Tales of Wedding Rings T1 - Par Maybe - Kana

13 mars 2017 0 commentaire
  • Alors qu'il rumine le fait de ne pas être parvenu à déclarer sa flamme à Hime, qui doit déménager, Satô se précipite finalement vers l'élue de son cœur... mais aussi vers des ennuis en pagaille, car la belle l'embarque dans un univers parallèle. Une romance dans un monde de fantasy mais dont on craint qu'elle sombre rapidement dans schémas usés.
Tales of Wedding Rings T1 - Par Maybe - Kana
Adieux devant un portail dimensionnel
© Maybe

Satô et Hime se tournent autour depuis qu’ils sont tout petits. Pour leurs amis, aucun doute : ces deux là sont en couple, ou tout comme. Seuls eux semblent ignorer l’évidence, aucun des deux n’ayant pour l’heure accompli le premier pas pour entériner la chose. À l’occasion des vacances d’été Satô décide d’enfin déclarer ses sentiments mais avant qu’il n’ait pu le faire, Hime lui annonce qu’elle déménage le lendemain. Voulant lui faire ses adieux correctement, notre héros retourne voir sa belle, en train de franchir un portail, portail qu’il franchit à son tour.

Une cérémonie de mariage interrompue
© Maybe

Et le voilà conduit dans un univers médiéval fantastique, en pleine cérémonie de mariage. Et comme si cela ne suffisait pas, une créature démoniaque s’invite à la fête et débute un carnage. Hime, la promise du mariage, choisit finalement Satô pour époux, son baiser octroyant à notre héros le pouvoir de terrasser le monstre. Mais la bataille s’annonce d’une bien plus ample envergure...

On le voit : ce titre débute sur les chapeaux de roue, mêlant romance, aventure, et fantasy. Le début s’avère réellement emballant, du fait de personnages certes stéréotypés mais bien campés et plutôt attachants. Malgré des situations qu’on peut avoir l’impression d’avoir vues à de nombreuses reprises, le déplacement de la romance scolaire dans un cadre merveilleux, à base de chevaliers et de princesses, se révèle, paradoxalement, plutôt rafraichissant.

Une entame couleur pour le moins aguicheuse
© Maybe
Unis par les liens du mariage, un baiser d’amour... et deux anneaux magiques !
© Maybe

On trouve à l’origine de Tales of Wedding Rings un duo d’auteurs, signant sous un pseudonyme unique : Maybe. Un tandem qui nous avait plutôt séduit sur sa précédente série, Dusk Maiden of Amnesia, par une maîtrise du teasing, entendu ici à tous les sens du terme. Un art consommé, si l’on veut, à la fois du mystère entretenu, du suspense ménagé et des personnages féminins aussi séduisants qu’envoûtants, aussi intrigants qu’évanescents.

Mais la trame réelle de l’intrigue révèle rapidement sa vraie nature à la fin du volume et dévoile le titre pour ce qu’il est : un shonen harem, au sens strict du terme. Si l’on désigne ainsi généralement les séries dans lesquelles un héros masculin de trouve entouré par une cohorte de jeunes filles avec lesquelles il va successivement flirter, ici le harem est à entendre au sens propre et non figuré.

Le pouvoir de l’amour !!
© Maybe

En effet, après son mariage avec Hime, Satô se trouve "contraint" de séduire et épouser quatre autres princesses, chacune détentrice d’un anneau de pouvoir. La combinaison des cinq anneaux - les fameux "weddin rings" du titre, donc - constituant la condition sine quo non pour triompher des forces obscures. Voilà donc la quête posée : la conquête amoureuse des différentes princesses, tout en ménageant la susceptibilité d’Hime.

À vrai dire, il y a quelque chose d’amusant à assumer aussi directement la nature de ce type récit, classique d’entre les classiques du shonen, et les amateurs du genre apprécieront sans doute. On craint quand même pour la suite qui menace d’user et d’abuser de clichés. Direction la princesse Elfe pour en avoir le cœur net, lever les doutes ou nous rassurer un peu.

Passages ecchi au sein de la structure harem
© Maybe

(par Aurélien Pigeat)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Tales of Wedding Rings T1. Par Maybe. Traduction Tomei Ningen. Kana, collection "Dark Kana". Sortie le 3 février 2017. 182 pages. 5,95 euros

Découvrir la chronique du précédent titre de Maybe, Dusk Maiden of Amnesia

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