Sinbad, T2 : la griffe du génie - Par Arleston, Alwett & Alary - Soleil

14 septembre 2009 3 commentaires
  • Aventurier plutôt chapardeur, Sinbad désire retrouver les parents qui l'ont abandonné enfant. Pour cela, il doit remporter le tournoi organisé par Aladin et voir son vœu réalisé par le génie. Louvoyant entre magie et clichés des contes 'orientaux', le récit peine malheureusement à trouver son rythme.

Aventurier des mers et colporteur d’objets magiques, Sinbad part en quête de ses origines. Ayant fui le repère de la puissante magicienne Turabah, il est poursuivi par Azna, la redoutable femme-panthère.

Heureusement, ses compliments et ses filouteries viennent à bout du charme qui emprisonnait la belle, et c’est en sa compagnie qu’il se rend à Bagdad, où le Khalife Aladin organise un évènement exceptionnel. Mais peste bubonique, génie machiavélique et danseuses callipyges les attendent…

Sinbad, T2 : la griffe du génie - Par Arleston, Alwett & Alary - Soleil

Si on pensait s’émerveiller dans ce second tome, c’est raté : d’entrée, le récit perd le peu de rythme qu’il avait acquis dans le premier épisode, et il semble que la maladie malveillante qui tombe sur Sinbad n’a comme réel but que de remplir les pages de cet album.

Le héros lui-même n’a pas assez de caractère pour le rendre attachant, et l’égoïsme dont il fait preuve envers la candide Azna détourne le peu d’antipathie qu’on pouvait accorder à cet orphelin. Comme un missile téléguidée qui perd sa cible, on cherche alors une image positive pour s’accrocher, et c’est la femme-panthère qui devient le porte-drapeau de cette fable orientale.

Malgré quelques faibles gags, et un clin d’œil au grand Goscinny, le récit semble se chercher perpétuellement, manquant d’un réel personnage moteur, qu’il soit bienveillant ou malveillant. Après le concours qui rappelle autant Robin des Bois que les célèbres Archers de Thorgal, ce sont d’ailleurs les ’méchants’ de l’histoire qui prenne le pli de faire avancer la série. De quoi peut-être la rendre plus trépidante ?

S’il restait donc un souhait à formuler, ce serait de terminer ce récit, qui manque plus de génie que de magie, après la mille et unième nuits de travail [1], avec les Ombres du Harem, un tome annoncé qu’on espère le dernier.

(par Charles-Louis Detournay)

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[1Soit un peu plus de trois ans.

 
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3 Messages :
  • Sinbad, T2 : la griffe du génie - Par Arleston, Alwett & Alary - Soleil
    14 septembre 2009 17:00, par Monsieur le Weblecteur

    « S’il restait donc un souhait à formuler, ce serait de terminer ce récit, qui manque plus de génie que de magie, après la mille et unième nuits de travail [1], avec les Ombres du Harem, un tome annoncé qu’on espère le dernier… [1] Soit un peu plus de trois ans. »

    Vous voulez dire qu’il a fallu trois ans pour réaliser cet album de Sinbad, la griffe du génie » ?

    En tout les cas, bravo pour vos chroniques, elles sont très pertinentes.

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 17 septembre 2009 à  06:46 :

      Merci pour votre remarque.
      Je voulais juste dire qu’on pouvait estimer à un peu plus de trois ans, le temps de dessiner ces trois albums. Un rythme très honnête et assez ’standard’ dans le métier.
      Ainsi, lorsque le troisième tome sera bouclé, nous en serions environ à la 1001e nuit (ou journée) de travail ... Un nombre hautement symbolique, vu le thème traité.

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  • J’aime bien moi cette série, c’est rigolo et le dessin est magnifique.

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