Seton, le naturaliste qui voyage - T4 : Monarch, l’ours du Mont Tallac - Par Imaizumi et Taniguchi - Kana (Made In)

19 novembre 2008 0 commentaire
  • Octobre 1886, Ernest Thompson Seton a maintenant 27 ans et vient de prendre son indépendance, étape importante vers le statut de "naturaliste qui voyage" qu'il deviendra plus tard. Seton passe plusieurs nuits au pied du Mont Tallac, en Californie, à écouter l'incroyable récit conté par un chasseur nommé Lan Kellyan.

Bien des années plus tôt, l’intrépide chasseur tua un grizzly. Celui-ci était accompagné de deux oursons. Kellyan les captura et, leur vie à peine entamée, ils connurent la tristesse d’être arrachés à leur environnement. Kellyan prénomma les deux oursons Jack et Jill. Cette dernière faisait preuve d’une constante crainte et l’homme fut obligé de la garder attachée en permanence. Jack en revanche s’habitua très rapidement aux humains et devint aussi affectueux qu’un chien envers Kellyan. Mieux encore, déjà tout jeune il se démarquait par une remarquable intelligence. Mais quelques temps plus tard, le chasseur fut contraint de se séparer des deux oursons, chose qu’il regrettera amèrement.

Cette séparation entraina Jack et Jill chez des hommes bien moins attentionnés que Kellyan. À cause de son côté farouche, Jill fut très vite tuée et Jack se retrouva tout seul. Par la suite, il fut malmené et trouva le moyen de s’échapper. Les circonstances l’obligèrent à se débrouiller en pleine nature, lui qui avait vécu en captivité. Et petit à petit, des grizzlys tueurs de bétail nommés Gringo, Brin, Pegtrack, Reelfoot et Monarch alimentèrent les craintes dans des zones très éloignées les unes des autres.

Toujours très à l’aise avec les récits naturalistes, Jiro Taniguchi transpose sublimement un nouveau chapitre de la vie d’Ernest Thompson Seton, d’après l’ouvrage de Yoshiharu Imaizumi. Cette fois centré uniquement sur les aventures de l’ours du Mont Tallac, le scénario nous dévoile tout en finesse l’étonnante et poignante histoire de jack, grizzly particulièrement intelligent qui connut un destin malheureux par la faute d’hommes malveillants.

Bien que ce gros volume de 420 pages accuse une certaine répétition (les activités quotidiennes d’un ours n’étant pas si nombreuses), il n’en reste pas moins captivant et jamais ennuyeux. Que du contraire.

(par Baptiste Gilleron)

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