Section Financière - T2 : Délit d’initié - par Malka & Mutti - Vents d’Ouest

2 mai 2007 0 commentaire
  • Après un prometteur premier tome, la Section Financière et l’Opus Scientifique se retrouvent face-à-face pour statuer de l’avenir de populations entières. Entre avocats et terroristes, suite attendue d’une série en passe de devenir un incontournable de la bande dessinée de suspense.

Deux ans se sont écoulés depuis le scandale des fonds du FMI détournés par une mystérieuse organisation secrète, l’Opus Scientifique. Celle-ci en a profité pour mettre la dernière touche à une opération entamée des siècles auparavant et qui décidera de la vie “et peut-être de la mort” de milliards d’êtres humains... Ce qui met la puce à l’oreille de la Section Financière, c’est un délit d’initié au sujet du rachat de Synaptic, une société de biotechnologie spécialisée dans les maladies du cerveau. Une affaire parmi d’autres, si ce n’est que le juriste de l’entreprise se trouve être un certain Eval Caïn, ancien procureur forcé de démissionner suite à la précédente affaire, et qui est rongé par ses souvenirs et l’alcool. Si ce dernier ignore les dangers qui le menacent, il est toujours dans la ligne de mire de l’Opus Scientifique, et reçoit de mystérieux messages qui le poussent à collaborer avec ses anciens subordonnés pour déjouer ce terrifiant complot.

Section Financière - T2 : Délit d'initié - par Malka & Mutti - Vents d'Ouest

Corruption, le premier tome de Section Financière, introduisait le thème et les personnages au sein d’une histoire complète. Le second épisode aborde donc plus en profondeur les psychologies des protagonistes, ainsi que les objectifs et dissensions de l’Opus Scientifique. Si le délit d’initié est à la base du récit, on sort progressivement de la pédagogie juridique pour mieux saisir les mécanismes du terrorisme international. Plus fluide que le tome précédent, l’action va crescendo, multipliant les poursuites, interrogatoires, enlèvements et attentats. D’intéressé, on devient scotché par le suspense habilement distillé par Richard Malka, mais une partie des questions ne trouveront leurs réponses que dans la suite attendue de l’épisode. Petit plus, le graphique explicatif des pages de garde a été enrichi des noms des principaux protagonistes de la brigade financière, palliant à l’impression de flou laissé par le premier album.

Au grand désespoir du dessinateur Andréa Mutti, les couleurs du précédent tome eurent un rendu très sombre, ce qui n’a heureusement pas empêché une belle reconnaissance du public. Cette erreur est corrigée pour Délit d’initié qui s’ouvre, par exemple, par exemple, sur un superbe lever de soleil sur Jérusalem.

Série d’action, Section Financière utilise bon nombre de gros plans, et on regrettera parfois la posture peu crédible, prise sur le vif, de certains personnages principaux. Par opposition, le peu d’arrière-plans et de décors utilisés servent fabuleusement le récit, renforçant sa crédibilité tout lui conférant une amélioration graphique notable.

Plus proche de la série télévisée 24 heures que d’Avocats et associés, Malka sort peu à peu du registre du juriste pour mener tambour battant une course-poursuite tonitruante entre explosions et fusillades. Sur une trame documentée et authentique, il nous entraîne dans un suspens haletant.

(par Charles-Louis Detournay)

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Parcourir le dossier de la première affaire : Corruption

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