Sébastien Gnaedig : "C’est dans les envies que l’on fait les meilleurs livres "

23 mars 2010 6 commentaires
  • En moins de cinq ans, {{Sébastien Gnaedig}} est parvenu à hisser Futuropolis parmi les maisons d’éditions importantes. Cet éditeur exigeant allie une faculté d’écoute, de compréhension de « ses » auteurs à une vision éditoriale à long terme. Il nous dévoile les moments importants de l’année 2010 pour Futuropolis, et aborde son retour à la bande dessinée en tant qu’auteur, avec Linge Sale, sur un scénario de {{Pascal Rabaté}}.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2009 ? Comment un éditeur spécialisé dans la publication d’histoires développée en un volume ou en cycle court parvient-il à se positionner dans le marché actuel ?

2009 fut une année en deux temps. Le premier semestre a été difficile. Comme vous le mentionnez, nous ne publions que des récits complets ou des histoires se tenant en quelques volumes. Certains titres que nous attendions au début de l’année sont arrivés au deuxième trimestre, comme par exemple Le Ciel au-dessus du Louvre de Bernar Yslaire et Jean-Claude Carrière. En fait, nous avons réellement commencé l’année à partir du mois de juin avec la publication de quelques titres importants et attendus : La Mémoire dans les Poches, les albums de Pascal Rabaté (Bien des Choses et Un petit rien tout neuf avec un ventre jaune->9117]), Rebétiko de David Prudhomme, le second tome de Martha Jane Cannary (par Matthieu Blanchin et Christian Perrissin), le premier volume de Notre mère la guerre (de Kris et Maël) et enfin Pain d’alouette de Christian Lax. Sans compter Mauvais Garçon de Christophe Dabitch et Benjamin Flao. Tous ces titres étaient représentatifs de ce que nous voulions faire. Nous arrivions avec des titres forts et de nombreux libraires ont installé nos livres sur une table avec d’autres qui leurs ressemblaient. On créait ainsi une communauté d’esprit avec des livres publiés chez d’autres éditeurs. Je songe notamment à Dieu en Personne de Marc-Antoine Matthieu, que j’ai souvent vu à côté des nôtres.

Sébastien Gnaedig : "C'est dans les envies que l'on fait les meilleurs livres "Quelle est votre politique de fond, pour vos anciens titres ?

Notre politique de fond est totalement différente des autres éditeurs. Nous ne sommes pas dans le même type de questionnement que le groupe Média-Participations ou des éditions Glénat, par exemple. Notre fond est en train de se constituer et commence à tourner. Nous essayons de faire des opérations pour le promouvoir. En mars, par exemple, avec une association de libraire, nous allons faire un événement autour des trente indispensables de notre catalogue. Nous sommes encore dans une politique d’installation. Lorsque nous restons pendant deux ou trois mois sans publier de nouveautés fortes, nous perdons rapidement de la visibilité. Même si nous n’avons pas de titres, comme XIII ou Blake & Mortimer, qui amènent Les gens dans les librairies, nous avons des livres qui s’installent dans la durée. Mis à part Mattéo (de Jean-Pierre Gibrat) ou La Guerre des Sambre (de Yslaire, Bastide et Mézil), que nous éditons en partenariat avec Glénat, nous avons des livres qui se vendent à dix mille exemplaires, mais qui peuvent monter, sur la durée, à cinq fois plus !

Extrait du T2 de "Mattéo", à paraître en 2010
(c) Gibrat & Futuropolis.

Certains livres d’auteurs connus ne trouvent malheureusement pas leur public. Je songe à « Oh, les filles » d’Emmanuel Lepage et de Sophie Michel

