TEX - Le Trésor de la mine - Par Nizzi et Ortiz - Clair de Lune

18 juillet 2011 20 commentaires
  • Les éditions Clair de Lune poursuivent la sortie d’épisodes du célèbre ranger {« Tex »}. L’occasion de retrouver au dessin le talentueux José Ortiz.

Les éditions Clair de Lune sortent à présent régulièrement, et à un rythme assez soutenu, de nouveaux albums de « Tex ». Ainsi, après le précédent titre, « Marchand d’esclaves », sorti le 3 juin dernier, signé Claudio Nizzi et Manfred Sommer, voici « Le trésor de la mine », signé de l’incontournable scénariste italien et du talentueux dessinateur José Ortiz [1].

Tex Willer et son collègue Kit Carson sont chargés par leur ami Mac Parland, de l’agence de détective Pinkerton, de retrouver un butin volé aux banques de l’Arizona et du Nouveau Mexique. Pour cela, ils partent en territoire mexicain ; mais nombreux sont les prétendants au trésor et la chasse n’en devient que plus périlleuse.

Nous retrouvons avec plaisir pour la partie graphique le dessin de José Ortiz (« Hombre », « Burton & Cyb », « Morgan »). Son style est peut-être un poil plus formaté ici pour se mouler dans les personnages et l’esprit de la série, mais on le reconnait bien (dans certaines « gueules », dans l’aspect de son personnage féminin, dans le dessin hachuré et à la fois nerveux), et surtout José Ortiz est un excellent dessinateur : dans ses compositions, dans les décors qu’il plante parfaitement, dans son traitement du noir et blanc (le soleil et les ombres projetées), les chevaux et les cavalcades (qui sont superbes), etc. Rien que pour le graphisme, cet album de « Tex » est un régal.

L’histoire peut sembler quelque peu classique, bien qu’il y ait tout de même un rebondissement à la fin, très bien construite, mais cet épisode mérite notre attention et particulièrement celle des amateurs de western qui ne devraient pas manquer cette occasion.

À noter que l’album sort dans la collection « Prestige » : 220 pages, grand format, cartonné. Le prix est un peu plus cher en conséquence (19,90 euros), mais cela le mérite bien !

(par François Boudet)

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[1Des épisodes de « Tex » dessinés par José Ortiz, nous avons chroniqué sur ActuaBD précédemment les titres : « Le chasseur de fossiles », « L’Or du Sud », et « Mescaleros ! ».

 
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20 Messages :
  • TEX - Le Trésor de la mine - Par Nizzi et Ortiz - Clair de Lune
    18 juillet 2011 20:32, par la plume occulte

    On compte souvent trois grands pôles de productions quand on parle de BD:les mangas(l’Asie), les comics(l(Amérique,l’Angleterre) et le franco-belge(chez nous).

    On oublie trop souvent de mentionner une BD que l’on pourrait définir de "latine".Une BD où on peut mettre l’Italie,l’Espagne,le Portugal,l’Argentine,le Brésil,les Philippines ...comme pays de référence.Une BD toute aussi importante.

    Une BD qui se caractérise par une virtuosité du noir et blanc,un trait souvent organique et nerveux,un encrage très présent qui joue avec toutes les techniques du genre,admirablement.Un encrage somptueux ,lâché ou posé,plus important dans l’œuvre finie que le crayonné qui n’est qu’un repère.On peut même affirmer que c’est ce qui différencie en priorité cette BD"latine", de la BD franco-belge(belge francophone).En même temps,il n’est pas interdit de penser que La couleur,dans la BD franco-belge,a amené une évolution différente.Latine aussi -de fait-mais vraiment différente.

    Cette BD"latine",a produit des dessinateurs extraordinaires,ô combien ;pourtant peu ont percé chez nous.Bizarrement.

