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Sophia libère Paris - Par Capucine & Libon - Delcourt Shampooing

  • Après [Animal lecteur->10152], [Hector Kanon->9141] et [Jacques le petit Lézard géant->8101], Libon s'associe à sa Capucine pour nous livrer une parodie détonante, mêlant sensualité et exotisme à une sacré dose de dérision !

Paris, 18 novembre 1870. Les Prussiennes attaquent la capitale. Madame le Maire fait appel de toute urgence à Sophia, son agent spéciale, afin de reprendre Paris à ces hordes de barbares.

Pour cette mission secrète, elle sera accompagnée de sa chère Rima et aidée par Hilda, une Suissesse avec qui Sophia vécut une histoire passionnelle qui s’est mal finie. Mais l’heure n’est pas aux vieilles querelles... Paris attend !

Sophia libère Paris - Par Capucine & Libon - Delcourt Shampooing

Couple à la ville, Capucine & Libon signent à quatre mains les scénarios et dessins de ce roman d’aventure louvoyant entre hommage et plagiat. Lorgnant sans vergogne vers Barbarella, cet album n’est également pas sans rappeler les récits de poche d’Elvifrance.

Libon & Capucine ne font effectivement pas dans la dentelle ! Ou plutôt si, car il présentent une héroïne le plus souvent dévêtue, et dont la technique secrète consiste à étourdir ses adversaires grâce à son opulente poitrine !

Même si tous les personnages de l’album sont des femmes, nous sommes loin d’un album érotique. C’est plutôt un pastiche fendard qui nous balade des catacombes parisiennes au désert d’Arabie, des profondeurs de l’Afrique à des sanglants abordages de pirates.

Tout en bichromie (noir et orange), Sophia libère Paris ose et s’impose comme un pied-de-nez aux Angélique, Barbarella et autre Xena qui traversaient les embûches tout en exhibant leurs formes. En particulier, on remarquera la couverture sans queue ni tête, et la présentation arrière qui ne manque pas d’humour. Les amateurs de deuxième et troisième degrés seront conquis !

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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6 Messages :
  • Ce n’est pas parce que cet album ne tombe pas dans les clichés de la BD érotique exclusivement réservée aux mâles qu’il n’a pas une dimension érotique.

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 2 octobre 2010 à  12:31 :

      Les schtroumpfs aussi peuvent avoir une connotation érotique.

      Je voulais juste écrire que les auteurs n’avaient pas réalisé cet album avec un but érotique. Par la suite, chacun voit ce qui l’intéresse.

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      • Répondu le 3 octobre 2010 à  08:40 :

        La comparaison avec les Schtroumpfs ne tient pas debout.

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  • Quand on pense au nombre de projets de Trondheim a refusé sous prétexte que Shampooing est une collection orientée jeunesse...

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    • Répondu le 3 octobre 2010 à  08:41 :

      Shampooing était une collection orienté jeunesse à l’origine. Depuis, elle est orienté "ce qu’aime Lewis Trondheim".

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      • Répondu par ralph le 3 octobre 2010 à  21:42 :

        J’ai l’impression qu’il y a du reproche dans ce dernier commentaire.
        Il me semble qu’à force de se plaindre chaque fois qu’une personne imprime sa marque sur des choix editoriaux, on finira par n’avoir que des albums-compromis dont le resultat final est le fruit de 50 decisionnaires.
        C’est une bonne chose pour l’originalité des oeuvres qu’il existe des lieux ou les decisionnaires sont en nombres plus restreints.
        Je dis cela sans connaitre la maniere dont fonctionne précisement Shampooing.

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