Summer Wars, T1 - Par Igura Sugimoto et Yoshiyuki Sadamoto - Kaze

20 janvier 2011 0
  • Adaptation d'un long métrage de Mamoru Hosada, ce manga est une réussite, tant graphique que scénaristique. À découvrir en parallèle du film sorti en DVD il y a quelques mois.

Kenji est un peu déprimé car il a raté de peu les championnats internationaux de math. À la place, ce petit génie des chiffres travaille tout l’été avec son ami Sakuma, à la maintenance d’Oz, un univers virtuel où se côtoie des gens du monde entier. Du moins, jusqu’à ce que la jolie Natsuki débarque en salle d’informatique à la recherche de quelqu’un pour l’accompagner à la campagne.

Pour le timide garçon qui n’est pas insensible à la lycéenne, c’est une occasion de se rapprocher d’elle, mais arrivé sur place, il va devoir assumer un rôle auquel il n’était pas préparé. En effet, Natsuki a présenté Kenji comme son fiancé à toute sa famille réunie pour célébrer les 90 ans de sa grand-mère.

Parallèlement, un puissant virus sème le chaos sur Oz et Kenji va être accusé d’avoir piraté le site en ayant résolu une simple énigme mathématique.

À l’origine, Summer War est un film d’animation réalisé par Mamoru Hosada en 2009 et sorti sur nos écrans l’été dernier. L’édition de Kaze sort parallèlement à la sortie du film en DVD. C’est Hosada lui-même qui a souhaité adapter son œuvre en manga et en a choisi les auteurs.

Yoshiyuki Sadamoto troque ici sa casquette de character designer sur le film, pour celle de scénariste pour le manga et laisse les crayons à la mangaka Iqura Sugimoto, dont le manga Variante a été publié en France.

Summer Wars, T1 - Par Igura Sugimoto et Yoshiyuki Sadamoto - Kaze

Bien que le réalisateur ait autorisé les deux auteurs à s’éloigner de l’œuvre d’origine, ceux-ci sont restés plutôt fidèles à son scénario.

Le style de Iqura Sugimoto a parfaitement su récréer le character design de Yoshiyuki Sadamoto, tout en lui apportant légèreté et finesse. L’expression des personnages et les détails, décors, vêtements, ont été soignés, sans surcharger les pages.

Le thème de l’univers virtuel est plutôt sympa et d’actualité, mais il apparait très vite que ce n’est pas le sujet principal de ce manga. Natsuki et Kenji sont bien plus mis en valeur dans ce premier volume où Oz n’entre réellement en jeu que dans la deuxième partie du livre. Les jeunes gens sont très attendrissants et mignons, autant par leur physique que par leur caractère.

(par Stéphanie Francqueville)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander ce livre chez Amazon ou à la FNAC

  Un commentaire ?