    Heureusement les éditions Bonnelli ,pour ses personnages populaires, ont eu le bon gout de faire appel à eux.Si bien que les petits formats-qui aujourd’hui manquent tant,et dont la disparition est une vraie sonnette d’alarme-qui garnissaient les kiosques, contenaient aussi des petits trésors graphiques ,réalisés de hautes mains.

    Une BD"latine" qui s’est épanouie surtout dans la BD dîtes de genre,ou sa maîtrise des ombres,des ambiances,des textures,de la dramaturgie a fait mouche.

    Cette BD"latine,qui tend à disparaître au profit d’un style plus global,mélange des influences comics,animation,et surtout manga,je l’aime de plus en plus.

    Et vraiment on en parle pas assez !!

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 19 juillet 2011 à  00:23 :

      Je trouve que c’est assez bien, M. l’occulte, c’est un concept à creuser.

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      • Répondu par la plume occulte le 20 juillet 2011 à  01:03 :

        En creusant un minimum le concept,la définition de BD"latine tremble un peu.

        Comme toujours rien n’est si simple.Les philippines font partie de l’Asie,et les langues officielles sont plutôt le tagalog philippin et l’anglais.La longue colonisation espagnole ne peut être prise en compte.

        Pourtant,leur vision du média BD correspond parfaitement à l’esprit "latin" proposé plus haut.

        Leur vision correspond,alors que leur principale référence de départ était Milton Caniff et surtout le Spirit de Will Eisner.Mais c’est vrai aussi pour la plupart des pays de la BD occidentale.

        D’ailleurs,dans cette BD"latine",on peut aussi inclure tout les pays de l’ex Yougoslavie et la Pologne,qui partagent "une communauté d’esprit",quand il s’agit de concevoir de l’art séquentiel.Eux aussi ne sont pas très latin.Pourtant..

        Mais ce qui uni surtout tout ces pays,c’est la rapidité d’exécution.Une qualité graphique qui découle d’une nécessité économique......et inversement.

        Il n’empêche,cette version des pôles de production est friable,puisque la très vieille BD chinoise tient plus de la notre que du manga.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 20 juillet 2011 à  07:55 :

          Là cela recommence à délirer sérieusement...

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          • Répondu par la plume occulte le 20 juillet 2011 à  09:30 :

            Pas du tout,il s’agit juste de rappeler qu’il existe un autre grand pôle de production de BD de très grande qualité,qui effectivement, comme le dit Sergio Salma, à souvent trouvé sa voi(x)e dans les kiosques(ici et surtout ailleurs),et la définition de BD"latine",tentante,ne rend pas compte de la réalité géographique et linguistique.C’est une définition abusive.On peut toujours trouver mieux.

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            • Répondu par Alex le 21 juillet 2011 à  01:19 :

              L’occulte apporte un point de vue très intéressant et pas du tout délirant à mon avis. Le commentaire sur la bd philippine n’est pas du tout déplacé. Les fans de la culture populaire connaissent le cinéma philippin, ses recyclages et ses disgressions. Devrait-on parler au lieu d’une bd "latine", d’une bd catholique ?

              J’ai connu 1 artiste "abstrait", qui pour vivre faisait des petits formats. Un personnage adorable qui se souciait plus de son loyer que de l’avenir de la bd.

              D’accord avec vous l’Occulte- et Mr Salma- ces bd sont largement diffusées dans d’autres pays que la francophonie. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un véritable prolétariat derrière ces "marques".

              La production vitale et essentielle à la survie de certains artistes- pas du tout intérêssé par ailleurs par le médium- ne m’inspire pas comme vous de grands élans nostalgo-romantiques.

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              • Répondu par la plume occulte le 21 juillet 2011 à  13:17 :

                J’avais pensé à BD chrétienne (plus vaste)plutôt qu’à BD catholique,mais c’était trop "connoté" et pas plus satisfaisant.De plus beaucoup de ces auteurs ont enrichi le catalogue Elvifrance ;antre des histoires dessinées d’horreurs et d’érotisme musclé.Là,on touchait carrément au blasphème...

