imprimé. Heureusement, les mangas, avec leur prix modéré et leurs séries interminables, ont permis de reprendre pied auprès du jeune public. L’esprit feuilleton revint et Glénat sut y répondre, comme nous l’avons expliqué, au début des années 2000.

Avec Empire USA, Desberg colle au plus près de ce genre américain biberonné à la théorie du complot qui a passionné les téléspectateurs de Alias ou de 24 Heures Chrono. Il imagine une Amérique, dans son principe pas si éloigné de la vérité, victime d’une dérive autoritaire et impérialiste. La Saison 2, débarrassée de l’attaque terroriste sur le territoire américain, voit émerger à nouveau une puissance que l’on croyait abattue à la fin du 20e Siècle : la Russie.

Un rythme de parution rapide

Empire USA, saison II, T3
Éditions Dargaud

Pour cette deuxième saison, Desberg s’appuie sur un « noyau dur » de dessinateurs avec lesquels il a déjà pas mal travaillé : Henri Reculé (Le Crépuscule des anges, Le Dernier Livre de la jungle, Cassio…), Alain Queireix (All Watcher, IR$,…), Griffo (Sherman…), Daniel Koller (Mayam, All Watcher..) auxquels s’ajoutent deux autres dessinateurs chevronnés : Alain Mounier et Erik Juszezak.

Les lecteurs n’auront pas le temps de souffler : deux nouveautés en septembre 2011, deux en octobre et deux en novembre, juste à l’heure pour se faire offrir la collection complète à Noël.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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4 Messages :
  • cette manie de parler de "saisons" pour des cycle de série de bande dessinée est vraiment ridicule. Ça ne veut strictement rien dire. A part sur la pauvreté des sources d’inspiration des scénaristes et directeurs de collection...

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    • Répondu par Guerlain le 22 juillet 2011 à  11:02 :

      le terme de "saison" ne sert qu’à jouer sur une sémantique qui rattache ce genre de série au phénomène des séries télé desquelles elles s’inspirent. Même si le terme "saison" est particulièrement mal adapté (et utilisé pour la première fois pour les Stryges, il mesemble)
      Manque d’imagination, en effet.
      Avant, on paralit de cycles, terme plus approprié
      Mais un cycle est plutôt connoté littérature, alors que la bande dessinée se veut de plus en plus succédanné à la télévision. Il convient donc d’en adopter le langage

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      • Répondu le 22 juillet 2011 à  15:42 :

        La BD est du livre. Il faut utiliser le jargon du livre. Saison, c’est un format télévision. La télévision fonctionne par grille, par minutages. La périodicité en Bd n’a rein de comparable. On entend pas parler de chapitres ou de paragraphes dans l’audiovisuel. Et puis cycle, il faut que ça corresponde à sa signification en littérature : même trame pour un ensemble d’œuvres mais pas nécessairement même auteur.

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  • ...alors que ça fait plus de 20 ans qu’on parle de "story arcs" aux US pour les désigner...

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