C’est vrai ! Mais c’est également une vraie difficulté : lorsque l’on publie des auteurs qui ont fait le choix de ne pas suivre une carrière tracée, où ils alignent les albums sur des sujets attendus, c’est plus difficile. Je songe à Emmanuel Lepage ou à David Prudhomme. Cela m’intéresse de suivre leurs envies, car c’est dans les envies que l’on fait les meilleurs livres ! Mais nous sommes aussi dans une fragilité, dans les risques pris par les auteurs et l’éditeur. On peut être confronté à la déception du lecteur qui espérait un troisième tome de Muchacho ou au second de la Terre Sans Mal. On a peut-être perdu une part du lectorat, mais on a gagné d’autres lecteurs qui étaient intéressés par ce sujet. Peu d’auteurs arrivent à fédérer un public autour d’une production de récits en un seul album. C’est le cas de Enki Bilal ou Jacques Tardi, mais rare sont les autres. Nous arrivons aujourd’hui à installer un auteur comme Étienne Davodeau. C’est aujourd’hui un auteur qui « vend », mais ce n’est pas pour cela que nous allons faire une grosse mise en place du deuxième tome de Lulu Femme Nue. Nous avons vendu trente mille exemplaires du premier tome. Mais nous n’allons pas en mettre autant du deuxième album dans les librairies. Il y a une telle avalanche de nouveaux titres que les libraires n’ont pas les moyens de financer une mise en place forte, et donc de prendre des quantités importantes. Ils prennent une quantité qui leur permet d’assumer les dix premiers jours de vente, et ensuite ils avisent !

Vous publierez prochainement le prochain album de Jacques Tardi… Mais quels sont vos autres albums importants de l’année ?

Effectivement. Il le dessine actuellement. L’année 2010 est une année-clé pour Futuropolis. Nous sommes actifs depuis cinq ans ! Nous nous étions fixés ce délai avec nos actionnaires pour parvenir à installer une visibilité forte. Nous y sommes ! Nous aurons dans l’année quelques titres qui seront extrêmement importants pour nous : le premier d’entre eux est le second tome de Lulu Femme Nue, et nous espérons atteindre les mêmes ventes qu’Un Homme est Mort (de Davodeau et Kris). C’est-à-dire dépasser les cinquante mille exemplaires.
Ensuite nous aurons un récit complet qui sera l’événement de la rentrée. Page Noire est scénarisé par Denis Lapière et Frank Giroud, et dessiné par Ralph Meyer. Ce récit raconte deux destins croisés. Denis et Frank raconteront chacun l’un des destins, et Ralph les a traités de manière différente. Ce récit est très sensible, très beau. Le style graphique de Ralph va surprendre.
Et puis, nous aurons deux grosses sorties, en terme de ventes : le deuxième tome de Mattéo (de Gibrat) et le prochain album de Jacques Tardi. Il adapte La Position du tireur couché, un roman de Manchette. Il devrait normalement enchaîner sur Nada, une adaptation d’un livre du même écrivain. Nous publierons également, dans le courant de l’année, le prochain album de Baru, qui vient de recevoir le Grand Prix à Angoulême.

Extrait de "Fais péter les basses, Bruno !", à paraître en septembre 2010
(c) Baru & Futuropolis

Antoine Gallimard et Mourad Boudjellal, les actionnaires de Futuropolis vont être contents…

Nous avons le soutient de nos actionnaires depuis le premier jour. Nous faisons nous-mêmes nos budgets. Nous ne les avons malheureusement pas toujours respectés. Les aléas de la création font que nous avons eu des décalages dans les sorties de certains livres importants.

Extrait de "Page Noire", à paraître en 2010
(c) R. Meyer, F. Giroud, D. Lapière & Futuropolis.



Extrait de "Page Noire", à paraître en 2010
(c) R. Meyer, F. Giroud, D. Lapière & Futuropolis.

Ils ne sont pas propriétaires d’une œuvre philanthropique, ils doivent espérer un retour sur investissement.

Ils l’auront ! Ils ont, pour l’instant, investi. Mais ils ont confiance dans notre capacité éditoriale. Cette année, nous commencerons normalement à être rentables.

Vos albums décrochent de nombreux prix, que cela soit à Angoulême ou ailleurs…

Effectivement, pour la sorte de livres que nous défendons, ce genre de mise en avant par les festivals, par la presse ou par les conseils des libraires est important ! C’est par ces biais que cela se passe pour nos livres, et pas par un matraquage publicitaire comme certains mastodontes de l’édition. C’est donc par la qualité de nos livres, les conseils des libraires, ou encore les prix que nous recevons dans les festivals, que nous pouvons attirer l’attention Un titre comme Rebétiko aurait pu passer inaperçu, mais grâce aux acteurs que j’ai précédemment cités, il a été repéré.