                Mes précisions sur la particularité philippine -prises pour délirantes-venaient du fait que beaucoup d’auteurs philippins ont des noms à consonance hispanique :ça peut prêter à confusion...De plus,le melting pot de leur(s) culture(s)est tout à fait original.

                Vous parlez d’ un prolétariat ? de mémoire,l’éditeur Bonelli payait encore très bien ses auteurs ,de l’ordre d’une centaine d’euros la planche de 3à4 cases, avec peu de décors et beaucoup de gros plans.Sans problèmes,les auteurs en faisaient deux par jour,et le dessinateur Carlo Marcello a fini sa carrière confortablement,de cette manière.

                Sergio Salma rappelle deux cruelles vérités:un auteur pas traduit n’existe pas,un auteur sans album n"existe pas....quel que soit son talent.

                Votre conclusion me laisse perplexe...

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                • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 21 juillet 2011 à  14:09 :

                  Je suis d’accord avec vous que l’on peut parler d’école hispanique, voire hispano-lusophone, dans la mesure où non seulement les auteurs ont pas mal circulé entre l’Italie, l’Espagne, l’Argentine, le Brésil, le Portugal et la France (Munoz ou Pratt, par exemple) mais aussi parce qu’elle a produit une BD caractéristique qui peut rivaliser avec les principales autres écoles mondiales (Japonaise, US, Franco-belge) tant en terme de diffusion que d’influence.

                  Ce sont sur ces deux derniers critères que l’on peut, il me semble, mesurer l’importance d’une école.

                  Pour le reste, "BD chrétienne" ou "BD philippine", ce sont des concepts qui me semblent peu associables à cette première proposition.

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                  • Répondu par la plume occulte le 21 juillet 2011 à  14:35 :

                    L’essentiel est que ce grand pôle de création soit -enfin-reconnu à sa juste valeur, ;pour le reste une bonne dénomination reste à trouver.Et ce n’est pas si simple.

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                  • Répondu par Sergio SALMA le 21 juillet 2011 à  23:56 :

                    Notre mémoire est sélective. Mais on a connu ces 40 dernières années des circonstances qui ont permis( en francophonie) de révéler tous ces talents ! En réalité le monde entier encore une fois lit la bande dessinée en noir&blanc( sauf le dimanche aux USA). La presse a presque toujours publié la bd dans sa nudité. Et je me demande si ce sont des phénomènes simultanés ou bien si la diffusion dès sa naissance aux USA de la bande dessinée dans les plus grands quotidiens n’a pas influencé le reste du monde. Je pense que la grande différence dans le franco-belge est que la bande dessinée est née du livre illustré pour la jeunesse et donc la couleur faisait partie des habitudes( à l’exception notable de Tintin qui a vécu bien longtemps en noir&blanc)
                    Dans les années 60, qui a remis au goût du jour cette forme de bande dessinée populaire ? Charlie, les revues italiennes , Pif. Sans caricaturer, la presse de gauche a mis en avant la bande dessinée hors des canons du succès ( celle presque exclusivement pour tous publics mais en priorité pour les enfants) Alors que la presse mondiale a toujours publié une bande dessinée pour adultes. Les Peanuts en tête. La BD humoristique ( Mafalda, Hagar Dünor, Oz , Andy Capp...) c’est de la satire sociale adulte.

