Septième sens, T1 : Veiller sur le monde - Par Defali & Corbeyran - Delcourt

17 septembre 2012 0
  • Les saints et les martyrs que nous connaissons ont formé un groupe qui veille sur l'humanité. Mais le mal veille et revient sous une forme inattendue ! D'une redoutable efficacité, ce thriller fantastique très dense profite d'une tension palpable qui monte de bout en bout. Prenant !

Les Martyrs ne sont pas morts pour rien. Les Saints n’ont pas souffert en vain. Leur douleur était réelle, mais comportait un sens caché : elle a été pour eux révélatrice d’un don particulier, un septième sens que seule la mort a pu mettre en évidence. Génétiquement programmés pour ressusciter, ils ont accédé à l’immortalité.

Disséminés aux quatre coins du globe, ces êtres se sont associés pour former le groupe ’Présence’, chargé de veiller sur l’harmonie de la planète. Aujourd’hui, cet équilibre est sur le point d’être rompu, car un virus inconnu vient d’être identifié par des experts scientifiques, un virus colporté par un mal que les Saints croyaient à jamais enfoui dans les profondeurs de l’Histoire...

Septième sens, T1 : Veiller sur le monde - Par Defali & Corbeyran - Delcourt

Autre sortie du duo Defali-Corbeyran avec le T8 de Zodiaque

Vingt-deuxième album issu de la collaboration entre Corbeyran & Defali, ce premier tome profite d’emblée du duo dont l’efficacité a déjà fait ses preuves. Corbeyran est sans doute le plus prolifique des scénaristes actuels et Defali parvient à tenir le rythme de plus de deux albums par an, c’est dire si les deux hommes sont faits pour s’entendre.

Au fil du temps, le nom de St Georges s’est transformé en Jo, surnommé GI Joe par ses condisciples pour son tempérament belliqueux

Ce rythme d’enfer a malgré tout quelques désavantages : les planches d’introduction de Corbeyran sont bien trop loquaces, et Defali sacrifie parfois la justesse de la représentation au bénéfice de l’évocation (visages, hélicoptère, etc.)

Mais ces défauts ne provoquent aucune gêne de lecture, et il faut bien avouer qu’on se laisse réellement happer par cette excellente intrigue : alternant au mieux la trame principale et les flashbacks, le récit de Septième sens capte le lecteur en faisant monter crescendo le suspens. C’est une excellente idée de jouer sur des saints et martyrs bien connus du grand public afin de leur donner une personnalité bien différente de celle qu’on pouvait imaginer. De plus, cette présentation en vitrail en dehors du texte permet réellement de s’approprier les personnages tout en renforçant leur aura sacrée.

Après un début mollasson, il est vraiment compliqué de se détacher de Septième sens. Ce premier tome comprend 56 planches, au point tel que l’éditeur a imprimé sa page de titre sur la page de garde [1]. La maquette est d’ailleurs bien réalisée, et l’intrigue franchit un nouveau pas avec la surprenante dernière planche qui achève de convaincre, si ce n’était pas encore fait. On souhaite que les deux autres tomes de la trilogie puisse tenir les défis lancés dans le premier, car Septième sens pourrait alors se prolonger bien au-delà de ce premier récit.

Le suspense habilement agencé monte crescendo et tient en haleine jusqu’à la dernière page

(par Charles-Louis Detournay)

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[1Une technique que Delcourt utilise de temps en temps, lorsque les auteurs demandent deux planches complémentaires pour développer leur intrigue. On retrouve par exemple ceci avec La Licorne.

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