TRIBUNE LIBRE À THOMAS BERNARD : Encore rien pigé aujourd’hui #1

2 avril 2020 0 commentaire
  • Chroniqueur au chômage technique, je vous livrerai aussi régulièrement que possible des poèmes bricolés à partir de bandes dessinées piochées dans ma bibliothèque.

Sorties décalées aux calandres grecques, service de presse à l’abandon, poste en berne et librairies bouclées jusqu’à nouvel ordre, il fallait bien que je trouve le moyen de noircir du fichier word pour ActuaBD.

Alors pour palier à mes impulsions scribomaniaques tout en évitant scrupuleusement de rattraper mon retard sur mes dernières chroniques promises à la rédaction, voici une série de textes inspirée par l’oeuvre de Jean-Pierre Verheggen (écrivain et poète belge, auteur de l’excellent « Le Degré Zorro de l’Écriture ») : BILL A LES BOULES.

Comme vous pouvez vous en douter, mon protocole est assez simple : je collecte quotidiennement dans tous les albums de Boule & Bill à ma disposition les phylactères où le vieux cocker à vraiment les « boules », expression populaire qui selon le site www.languefrancaise.net signifie ; « Se sentir mal, ne pas être content, être dépité ; éprouver du ressentiment, éprouver de la colère, agacer, énerver ; être ému ; émouvoir ; faire peur, rendre anxieux » et a pour synonyme ; « peur, avoir peur, craindre, triste, déprimé, déprimer, démoraliser ».

Hommage au talent de Roba et célébration toute personnelle des 60 ans du petit rouquin et de son clebs à poil long, cet exercice de littérature sous contraintes me tourneboule depuis un bail et j’espère qu’aujourd’hui, il m’évitera de finir débile.

TRIBUNE LIBRE À THOMAS BERNARD : Encore rien pigé aujourd'hui #1

BILL A LES BOULES, N°4 :

Boah ! J’aurai dû m’en douter que c’était de la blague le coup du hold-up dans l’obscurité ! On se fait tout de même pincer ! (page 4) ; Mais !… C’est bizarre… J’ai comme qui dirait un peu froid dans le cou ! Ciel ! Mon collier ! Jamais je n’ai été dans une situation aussi gênante !… Je me sens nu comme un ver, moi, sans mon collier ! Halàlalààà… Et jamais je n’oserai traverser la ville comme ça… À moins que… Oui !… Là ! … À la devanture de l’épicerie ! (page7) ; Grr ! (page 8) ; Comparé à ça, un caillou c’est de la guimauve ! Kai ! Ça y’est j’ai une dent qui ballotte ! Ah ! Oui ? Hé ben, je trouve ça honteux ! Grrr ! (page 12) ; Brrr !… Ces histoires de chasse aux fauves, ça me donne toujours la frousse surtout quand c’est moi qui fait le fauve ! Kaiii ! Kaïaiii ! Kaiiiiii ! (page 15) ; Wou !! Waouuu ! (page 27) ; Bouwouu ! Bwouubouuu ! (page 29) ; Waaah ! Noisette ! Noisette ! Mais c’est que je en danger, moi ! (page 30) ; Waaiii C’est pas vrai !… C’est pas moi !… C’est pas vrai !… C’est pas moi !… C’est pas vrai !… C’est pas moi !… (page 31) ; Non ! C’est pas possible !?! Il n’oserait pas faire ça ?!? Si !… Il a osé ! (page 32) ; Ah je vous jure !… être un chien dans une maison c’est pas une sinécure ! (page 37) ; Voulez vous que je vous dise ?… Je déteste … Mais alors je déteste les danses tyroliennes (page 41) ; Waouuu ! (page 42) ; C’est insupportable ! (page 43) ; Non d’un homme ! J’espère ne pas être en retard ! (page 46) ; Oh, zut !… Le ballon ! (page 48) ; Il ne devait pas m’insulter sans raison ! (page 49) ; Hé mais elle ne l’a même pas remarqué (page 53) ; Encore lui ! (page 60) ; Snif ! (page 61)

60 gags de Boule & Bill, n°4 - par Jean Roba (1967), éditions DUPUIS

(par Thomas BERNARD)

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Retrouvez toutes les aventures de Boule et Bill sur le site des éditions DUPUIS > https://www.dupuis.com/seriebd/boule-et-bill/16

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