                    Quand Vaillant puis Pif gadget publie Pratt , Marcello etc... on perçoit la volonté de contre-culture. Les mêmes auteurs, la même école( hispanique, italienne , argentine) passe naturellement de Pif à ...(à suivre) une dizaine d’années plus tard. De la Fuente, Pratt se retrouvent en hérauts d’une nouvelle forme littéraire. Le noir&blanc est roi. Le lien étant Jean-Paul Mougin rédacteur en chef de ces deux revues pourtant si éloignées. Le littéraire n’est rien d’autre qu’une vue de l’esprit. Pratt passe dans les revues populaires, dans les kiosques, on le lit comme on lit les mangas aujourd’hui . C’est du comic book. Les mêmes récits en longs chapitres deviennent la bd intellectuelle. C’est le fameux hiatus que quelques hurluberlus sympathiques montent en épingle en opposant une soit-disant bande dessinée élitiste à une bande dessinée populaire. Fausse piste je pense. Alors que Libé ou Télérama ne s’y trompent pas , ils publient( ou ont publié) du XIII ET du Blain...

                    La collection X de Futuropolis a toujours mélangé les oeuvres hyper-populaires ( Popeye) et les oeuvres plus "novatrices". Le noir&blanc a été pendant les années (à suivre) un genre à part entière. Comès, Auclair, Schuiten, Servais, Forest(pionnier), Tardi, Rochette, Ted Benoît, les Varenne et bien d’autres ont pu exister avec un succès considérable. Toute la BD Fluide glacial a été une bd noir &blanc jusqu’aux années 2000 environ (Binet, Foerster, Edika...) . La contre-culture a prôné le long récit noir&blanc broché en simple réaction à la série "formatée" 46 pages Cartonné Couleur . Toute une génération de lecteurs a donc dans les années 70 et 80 préparé le terrain du graphic novel. Quand Eisner ( monstre du noir et blanc) publie le bail avec Dieu ou Big City c’est en noir et blanc. Miller en chef de file , Mignola, Mazzucchelli sont des émules de Toth. Qui vient de Caniff qui a aussi influencé Pratt ou Jijé ( strip quotidien, noir&blanc lumineux...)...je ne peux m’empêcher de voir une interpénétration de toutes ces écoles et de toutes ces valeurs. Bernet passe dans Spirou, Gimenez est dans Tintin, puis dans Fluide glacial. On pense aujourd’hui que ces chefs-d’oeuvre doivent être redécouverts. Alors que Magnus, Buzzelli, Toppi, Battaglia, Breccia (incroyables destinées) ont été partout pendant des années. Il y avait des revues espagnoles et italiennes où l’on retrouvait tous ces auteurs. Une génération européenne de l’après-68 (pardon de schématiser) a été attirée par des auteurs qui ont émergé dans ces années-là ( Giardino ,Andréas...). Puis il y a eu vieillissement et la fin de cette engouement. Les premiers signes étaient la colorisation des Pratt par exemple( qui étaient d’ailleurs réussis ), les re-sorties en couleur du Schninkel etc... Quand les mangas débarquent, le noir&blanc s’impose sans souci. Il faut se méfier de l’impression fausse d’une école qui chasserait l’autre . Les années 90 ont par exemple été le moment de la montée en puissance des mangas mis en même temps de Van Hamme, de Zep... les mêmes gamins peuvent lire Naruto et apprécier kid Paddle. La remarque selon laquelle l’école n&b classique se caractérise par la "rapidité" d’exécution est incomplète. Là encore, c’est l’exception franco-française (qui a duré une quinzaine d’années pas plus) qui donne l’impression que les auteurs produisent beaucoup trop vite. Le monde entier a toujours fonctionné dans cette urgence. Le rythme "infernal" du strip quotidien, les cadences terribles du comic book hebdo ou mensuel, c’est le lot de pratiquement tous les auteurs professionnels dans le monde depuis que la bande dessinée existe. Le statut d’auteur qui va à son rythme est un fantasme( voyez la production de Tardi ou Hermann en 30 ans). la différence essentielle (en Italie en tout cas) c’est le studio. Comme aux Etats-Unis, comme pour l’empire Disney, on se colle à un univers puis on en sort pour aller ponctuellement dans un autre univers (passant du crayonné à l’encrage par exemple). C’est culturel et géographique ; il suffit de voir l’immense différence du statut d’auteur en Belgique dès lors qu’on habite au nord ou au sud du pays. L’école flamande( voir l’article sur le festival de Middelkerke) ce sont des studios depuis très très longtemps. Avec des collections comportant 300 titres sortant à un rythme bimestriel .

