Secret Service, Maison de Ayakashi T1 - Par Cocoa Fujiwara - Kurokawa

28 janvier 2012 0 commentaire
  • Mélange de genres sur lequel il est difficile de coller une étiquette, {Secret Service} parvient au Japon à attirer à la fois des lecteurs masculins et féminins, ce qui n'est pas chose très commune. Ayant écoulé 1 million d'exemplaires après son cinquième tome, la série vient donc tenter de séduire le public francophone.

Ririchyo, jeune héritière d’une vieille famille, vient s’installer dans la Maison de Ayakashi. Cette résidence aux critères de sélection très stricts alimente toutes les rumeurs. Et pour cause : officiellement réservée à des locataires riches et nobles, celle-ci n’accueille en réalité que des descendants d’humains s’étant liés à des créatures surnaturelles. Et ici, chaque habitant dispose d’un "Secret Service", c’est-à-dire un garde du corps spécialement engagé.

Alors qu’elle avait pourtant stipulé ne pas en vouloir, Ririchyo se retrouve dès son arrivée avec un Secret Service particulièrement zélé sur le dos. Et les autres dont elle fait progressivement la connaissance semblent très farfelus.

Comme évoqué plus haut, on ne sait pas clairement dans quel registre se positionne Secret Service. Un peu de "genre gothique", des yôkai pour donner une touche fantastique, beaucoup d’humour, une dose de sentiments, mais aussi une petite pincée d’action, tel est ce mélange proposé par Cocoa Fujiwara. Sous bien des aspects, ce premier volume laisserait plutôt penser à un shôjo. Mais cela serait légèrement réducteur.

Le mieux serait encore de passer outre les cases et classifications. Car ce sont bien le contenu en lui-même et le plaisir qu’il procure qui importent. Et sur ce point, justement, Secret Service démarre sur de bonne bases. Les caractères et l’exubérance des différents personnages entraînent nombre de situations décalées, très drôles. L’ensemble est souvent communicatif.

À l’heure actuelle, le scénario ne propose pas vraiment de trame consistante, jouant plutôt la carte du divertissement enchaînant les scénettes. Et cela fonctionne, on se prend facilement au jeu, porté par la certaine élégance du trait de la mangaka.

On pourrait tout de même souhaiter une histoire plus élaborée par la suite, tout en espérant que les quelques petites redondances décelées ici ou là ne viennent pas la gâcher.

(par Baptiste Gilleron)

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