Stéphanie Leduc, un nouveau talent du Québec

6 mars 2010 0 commentaire
  • Stéphanie Leduc vient de publier son premier album, Les Aventures de Titi Krapouti et Cie, chez Glénat Québec, un label qui commence réellement à prendre forme. Un premier album pour cette diplômée du programme BD de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), et aussi en dessin animé, à l'aise dans les mondes imaginaires qu'elle créé volontiers.
Stéphanie Leduc, un nouveau talent du Québec
Le premier tome des aventures de Titi Krapouti et Cie, chez Glénat Québec.

Vendredi 26 février 2010 est une journée marquée d’une pierre blanche pour Stéphanie Leduc. En effet, le lancement de son premier album à Montréal , « Les aventures de Titi Krapouti et cie  », lancement marqué par la présence, entre autres, la présence de Régis Loisel, Thierry Labrosse, François Lapierre et plusieurs autres auteurs de BD. Intitulé « Les trois règles », ce premier tome se situe dans un monde imaginaire où le rôle de « livreur » est très valorisé et où le jeune Titi veut suivre les traces de ses parents, qui y exercent eux-mêmes cette profession émérite. Il n’y a que trois règles à suivre pour bien réussir, mais y arrivera-t-il sans l’aide de son amie Irma Vavite ?

Stéphanie Leduc dit trouver « ennuyeux » de créer des récits dans le monde réel, et préfère inventer ses propres univers de A à Z, confie-t-elle à Robert Laplante lors d’une entrevue à l’émission de radio Au Pays des bulles [1].

Stéphanie Leduc, nouvelle venue chez Glénat Québec
Photo : Thierry Labrosse, 2010

« Titi Krapouti est né spontanément », ajoute-t-elle, c’est un « moment de grâce à partir duquel le reste de l’histoire a coulé de source  ». Et comment parvient-elle à conserver la fraîcheur du récit ? En pratiquant des discussions au cours d’ateliers de formation qu’elle donne dans les écoles et les bibliothèques publiques : « Les remue-méninges avec des jeunes suscitent plein d’idées qu’il faut ensuite mettre ensemble même si le tout peut sembler absurde, en somme, il s’agit d’exploiter l’accident » dit-elle. Mais ceci n’exclut aucunement la sensibilité, car elle a aussi laissé libre cours à son imagination quand est venu le moment de mettre Titi Krapouti en images. « J’ai toujours été attirée par une sorte de poésie dans le dessin. Le dessin comprend la perspective, la composition, qui sont contraignantes, mais un style proche du psychédélisme permet de me laisser aller ». Si Titi Krapouti peut être classé comme « littérature jeunesse », les adultes y trouveront un second degré de lecture.

Un style graphique plein de poésie.

Sur sa table à dessin, un autre projet chemine, « Le pays sans dieux », construit, celui-là, dans l’imaginaire de la Fantasy et dans un style très réaliste. Cette dichotomie ne dérange aucunement cette jeune auteure qui dit vouloir mettre le style au service du récit. Un talent à surveiller, donc.

À la librairie PlanetBD, une première séance de dédicaces bien fréquentée.
Photo : Thierry Labrosse, 2010

(par Le Bédénaute)

(par Robert Laplante)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Le site du Bach. ès arts - Majeure en Bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais - École multidisplinaire de l’image (EMI)

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[1Émission de radio entièrement consacrée à la BD - tous les lundis à 13 h sur CINQ-FM Radio Centre-ville Montréal.

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