                    Les écoles et autres "castes" ne sont qu’inventions théoriques. Ce qui est frappant (et touchant) c’est de voir le passage des uns dans un genre pour aller vers d’autres horizons ;Buzzelli ou Renaud qui ont produit chez Artima puis qui passent à un autre statut en changeant d’éditeur. C’est ça aussi être professionnel.

                    Pour compléter cette petite étude comparative sans prétention, je dirais que la bande dessinée elle-même jouit d’ un statut bien différent d’un pays à l’autre. C’est un fait très peu connu et pourtant une évidence. La bande dessinée ( appelée 9è art par une minuscule partie du monde) ne s’appelle pas bande dessinée partout( perso j’ai retrouvé l’appellation au Portugal, la banda desenhada). Ce n’est pas anecdotique du tout. La peinture s’appelle la peinture partout dans le monde, idem pour la sculpture, la musique, le cinéma... En bande dessinée , il y a dans chaque culture une appellation différente. C’est un fait sémantique qui prouve que le phénomène est vécu de manière très différente dans l’humeur populaire. Le tebeo en Espagne, les fumetti en Italie...c’est toute une vision intellectuelle et même morale. On insiste sur l’importance du dessin en France-Belgique. Dans le nom déjà. Alors que l’Italie insiste sur la petite bulle de fumée, le Japon sur l’image dérisoire...

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    • Répondu par Francois Boudet le 19 juillet 2011 à  00:59 :

      Je ne l’ai pas précisé, mais José Ortiz est espagnol bien sûr. Merci de vos commentaires avisés.
      Fut un temps (à l’époque des Cahiers de la BD notamment...), on parlait aussi de "BD européenne" (englobant l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, etc.)... Maintenant on en est revenu à parler presque uniquement de "BD franco-belge" (ou belgo-française) quand on parle de bandes dessinées de chez nous... Je trouve cela un peu dommage en effet ; on oublie un peu vite qu’il y a encore des auteurs et des créations en Italie, en Espagne, etc...

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      • Répondu par Sergio Salma le 19 juillet 2011 à  12:44 :

        Le plus intéressant pour connaître ce qui se passe dans la bande dessinée européenne est d’aller séjourner dans chacun des pays. Il y a une production indigène plus ou moins importante dans chacun de ces pays mais pas sous la forme que nous connaissons en France et Belgique ( qui sont d’ailleurs l’exception ). Il s’agit de la presse. Le comic book fonctionne en Italie depuis des décennies ( avec pas mal de dessinateurs espagnols d’ailleurs) . Il y a des revues satiriques espagnoles avec des auteurs très forts. Mais tous ces auteurs, suédois, anglais, allemands, italiens, turcs etc...ne sont pas traduits et donc pour le marché francophone n’existent pas. Le marché de l’album en France Belgique ( en plein plongeon) a d’ailleurs attiré pas mal d’Italiens ou d’Espagnols, Gimenez, Giardino, De La Fuente, E. Breccia ...), quelques Allemands puisqu’il met en avant un statut "d’auteur" . En Italie la très grande majorité des auteurs travaille dans des studios pour des personnages (Tex , Dylan Dog etc...) . La partie Disney est aussi très importante mais donc relativement restrictive et frustrante (j’imagine) . La France et la Belgique ayant depuis toujours une propension à privilégier l’auteur plutôt que le personnage ou l’univers ( phénomène en mutation depuis le décès des pionniers) ; en résumé, on a décidé qu’un auteur n’existe que s’il existe en album. Je pense que ça correspond à une très ancienne et respectable vision du statut d’auteur( remontant aux origines d’ailleurs de l’édition et de la presse) mais qu’il est vraiment propre au marché francophone. Un exemple -type , Schulz et les peanuts n’a eu qu’un succès relatif en album comparé aux revenus générés par la diffusion presse mondiale. Des auteurs peuvent donc avoir une vie très confortable de par le monde et parfois un talent incroyable sans pour autant être connu par les amateurs de BD en France et en Belgique.

