Spoonfinger - Spoon et White, n°4 - Léturgie, Yann et Léturgie - Dupuis

12 septembre 2002 0
  • Les deux flics les plus cons de la police américaine sont de retour pour une aventure où leur crétinisme himalayesque va pouvoir s'exprimer dans toute son ampleur. Spoon, le nabot teigneux, et White, son collègue haineux, vont tenter de suivre l'élue de leur coeur, la journaliste Courtney Balconi, jusqu'en Angleterre. Elle, pour résoudre l'énigme de cadavres phosphorescents. Eux, pour lui parler mariage.

Scandale chez Sa Royale Majesté ! Un à un, ses valeureux espions au matricule double 0 meurent dans de mystérieuses circonstances. Seul point commun : une magnifique auréole radioactive, très peu discrète pour des agents secrets. Il n’en faut pas plus pour lancer la pulpeuse Courtney Balconi sur l’enquête. Bravant mille dangers et le rôti sauce menthe, la belle s’envole pour la Perfide Albion, suivie de trop près par les infatigables mais très fatigants Spoon et White. Mais au pays du teatime et des bus à deux étages, il leur faudra bien plus que des gadgets astucieux, un Smith et Wesson chargé et une peluche dégénérée pour sortir vivants de cette aventure…

Après avoir explosé les films d’action avec prise d’otages et héros solitaire, après avoir passé à la moulinette les thrillers aux psychopathes cannibales, après avoir massacré le cinéma d’arts martiaux, le trio infernal Léturgie, Yann, Léturgie s’attaque à un pilier de notre culture moderne : la saga des "James Bond". Dans une aventure aussi trépidante que délirante, ils ont convoqué tous les acteurs qui ont porté un jour le célèbre matricule afin de mieux les dégommer à grand coup d’éclats de rire. Ciselant chaque réplique, Jean Léturgie et Yann truffent leurs dialogues d’allusions et de bons mots, renouvelant l’art de la parodie. Toujours plus dynamique, Simon Léturgie s’est adjoint les services d’un décoriste, Franck Isard, pour offrir des pages d’une efficacité et d’une lisibilité redoutables.

(par Patrick Albray)

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Un délectable pastiche des films d’espionnage, plein de férocité et de méchanceté gratuite dans une succession de gags décapants, encore améliorés par les dialogues au vitriol de Yann. ("- Avez-vous déjà visité l’Angleterre, Enola ?" "- Après avoir autopsié une demi-douzaine de sujets de sa gracieuse majesté, c’est comme si je connaissais le pays de l’intérieur.") L’arrogance américaine et la suffisance anglaise en prennent pour leur grade. Le résultat est hilarant.

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