Vous avez publié des intégrales du Sergent Kirk d’Hugo Pratt dernièrement. Vous nous préparez d’autres belles surprises de ce genre ?

Pas spécialement. Nous avons décidé de limiter notre production. Nous sommes arrivés au maximum de titres que nous pouvons publier. Je compter diminuer le nombre d’albums que nous publions à une quarantaine de titres. Au-delà de ce seuil, nous estimons que nous ne pouvons pas soutenir convenablement les albums que nous publions. Nous avons un planning assez chargé et il est bouclé jusqu’en 2012. Malheureusement, nous n’avons pas de place pour ce travail de réédition.

Trois éditeurs travaillent pour Futuropolis : Claude Gendrot, Alain David et vous-même. N’est-ce pas de trop pour vous occuper de quarante livres ? Les éditeurs des autres maisons doivent gérer, je pense, plus de livres.

Les autres maisons d’édition gèrent leur service éditorial comme ils le veulent. Mais ce n’est pas si excessif car nous souhaitons accompagner les auteurs dans leur création. C’est-à-dire, les soutenir à toutes les étapes, et pouvoir les écouter, les conseiller, les critiquer pour publier le meilleur livre possible. Face à la déferlante de titres qui sortent en librairie, la nécessité d’être exigeant se fait encore plus sentir qu’avant. Il faut sans cesse se poser la question : pourquoi publier ce livre-là ! Dans le futur, nous serons encore plus présents pour nos auteurs.

J’ai souvent entendu des auteurs se plaindre que le téléphone sonnait dans le vide lorsqu’ils essayaient de joindre leur éditeur. Ce n’est donc pas le cas chez vous ?

Non. L’accompagnement de l’auteur est la base et la partie la plus intéressante du métier. L’auteur attend de son éditeur qu’il soit un aussi un lecteur privilégié et attentif. Si d’autres éditeurs fonctionnent autrement, c’est bien dommage…

Pascal Rabaté vient de réaliser l’adaptation cinématographique de sa bande dessinée, les petits ruisseaux.

Oui. Avec Daniel Prévost dans le rôle titre. Le film est terminé, et est d’une excellente qualité. Les producteurs vont, je pense, le présenter à Cannes. Il a été accompagné par une équipe technique très forte. Les auteurs de BD s’intéressent de plus en plus au cinéma. On l’a vu dernièrement avec Joann Sfar et son Gainsbourg (Vie Héroïque).
Pascal Rabaté a réussi son pari. Même s’ils ne possèdent pas encore le langage cinématographique, ils ont le sens du cadre. C’est l’essentiel ! Du coup, ils compensent leur « manque » par un choix très précis de scènes et de séquences qu’ils visualisent pour donner un ton à leurs films.
Les acteurs étaient courageux, surtout les femmes. Jouer dans le plus simple appareil dans Les Petits Ruisseaux à plus de 70 ans, cela ne devait pas être évident. On y retrouve la magie de la bande dessinée, et tout le sens de cette histoire d’amour. Ce film donne le sourire et la banane ! J’ai l’impression que Pascal a mordu, et qu’il alternera à l’avenir la bande dessinée et le cinéma. Il est issu d’une génération d’auteur qui a envie d’essayer différents médias. Mais ces passerelles me semblent naturelles. Il faut que la BD sorte de son carcan pour s’ouvrir et toucher un autre public. Il est logique que les auteurs suivent leurs envies. Il y aura sans doute un peu moins de livres d’eux, mais leur visibilité sera d’autant plus intéressante.

Quels sont les projets qui vous tiennent à cœur ?

C’est une question difficile. De plus en plus, je dois refuser des bons projets pour cause de manque de place. Je ne vous parle donc même pas des livres que nous publions. Ils nous tiennent tous à cœur. Mais je vais vous en citer un. Celui d’un jeune auteur, qui sortira en mai prochain. Le Livre de Freddy Nadolny Poustochkine sera un petit format, traité au lavis. Dans La Colline empoisonnée, il explore une voie narrative proche de de Lucille de Ludovic Debeurme . Il raconte deux destins : celui d’un petit garçon confié à des moines bouddhistes au Cambodge alors que les Khmers rouges arrivent au pouvoir. Et également celui d’un petit garçon qui vit dans une cité à Strasbourg. Ces deux vies en parallèles donneront un éclairage très touchant sur l’enfance et les préoccupations des tout-petits. La maturité narrative de cet auteur m’impressionne. Il a encore beaucoup d’histoires à raconter.