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      • Répondu par la plume occulte le 20 juillet 2011 à  01:16 :

        C’est même encore plus grave.Quand il s’agit de donner des prix,on a comme l’impression que la BD belge(oui effectivement ,la BD d’ici a été plus souvent belgo-française qu’à son tour)n’existe plus.On a inventé un concept révolutionnaire/novateur/top tendance:la BD parisiano-parisienne !!

        Alors ouste les faiseurs de province.....

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        • Répondu par Oncle Francois le 20 juillet 2011 à  23:34 :

          Bien d’accord avec votre ressenti de l’exclusion belge des Prix, Fesse-tivals et autres Con-ventions de la BD organisées sur le territoire français.

          Ceci dit, et si vous le permettez, je préfère le qualificatif "bobo-parisianiste" à "parisiano-parisienne". Cela me semble plus clair et plus vrai. Je n’ai rien contre les parisiens (et parisiennes !!) qui sont dans certains cas de braves gens, écrasés sous le poids du prix exhorbitant des loyers, de la pollution et de la délinquance. Ce que je réprouve, c’est surtout l’absence totale de mémoire ou de culture que sous-entendent les listes d’albums nominés par des jurys à tendance moderniste, branchée et snobinarde. Ces gens-là tentent d’ériger en culturellement correct leur propre préférence, très récente. Et ils cherchent à nous imposer en lecture des livres récents mal torchés ou mal écrits, parfois mal édités... Quand je veux passer un bon moment de lecture, je me fous de savoir si la BD a été faite il y 20 , 30 ou 50 ans (et si elle sent un peu le moisi, et s’il y a des traces de champignons ou de moisissures dessus, si c’est une EO !!). Ce qui compte, c’est le plaisir de lecture primal qu’elle m’a apporté, par le soin et le talent de l’auteur impliqué. Bien sûr, si la BD est constamment rééditée depuis, cela veut dire qu’elle continue à plaire et qu’elle est donc devenue un classique. A ce titre, il conviendrait donc effectivement que des rééditions luxueuses de Blasco,Ibanez, Jacovitti, Bottaro, Ortiz et bien d’autres soient proposées. Ces auteurs ont marqué le XXème siècle de leur talent, même s’ils n’y ont pas obtenu la reconnaissance méritée. Ces albums ne couteraient pas grand chose à leurs éditeurs (planches déjà finies, pas de couteux droits d’auteur), alors qu’attendez-vous ?

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  • TEX - Le Trésor de la mine - Par Nizzi et Ortiz - Clair de Lune
    20 juillet 2011 10:36, par criticaquatique

