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Stabat Mater - Par Omond & Beuzelin - Delcourt

Par Nicolas Anspach le 29 juin 2005                      Lien  
Pas de doute. Pour photographier des cadavres à longueur de journée, il faut avoir un sacré grain ! Voire même être totalement imperméable à toute émotion. Ce photographe de police soigne pourtant ses clichés, essaie de donner un cadrage pertinent à ces natures mortes.

Quelqu’un de normal aurait sans doute la nausée en prenant ces clichés. Notre héros, non ! Il est même incapable de pleurer, vu que c’est un « handicapé du sentiment ». Il ne ressent rien. Il envie ceux qui sont capables de vibrer sur certaines choses.

Jusqu’au jour où il voit une fille nue dans une salle de strip-tease minable. Il est intrigué par son physique et son regard, et a l’impression qu’elle ne regarde que lui.
Il revient jour après jour dans cet endroit pour contempler les courbes de cette femme, et ressent enfin quelques émotions. Un soir, les portes de la salle sont closes. Il a partout besoin de voir cette inconnue. Il rentre dans les locaux par effraction, et découvre le patron de la salle mourant !

Eric Omond signe un récit étrange, aux ambiances glauques et froides. Une démarche artistique voulue, sans doute, pour mettre en avant le manque d’émotion du héros. Mais cela ne passe pas ! La lecture est monotone. Heureusement, on a quand même envie de tourner les pages pour découvrir l’identité de cette femme. Le style graphique semi-réaliste du dessinateur colle parfaitement aux ambiances glaciales du récit. Beuzelin joue sur les ombres et les hachures pour parvenir à ses fins.

Un one-shot mi-figue, mi-raisin...

(par Nicolas Anspach)

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