Extrait de "La colline empoisonnée", à paraître en mai 2010.
(c) Freddy Nadolny Poustochkine & Futuropolis

Avez-vous l’impression que votre rapport avec les auteurs diffère des autres éditeurs compte tenu du fait que vous êtes vous-même un créateur de bande dessinée [1] ? Les auteurs vous suivent lorsque vous changez d’employeur…

Avoir dessiné m’apporte une compréhension plus intime des difficultés de création. Le cours de la création n’est jamais un long fleuve tranquille. L’auteur ressent toujours des périodes hautes et basses lorsqu’il crée, et ce pour un même livre. Cela influe donc sur sa création. Demander à un auteur de remettre un certain nombre de pages par mois est d’une grande imbécilité. J’essaie de faire en sorte que chaque auteur tienne son rythme. Certains vont mettre quatre ans, d’autres cinq mois.
Il y a des moments où tout coule bien pour un auteur. Les pages s’enchaînent, et l’auteur ressent alors une certaine euphorie. Et puis, à d’autres moments, rien ne vient. C’est la catastrophe, et l’auteur a tendance à s’enfoncer encore plus au fond du trou. Je ne suis pas un grand dessinateur et je suis souvent confronté à mes limites. Je suis donc rapidement en proie à des doutes. J’ai par conséquent, à ce niveau-là, une compréhension par rapport au dessin que n’ont pas forcément les autres éditeurs, même ceux qui écrivent… Ces derniers ne sont pas confrontés aux mêmes problématiques que celles des dessinateurs. Ceux-ci font un travail très long et très ingrat pour arriver à boucler un album. Mais je ne pense pas qu’un éditeur ait besoin de cette perception pour suivre et accompagner un projet.

Sébastien Gnaedig revient comme auteur prochainement ?

Je l’espère. Je travaille actuellement sur un projet, mais je ne sais pas encore où le publier. J’ai eu l’occasion de lire le scénario d’un ancien projet de film de Pascal Rabaté qui s’appelle Linge sale. Ce récit à une tonalité proche de ses premières histoires. C’est un récit très noir. Pascal me l’avait donné à lire car il avait envie de l’adapter. Puis, il s’est rétracté et ne voulait plus le dessiner. J’avais adoré. Par ailleurs,Philippe Thirault ne souhaitait pas écrire un troisième volume sur le monde de l’entreprise et cela me manquait de ne pas pouvoir dessiner. C’est rare qu’un scénario me donne autant d’envie. J’ai ressenti ce même besoin en lisant le synopsis L’accablante apathie des dimanches à Rosbif de Gilles Lahrer, que Sébastien Vassant a merveilleusement mis en image.
J’ai donc proposé à Pascal de l’adapter, tout en sachant que dans ma position, c’est difficile de demander à un auteur s’il veut bien m’écrire une histoire. Je suis dans un rapport d’éditeur à auteur avec eux. Avec Pascal, je sais que c’est différent. On est dans un rapport très cash ! S’il ne voulait pas de cette collaboration, il me l’aurait dit, et cela n’aurait pas changé nos rapports. J’ai donc fait des pages tests. Et je lui ai surtout demandé de ne s’occuper de rien. Je découpe l’histoire. On retravaillera juste la fin ensemble. Pour l’instant, il est content de mon travail. Il me titille, en me demandant régulièrement si j’ai fait des pages (Rires). Mais je ne me fixe pas de délai, compte tenu de mon travail d’éditeur. Pour l’instant, j’ai dessiné une vingtaine de planches…

Extrait de "Linge Sale"
(c) S. Gnaedig & P. Rabaté

(par Nicolas Anspach)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Lire une autre interview de Sébastien Gnaedig : "Avant de publier un livre, je me pose toujours la question de sa pertinence" (Novembre 2008)

Lien vers le site de Futuropolis

Photo (c) Nicolas Anspach

[1Le dernier livre de Sébastien Gnaedig, Une Épaisse Couche de sentiments était sorti en 2006. Scénario P. Thirault).