    Le problème des TEX de chez Clair de Lune, c’est que c’est un bordel innommable. http://www.bedetheque.com/serie-5660-BD-Tex.html Je les achète régulièrement (les cartonnés en librairie, et les souples en solderie). Une fois, c’est en souple, petit format, papier cigarette et mauvaise impression et reliure en collé, parfois avec jaquette fragile, parfois sans jaquette, une autre fois, c’est en cartonné (et là c’est nickel : papier super et épais, reliure en cahiers cousus, grand format ...) avec une numérotation bordelique (un 22 puis un 18 puis un 540-541 ...). Un foutoire. Et que ce soit en grand format ou en petit, ça passe de la collection ENCRE à MAXI à SPECIAL ou je ne sais quoi encore. Au lieu de se calquer sur ce qu’a pu faire Sergio Bonelli au fil des aventures éditoriale et des caprices du marché, Leoni qui partait à zéro aurait dû créer une collection claire et nette et facile à suivre et d’un même niveau de qualité, au lieu de passer d’un format souple miteux (à 16 euros environ donc très cher) à un luxueux format cartonné (pas hors de prix vue la qualité) dont je suis avide. En faisant, ça, Clair de Lune fait des erreur monumentales qui montrent qu’il ne sait pas trop ce qu’il édite. Par exemple, au lieu d’éditer certains titres au format cartonné, il aurait pu (peut-être le fera-t-il, sous un éclair de lucidité et de goût retrouvé ?) éditer des chefs d’oeuvres massacrés par une édition en souple. Par exemple : le prophète Hualpaï d’un des plus grands dessinateurs du monde : Corrado Mastantuono http://www.bedetheque.com/album-83967-BD-Le-prophete-hualpai.html Mais après avoir édité "Les mecs", "I AM" ... on peut douter du goût artistique du patron de Clair de Lune. Et c’est bien dommage car TEX, c’est de la bonne, de la très bonne ancienne BD populaire.

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    • Répondu par Ozanam le 20 juillet 2011 à  14:19 :

      Voilà une réaction qui a le bon goût de m’énerver.
      Je passe sur les attaques sur Claire de Lune que je ne connais pas et qui me semblent tout de même un peu faciles (que l’éditeur qui n’a pas édité une sombre merde me contredise). En fait le truc, c’est qu’en Italie, le format retenu n’est pas celui que vous affectionnez. Donc quand on publie en grand (le format cartonné) on dénature l’oeuvre originale, pensée pour un autre format (s’il existe plusieurs formats, le prestige vient pratiquement toujours après une version "normale"). C’est comme le comics dans les années 80 chez Zenda. ça fait sans doute plaisir aux lecteurs franco-belge mais ça enlève tout le sens qu’a bien voulu y mettre son auteur (la réduction apporte des choses à la lecture). Quant à la numérotation, ça reprend l’originale aussi. Certes, une page intérieure reprenant la liste originale des titres avec ceux édités en français serait la bienvenue... Mais pourquoi mentir aux lecteurs ?
      Bref, je préfère rester dans la philosophie des "Fumetti" (les 16€ sont effectivement un peu cher mais il s’agit de très gros volumes ! la plupart sont à 13-14€). Je trouve ça dommage qu’un éditeur (peu importe qui) soit obligé de changer le format et/ou la pagination (comme a pu le faire Erko sur le même titre) pour rentrer dans le moule "à la franco-belge".Après si vous voulez des albums grand format et tutti, il reste les tirages de luxe...

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      • Répondu par FB le 20 juillet 2011 à  19:28 :

        Attention, certains titres de Tex en Italie sont édités en grand format. C’est le cas, je crois, pour ceux édités à cette taille par Clair de Lune.

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        • Répondu par Ozanam le 21 juillet 2011 à  09:17 :

          Tout à fait. Certain... mais pas tous. Du coup, pour certains artistes, les planches sont au format 1:1 (pas de réduction)... voir même un peu plus grand.

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          • Répondu par piscinolympix le 22 juillet 2011 à  11:59 :

