Sous le ciel d’Atacama - Christin & Balez - Casterman

19 juillet 2010 1 commentaire
  • Pionnier du genre, Pierre Christin signe un nouveau reportage BD, associé à Olivier Balez. Une trentaine de planches pour découvrir ALMA, un site scientifique unique au monde destiné à mieux connaître l'univers lointain, avec la volonté de dépasser en puissance les télescopes en activité. Une BD curieusement complétée par un ensemble hétéroclite de récits illustrés.

Ils ont du mal à tout comprendre, et il faut bien l’avouer, nous aussi. Christin et Balez, du haut de la ville chilienne d’Atacama, tentent d’expliquer l’incroyable performance de l’ensemble technologique qui trône en plein désert, là ou les conditions sont les meilleures au monde pour observer les astres. Entre les instruments d’observation, les capteurs d’ondes radio et leurs multiples antennes, c’est une véritable ruche ultra-moderne qui a pris place au Chili.
Les auteurs n’oublient pas les à-côtés : le village voisin, ses habitants, la vie quotidienne, la communauté des scientifiques... Curieux et précis, le reportage remplit son rôle : nous rendre moins bête qu’avant d’ouvrir l’album.

Trop court pour constituer un ouvrage d’au moins 48 pages, Sous le ciel d’Atacama s’enrichit de plusieurs "compléments". D’abord un carnet illustré (dessins, photos) à propos du travail de Christin et Balez, avec de l’humour et des infos pertinentes. Ensuite, s’ajoutent des textes -toujours augmentés de photos et de dessins- où Christin évoque tour à tour les déserts, la Bolivie et les régimes politiques d’Amérique latine. Fourre-tout ? Remplissage ? On referme en tous cas cet album avec une impression bizarre : celle de mieux connaître Christin que le site présenté au départ...

(par David TAUGIS)

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1 Message :
  • Les trente planches de Christin et Balez ont été réalisées pour le numéro 8 de l’excellente revue XXI. Je recommande vivement de préférer cette revue (qui propose tous les trois mois trente pages de bandes dessinées + près de deux cents pages de reportages de haute tenue), plutôt que cet album commercialement douteux.

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