 
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6 Messages :
  • Les propos de Sébastien Gnaedig,laissent vraiment à penser que les autres éditeurs travaillent comme des manches et ne pensent qu’au fric quand lui serait dans le vraiet l’exemplarité.Bien évidemment,c’est certain.la surexposition médiatique de ses albums,et les prix reçus,ne sont que la preuve qu’ils sont la quintessence d’un culturellement correct qui à su toucher sa cible:c’est un marketing comme un autre.Quelle cible ? les beaufs et les curés de la culture qui trop souvent constituent la chaîne du bon goût,j’ai nommé les journalistes les libraires les bibliothécaires.Avec Angoulême on a là un beau réseau de pensée unique qui mettent en avant une communauté d’esprit pour citer Gnaedig lui même.Dommage pour eux que la BD et encore plus le bon goût ne leurs appartiennent pas.

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    • Répondu par max le 26 mars 2010 à  07:59 :

      Ca c’est envoyé..... C’est un peu sec, mais tellement vrai.... Et quand on pense que c’est Soleil qui les finance, il y a de quoi rigoler. Maintenant que Mourad va vouloir un certain retour sur investissement, le discours risque de changer.

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    • Répondu le 26 mars 2010 à  08:39 :

      Pour moi, tout ce que contient ce Futuropolis là tient sur les couves. Elles sont sont fausses.
      Et quand je pense aux couves de Fantagraphics, j’en ai mal pour eux...

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      • Répondu par Francois Pincemi le 26 mars 2010 à  22:24 :

        Je vous trouve bien dûr avec Sébastien Gnaedig, c’est quand même un ancien éditeur passé de Dupuis à Soleil (dûre transition). Il convient donc d’être indulgent envers ses productions.

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        • Répondu par Suricat le 31 mars 2010 à  11:03 :

          Je ne comprends toujours pas vos remarques sur le lien avec Soleil, êtes-vous toujours bloqués sur les mêmes commentaires agressifs proférés en 2005 ? Non, Sébastien Gnaedig n’est pas passé de "Dupuis à Soleil". Il est passé de Dupuis à Futuropolis, une entité éditoriale indépendante, qui ne travaille pas avec Soleil. Pas les mêmes bureaux, pas les mêmes employés, pas les mêmes auteurs. Avez-vous réellement l’impression que Soleil influence quoi que ce soit dans la production de Futuropolis ? Vous en avez vu beaucoup des trolls et des guerriers héroïc fantasy dans les albums ? vous trouvez que les couvertures, le papier, bref, la charte graphique est identique ? Pouvez-vous réellement prouver l’impact de Mourad Boudjellal dans les choix éditoriaux ET financiers ? Non. vous voulez juste sortir cet argument pour justifier votre rejet de Futuro. Que vous n’aimiez pas les BD Futuro, la nouvelle équipe éditoriale, etc etc je le respecte. Mais sortir le joker "Soleil" à tout bout de champ est vraiment injustifié : l’impact de Mourad se limite à des apports financiers liés notamment à la diffusion. Apports moins élevés que ceux de Gallimard, mais çà vous n’en parlez pas. Pourquoi ne pas commenter par exemple l’influence littéraire de Gallimard ? Soleil Productions (dont le siège et Mourad sont à Toulon par ailleurs) n’interviennent en rien dans le choix des auteurs et des titres publiés. Alors, pouvons nous passer à autre chose et critiquer Futuropolis sur ce qu’elle fait réellement : éditer des livres de bande dessinée. Et là, libre à vous de ne pas aimer tel ou tel bouquin.

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          • Répondu par Oncle Francois le 31 mars 2010 à  19:55 :

            Monsieur Suricat, je ne comprends pas votre message ; si vous lisez le mien avec attention, vous verrez que j’y prends la défense de Monsieur Gnaedig dont j’apprécie les choix sélectifs et originaux, et la conception de l’édition. Il aborde des sujets variés avec un pléiade d’auteurs de premier plan. Vous savez, j’ai plus d’albums de Futuropolis que d’albums Soleil à 100% dans ma collection. Et je suis un acheteur exigeant, je vous prie de le croire !! Ces albums sont d’un rapport qualité-prix que je trouve correct.

            Je ne suis pas idiot, je vous prie de le croire, je sais bien qu’il n’y a pas de trolls, d’épées et de dragons chez Futuropolis !

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