            Visiblement, M. Ozanam, vous ne connaissez pas l’album de Corrado Mastantuono dont parle criticaquatique. C’est un fleuron de la BD par un maître de la BD, conçu pour être édité en grand format. Chaque case est un chef d’oeuvre et les grandes scènes fourmillent de détails. Tout ça a été détruit par clair de lune. Tout comme son Nick Raider. Vous ne connaissez pas non plus les TEX italiens car quelques uns ont été édités en grand format. Par exemple : le mythique TEX de RAVIOLA alias MAGNUS dont on se demande si on aura un jour la chance de le voir publié en France. Un grand cartonné chez CDL avec la qualité actuelle, ça serait super. Bref ... avant de réagir, renseignez-vous et ouvrez les livres, M. Ozanam. Je n’avais d’ailleurs pas acheté votre premier album chez KSTR, même pas en solde, car publié sur du papier mat de piètre qualité alors que je bavais sur les prépublication sur CFSL. Un désastre, tout comme les tirages de Villebrequin de Obion. Mais ceci est une autre histoire ...
            Il y a d’ailelurs des éditeurs qui publient en petit format sur du beau papier qui ne boit pas les noirs et qui n’est pas transparent, avec une bonne reliure, ... C’est pas le cas ici. Un petit format mais de qualité, ça m’aurait convenu, à la limite. SEMIC avait commencé à éditer ces TEX en grand format, d’ailleurs. Quant aux tirages de luxe dont vous parlez, faites m’en part car ni moi ni mes collègues fans de TEX (forum pimpf etc) ni mes amis italiens ne les connaissent alors vous devez avoir le seul et unique exemplaire. Chance !

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            • Répondu par Ozanam le 23 juillet 2011 à  01:14 :

              Chouette, une attaque directe !
              Alors mon chouchou d’amour de te pogne derrière ton écran, voilà t’y pas que je te réponds (oui, je sais je suis trop bon). Donc comme d’habitude, pour insulter, il vaut mieux avoir le courage d’un Tex et de dire son véritable nom (c’est vrai ça, combien de types adorent lire des héros mais n’osent même pas avoir le courage de se montrer un peu quand il s’agit d’insulter).
              pour ta gouverne, mon chouchou chéri, j’ai comme tout à chacun la possibilité d’être un admirateur, que dis-je un collectionneur, de la BD au sens large. Même si je suis un piètre auteur (mais ça je le développe par la suite, si tu veux bien chou chéri). Donc, j’ai pas de leçon à recevoir de toi. Et ça serait super que tu saches lire. j’ai dit qu’il y avait bien de grand format mais que dans bien des cas, le format d’origine étant petit, l’idéal serait de resté petit. Comme un album pensé pour être en très grand, doit rester en très grand. C’est une truc simple, non ? Semic, dont tu ventes les mérites avaient si bien imprimé les Tex que l’album de Bernet s’était retrouvé avec plusieurs fois le même cahier à l’intérieur... Mais comme c’est du grand format, ça doit te plaire...
              Quant au mythique album de Magnus... Bah, on s’en fout dans notre discussion puisqu’il n’est pas édité par Claire de lune.
              Pour terminer avec ma connaissance du marché italien, sache mon petit bonhomme en sucre que ce milieu est très petit. J’ai l’honneur de bosser avec plusieurs auteurs italiens... qui me font des cadeaux. Et devine un peu ce qu’on s’offre entre nous ? Je sais, je sais. Mais fis pas ta jalouse.
              enfin, je m’attaque à te répondre sur la qualité de mes publications... ha ha ! sais-tu la joie que tu me fais quand tu dis ne pas avoir acheté (et donc j’espère bien pas lu non plus) l’un de mes albums ? Non, sans blague, ça me fait tout chaud partout. D’abord parce j’aime à penser que mes lecteurs sont des gens biens. des mecs (et des nanas) francs. des gens droits qui réfléchissent un peu avant d’insulter. donc surtout ne va pas retenter de feuilleter un de mes ouvrages. C’est pas pour toi ! C’est pour les autres. J’aime tellement mes lecteurs. ceux que j’ai ici, et ceux que j’ai en Italie... ou mon prochain bouquin sortira avant même la France... Chez un éditeur italien... parce que bizarrement, je me sens assez proche de leur production (ah non, ça doit pas être pour ça puisque d’après toi, bibi d’amour, je n’y connais couic).
              Bon allez, c’est pas tout ça, mais j’ai encore un tirage de tête pirate à mettre sur Ebay...
              la prochaine fois, si tu me dis ton petit nom et qu’on se croise dans un festival, je te ferai un gros poutou.
              Dors bien mon nounours tout rose.
              ton tien.
              A

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